Il n’y a pas le feu au lac !

Il n'y a pas le feu au lac Les Dédexpressions

Définition :

On n’est pas pressés.
Il n’y a aucune urgence.
Ça peut attendre.

Origine :

L’expression d’origine, qui date du XXe siècle, est tout simplement « il n’y a pas le feu » ou, en raccourci, « y’a pas l’feu ».
Son message est très clair : s’il n’y a pas le feu, il n’y a aucune raison de se presser (sous-entendu : pour aller l’éteindre).

Si quelques facétieux ont jugé utile de rajouter « au lac », c’est par moquerie de la proverbiale lenteur de nos amis Suisses qui sont supposés avoir du mal à se dépêcher : « y’a l’feu ou bien ? Bon alors si y’a pas l’feu, on n’a vraiment pas besoin de s’presser » (à prononcer avec l’accent traînant et chantant suisse, bien sûr).

Pourquoi « au lac » ? Eh bien simplement parce que le Léman est un des symboles de la Suisse et que l’ajout de l’absurdité d’un lac qui prendrait feu ne fait que rajouter un cran dans la moquerie. Mais on trouve aussi « dans les montres » ou même « au robinet ».

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « There’s no fire on the lake! »

Equivalent : « Where’s the fire? » (Etats-Unis) or « There’s no panic » (Angleterre)

Souffler le chaud et le froid

Définition :

Dire tout et son contraire.

Origine :

Cette expression apparaîtrait pour la première fois dans l’une des fables d’Ésope, un écrivain phrygien du VIIe siècle avant Jésus-Christ. Elle est réutilisée des siècles plus tard par Jean de la Fontaine en 1668 dans Le Satyre et le Passant. Son sens est resté le même jusqu’à nos jours.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To blow the hot and the cold »

Equivalent : « To blow/blowing hot and cold »

Quiz : Les Dédexpressions rendent hommage à Karl Lagerfeld, sans oublier Choupette

Afin de rendre hommage au grand couturier Karl Lagerfeld, Les Dédexpressions vous proposent un quiz autour des expressions liées à la mode mais aussi aux chats, pour ne pas oublier Choupette la petite féline de Karl.

Pour accéder au quiz, voir ci-dessous ou cliquer ici.

Quiz : Les Dédexpressions célèbrent la Saint-Valentin

Les Dédexpressions présentent leur premier quiz autour des expressions romantiques de la Saint-Valentin. Une série d’expressions imagées à deviner, et vous pouvez également vous envoyer une copie des résultats par email. A vous de jouer !

Pour accéder au quiz, voir ci-dessous ou cliquer ici.

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Le clou du spectacle

Définition :

Le moment le plus intéressant, le plus intense.
Ce qui retient l’attention.

Origine :

Il n’y a malheureusement pas de certitude sur l’origine de cette expression qui date de 1878.

L’interprétation la plus communément admise vient de cette pointe métallique que l’on plante dans un mur, qui sert donc à y fixer quelque chose (aussi bien que, au figuré, il fixe l’attention du spectateur), un objet suspendu qui, dans le lieu où il se trouve, va attirer l’attention tout comme le clou de l’exposition va provoquer un attroupement autour de lui.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : ‘The nail of the show’

Equivalent : ‘The high point of the show’ / ‘The climax’ / ‘The sensation’ / ‘The main point of the show’.

Le monde est petit

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Définition :

Se dit quand on croise par hasard quelqu’un que l’on connaît.

Origine :

Cette expression très usuelle dans le langage français fait référence au fait que l’on peut rencontrer une connaissance par hasard, dans un lieu souvent inattendu. Elle s’emploie depuis la fin du XIXe siècle.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « The world is small »

Equivalent : « It is a small world »

Se regarder en chiens de faïence

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Définition :

Se regarder avec hostilité, se dévisager avec méfiance.

Origine :

La faïence est une des plus ancienne techniques pour recouvrir les poteries. C’est une céramique faite à base d’argile et d’étain.
Ce mot, qui date du XVIe siècle, vient de Faenza, ville d’Italie à partir de laquelle la faïence s’est répandue en France.

À une époque où les gens se chauffaient encore au bois, il était d’usage d’orner la cheminée de babioles décoratives diverses.
Parmi ces décorations, on trouvait régulièrement des paires de chiens en faïence qui, posés l’un en face de l’autre, semblaient se regarder fixement (et pour cause !) avec animosité.

On comprend donc aisément la naissance d’une telle expression qui date de la fin du XVIIe siècle.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To look at each other as earthenware dogs »

Equivalent : « To look daggers at each other », « To stare at one another » (UK), « To glare at each other »

 

 

Les Dédexpressions sur Planet.fr !

Un grand MERCI à l’équipe du site planet.fr pour avoir publié début décembre un très beau diaporama sur Les Dédexpressions !

Expressions à l’honneur :

Se lever du pied gauche

Tailler une pipe

Avoir le feu au cul

Voir midi à sa porte

Tirer les vers du nez

Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué

Aller se faire cuire un oeuf

Avoir la dalle

Et merci à tous pour vos messages de félicitations et encouragements permanents ! Vous êtes en or ❤ !

Un moulin à paroles

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Expression « Un moulin à paroles »

Définition :

Une personne très bavarde.

Origine :

Il y a le moulin qui est nommé d’après ce qu’on y moud, comme le moulin à blé, le moulin à café ou le moulin à poivre ; mais il y a aussi celui que l’on nomme d’après ce qu’il produit comme le moulin à huile, par exemple.
Et notre moulin à paroles fait incontestablement partie de la deuxième catégorie, la personne bavarde produisant, par son bavardage incessant, une quantité intarissable de paroles.
Mais qu’y moud-t-on (sachant que ce ne sont pas des moutons) ?

Eh bien rien ! Le moulin à paroles produit inlassablement son bavardage, hélas, sans qu’on l’alimente de quoi que ce soit, sans même qu’il ait besoin d’être branché sur une prise de courant, ce qui rend d’autant plus difficile la localisation de l’interrupteur qu’on aimerait parfois trouver pour lui couper le sifflet.

Cette expression, avec son sens actuel, nous vient de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Le ‘moulin’ symbolise la mécanique qui tourne sans arrêt, entraînée par le vent ou l’eau.
Mais un siècle avant, elle existait déjà. En effet, elle a d’abord désigné la langue, cet organe qui s’agite constamment dans la bouche de celui qui ne sait pas se taire.
C’est par métonymie, que celui dont le moulin à paroles fonctionne sans discontinuer est devenu lui-même un moulin à paroles.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « A chatty windmill »

Equivalent : « A chatter box » / « To have verbal diarrhea » (Angleterre) or « A motormouth » (États-Unis)

Ce n’est pas ma tasse de thé

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Définition :

Ça ne me plaît pas, ça ne me convient pas.
Ce n’est pas mon activité préférée.

Origine :

Cette expression assez récente en France est la traduction littérale de la même expression en anglais (« it’s not my cup of tea »).

L’origine de cette expression anglaise semble perdue ; on ne sait plus pourquoi « cup of tea » s’est mis à désigner une chose, un sujet ou une personne.
Ce qu’on sait, c’est que la forme négative est apparue vers 1920, bien après la forme positive (« he is / it’s my cup of tea ») attestée à la fin du XIXe siècle pour désigner des choses ou des personnes qui plaisaient à la personne employant l’expression.

Source

Traduction en anglais :

Littérale et équivalente : « It’s not my cup of tea »