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Vouloir le beurre, l’argent du beurre (et l’cul d’la crémière)

Définition de l’expression « Vouloir le beurre, l’argent du beurre (et l’cul d’la crémière) »

Tout vouloir, sans contrepartie, sans sacrifice. Vouloir gagner sur tous les plans.

Origine de l’expression

Cette expression date de la fin du 19e siècle et provient du commerce laitier. À l’époque, il fallait aux paysans plus d’une journée pour séparer la crème du lait. Il fallait ensuite la baratter – la battre – pour finalement obtenir du beurre frais. C’était un laborieux procédé (qui réclamait beaucoup d’huile de coude) !

Lors de la vente, il était impossible pour un paysan de vendre son beurre, d’empocher l’argent et de conserver le produit pour le vendre une seconde fois. 

Puis la provenance du beurre déterminait votre hiérarchie sociale. On ne servait pas n’importe quel beurre sur n’importe quelle table ! Fabriqué en Normandie et consommé frais, il était d’abord vu comme matière noble. Il s’est démocratisé plus tard, une fois le mécanisme de conservation inventé par Pasteur. 

La version avec la crémière – plus vulgaire – s’est popularisée pour insister sur le fait que l’on veut les avantages commerciaux et profiter, abuser des personnes avec qui l’on fait des affaires.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To want the butter and the butter’s money too. » (and the milk lady’s ass)

Equivalent : « To have one’s bread and eat it » (Avoir le pain de quelqu’un et le manger) « To have one’s cake and eat it, too » (Avoir son gâteau et le manger aussi), « To want to have your cake and eat it » (Vouloir ton gâteau et le manger)

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