Trois francs six sous

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Définition :

Expression familière, se dit de quelque chose qui ne vaut pas grand chose.

Une toute petite somme d’argent.

Source

Origine : 

Rapidement trois francs six sous s’est mis à ne représenter que très peu d’argent. A la fin du 19ème siècle, cette somme représentait une journée de travail d’un ouvrier dans une usine de production ou à la mine. Douze heures de dur labeur pour gagner une si petite somme permettant certes d’acheter à manger mais guère plus.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « Three francs six sub »

Equivalent : « Cheap »

Chapeau bas !

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Définition :

Quelle remarquable performance !

Origine :

Cette expression tire son origine dans nos coutumes de politesses, qui invitent les hommes à se découvrir le chef en certaines occasions. Face à une performance notable, en guise de respect, on était ainsi prié de faire chapeau bas.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : “Hats low”

Equivalent : “Hats off”

 

 

Appeler un chat un chat

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Définition :

Appeler les choses par leur nom.
Être franc et direct.

Origine :

Au XVIIIe siècle, on nommait « chat » le sexe féminin en argot, plus précisément la toison pubienne, en jouant sur l’ambiguïté du terme qui désigne l’animal de compagnie. Ce fut le poète Nicolas Boileau qui utilisa le premier l’expression dans une satire dénonçant l’hypocrisie de la société.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : “To call a cat a cat”

Equivalent : “To call a spade a spade”

Au ras des pâquerettes

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Définition :

Sans intérêt, sans envergure.
Désolant.

Origine :

On sait que la hauteur ne qualifie pas seulement une altitude élevée comme celle de l’Everest, de l’avion qui vous transporte aux Bahamas ou de l’ornithorynque pendant sa migration annuelle depuis la Sibérie vers l’ile de Pâques.
En effet, au figuré, elle qualifie aussi des choses importantes, considérées comme de qualité. On parlera ainsi de hauteur morale, de hauteur de vues ou d’un humour de haute tenue, comme celui qu’on peut parfois trouver dans ces pages, par exemple.

C’est pourquoi, par opposition, lorsqu’on cherche à qualifier quelque chose sans intérêt, de peu d’envergure, ou de désolant, comme l’humour qu’on peut aussi trouver dans ces pages (il en faut pour tous les goûts), on va utiliser des images liées à des choses petites ou modestes.
Et justement, la pâquerette en est un excellent exemple. Outre qu’il s’agit d’une fleur simple et peu prisée pour la décoration d’un intérieur, elle est petite : même aux environs de Tchernobyl, personne n’a jamais vu de pâquerette de trois mètres de haut ! La nature (ou Dieu, pour certains), a créé cette plante dicotylédone, dont certaines variétés sont appelées des marguerites, de petite taille. Ce qui fait que quelque chose ou quelqu’un qui se situerait ou passerait au-dessus d’un champ à l’altitude des pâquerettes évoluerait très près du sol, faisant ainsi naître une métaphore pouvant s’appliquer, loin des hauteurs enthousiasmantes pour l’esprit, à des actes mesquins, des idées ou ambitions étriquées, entre autres.

Mais, me direz-vous à juste titre, il y a plein de choses petites qui auraient aussi mérité de figurer dans une telle métaphore.
Certes, mais il faut savoir qu’à l’origine, on trouvait « ras terre » au XVIe siècle, remplacé par « à ras de terre » au XVIIIe. Il n’est donc pas étonnant, même si le coquelicot ou la colchique auraient aussi pu faire l’affaire, qu’on se soit tourné vers une fleur omniprésente dans les champs, à ras de terre.
Notre expression est en concurrence avec d’autres formes comme « ça vole bas », par exemple, mais comme elles, on peut s’en servir pour désigner une argumentation de piètre qualité ou un comportement méprisable, entre autres.

D’une manière moins figurée, « à ras les pâquerettes », tout comme « en radada », se dit aussi pour les aviateurs ou pilotes d’aéronefs divers qui volent à très basse altitude.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « As close as daisies »

Equivalent : « Poppycock » (balivernes)

 

Trouver chaussure à son pied

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Définition :

Trouver ce dont on a besoin.
Rencontrer la personne qui convient.

Origine :

Cette locution apparaît au début du XVIIe siècle, mais avec un sens bien différent puisqu’elle voulait dire « trouver quelqu’un qui résiste », le ‘à’ signifiant ‘contre’, à l’époque, et l’image étant celle d’un pied chaussé appuyant contre le sien.

Son sens actuel est une métaphore basée sur quelque chose de parfaitement compréhensible : une chaussure de taille inadaptée peut très vite devenir extrêmement désagréable et douloureuse ; pour se chausser, mieux vaut donc trouver des souliers à la fois à la bonne taille et ayant une forme adaptée aux pieds qu’ils vont chausser.
De là la généralisation au fait de trouver quelque chose dont on a besoin (et donc qui convient).

Mais on ne peut pas faire l’impasse sur le singulier (on ne dit pas « trouver chaussures [adaptées] à ses pieds ») qui n’est pas si singulier que ça quand on comprend les sous-entendus sexuels que véhicule cette expression, ‘le’ pied et ‘la’ chaussure étant bien deux choses situées sous la ceinture et destinées à rentrer l’un dans l’autre.
Il en reste d’ailleurs le sens de la rencontre de la personne qui convient.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To find a shoe for one’s foot »

Equivalent : « To find the one » ou « To find what you’re looking for »

 

 

Être né avec une cuillère d’argent dans la bouche

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Définition : 

Être né riche / dans une famille riche.
Ne pas avoir de soucis pécuniaires à se faire pour son avenir, dès la naissance.

Origine : 

Cette expression, dont la date d’apparition en France n’est pas précise, est une traduction littérale de la version anglaise « born with a silver spoon in his mouth » dont la première attestation en Angleterre se trouverait dans une traduction de Don Quichotte de Cervantès parue en 1712.
Aux États-Unis, elle apparaît en 1780 dans un des volumes de l' »Adams Family Correspondence ».

Si les cuillères ont d’abord été en bois, elles ont ensuite été principalement fabriquées en étain. Mais, dans les familles riches, il était de tradition que le parrain offre à son filleul une cuillère en argent au moment de son baptême, ce métal étant bien sûr une matière beaucoup plus noble et chère que l’étain.
Cet objet était donc un symbole prouvant à la fois que le bébé était né dans une famille très aisée et qu’il n’aurait donc probablement pas de soucis financiers dans le futur.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To be born with a silver spoon in the mouth. »

Equivalent : « To be born with a silver spoon in the mouth. »

 

 

 

Péter un câble

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Définition :

(Version familière de « Péter un plomb »). S’énerver de manière subite.

Origine :

Lorsque les plombs surchauffent, suite à une trop forte intensité électrique, ils « pètent », et tombent en panne. L’expression illustre ainsi un énervement soudain, d’une intensité telle que la réaction est inattendue et disproportionnée.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To break a cable » or « To break a lead »

Equivalent : « To go off the rails »

Aller se faire cuire un oeuf

se faire cuire un oeuf

Définition :

Inciter quelqu’un à laisser tranquille.

Origine :

La cuisine était auparavant le domaine réservé de l’épouse. Le mari avait tendance à critiquer ; en pareil cas, l’épouse l’incitait à se faire cuire un oeuf, lui rappelant ainsi qu’il ne savait pas cuisiner. L’épouse obtenait donc la paix.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To go and cook oneself an egg. »

Equivalent : « Go to hell. »