Les bras m'en tombent !

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Les bras m’en tombent ! – Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Les bras m’en tombent ! »

Lorsque l’on emploie cette expression, c’est qu’on est ébahi, accablé, déconcerté. Elle peut vouloir exprimer un sentiment de grande stupéfaction, de surprise, d’étonnement ou de découragement. Cela peut aussi faire référence à une grande lassitude au vu d’une situation.

Origine de l’expression

Selon diverses sources, cette expression aurait paru pour la toute première fois en 1762 dans le Dictionnaire de l’Académie Française. Elle daterait donc de la fin du 18ème siècle environ. L’origine de l’expression « les bras m’en tombent » vient d’une situation où l’on serait en train de faire quelque chose, un évènement se produit et on est soudainement tellement surpris que l’on devient incapable de réagir sur le moment. Il nous est donc impossible de continuer ce que l’on était en train de faire par le choc de la nouvelle ou de la situation.

C’est justement cette impuissance momentanée qui est symbolisée par les bras qui tombent et rendent inaptes à la moindre action. On est scotché, sans savoir comment réagir, en quelques sortes.
Une autre façon de saisir la signification de cette expression correspondrait à la personne qui est tellement abasourdie ou atteinte par ce qui lui arrive ou ce qu’elle voit, qu’elle en perd toute volonté ou possibilité d’agir. Un peu comme lorsqu’on a les jambes en coton.

On est tous en lien avec des évènements qui nous dépassent, auxquels on ne s’attendait certainement pas mais qui se mettent sur notre route. Il nous faut pourtant vivre avec mais sur le moment on ne sait pas comment les gérer. Souvent ce n’est que temporaire mais il nous faut du temps pour les digérer et reprendre nos esprits.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « My arms are falling »

Equivalent : « I’m gobsmacked » (Je suis bouche bée), « My mouth was agape » (Ma bouche pendait), « One could have knocked me down with a father » (On aurait pu m’assommer avec une plume), « To be flabbergasted » (Terrifié à en devenir mou), « I was dumbstruck » (J’étais muet), « I’m speechless » (Je suis sans voix), « I can’t believe it! » (Je ne peux pas le croire !)

Rouler une pelle (ou rouler un patin)

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Rouler une pelle – Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Rouler une pelle »

Expression familière et argot, cela signifie s’embrasser avec la langue. Plus précisément, embrasser une personne sur la bouche en se servant de sa langue. Autrement dit, faire un baiser appuyé sur la bouche.

Origine de l’expression

Cette expression tire son origine du verbe peloter qui remplace patiner au 19ème siècle et qui signifiait caresser avec insistance. L’expression d’usage à l’époque était « rouler un pélot », dérivant de « peloter » qui, par déformation, donne rouler une pelle ou un palot. Si cette expression aujourd’hui peut aussi dire, « embrasser érotiquement », au 17ème siècle, le terme était employé par les joueurs de paume, l’ancêtre du tennis. En effet, avant les matchs, les joueurs « pelotaient en attendant partie », c’est-à-dire qu’ils s’échauffaient au travers de plusieurs échanges avant d’entrer dans le vif du jeu. Des sortes de « préliminaires » qui plus tard ont fini par donner au mot son sens actuel.

D’autres façons d’exprimer cette phrase seraient : rouler un patin, galocher, rouler une galoche. Si l’on regarde l’expression « Rouler un patin » de plus près, il semblerait que ce soit une déformation du mot patte qui désignait un chiffon, mais cette définition du terme n’était déjà plus d’usage au 19ème siècle. Autre possibilité, un substantif tiré du verbe « patiner » qui signifiait, en argot « caresser » son partenaire. Le mot « patin » pourrait aussi avoir permis à l’expression de durer avec l’essor des patins à roulettes, très en vogue il y a quelques décennies. Encore une autre explication, la « galoche » désigne une chaussure en argot. De nombreuses variantes existent, « pelle » en faisant partie et étant la plus fréquemment employée mais aussi « saucisse » ou « escalope ».

Quoi qu’il en soit, à vous de juger bon de rouler une pelle ou pas, sans pour autant risquer de vous prendre un râteau !

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To roll a spade »

Equivalent : « French kiss »

Avoir la main verte

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Avoir la main verte – Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Avoir la main verte »

Savoir entretenir les plantes, être en harmonie avec elles. Avoir un certain talent pour s’occuper de son jardin ou d’espaces verts.

Origine de l’expression

Selon le site Expressio, l’orgine de cette expression trouverait son sens dans la définition de la main, qui est un organe extrêmement utile.

C’est grâce à notre main, cet outil infiniment ingénieux que l’on réussit à entreprendre des travaux variés comme faire du crochet, placer des tuiles ou bien retourner une crêpe.
L’apparition de la locution « avoir la main » pour désigner quelqu’un qui est habile dans un domaine particulier ou dans le maniement de quelque chose, est donc assez logique, la ‘main’ se confondant alors avec la capacité à bien l’utiliser.

Egalement, et à juste titre, on dit « se faire la main » pour acquérir le savoir-faire nécessaire avant de devenir expert dans un domaine.Et quand le domaine nécessite de l’habileté et un rapport aux plantes qui sont en majeure partie vertes au printemps et en été, il était normal qu’une personne habile dans le jardinage et l’entretien de ce qui pousse en terre soit désignée par un « elle/il a la main verte ».

 

Cela veut dire avoir un don particulier pour faire grandir des plantes, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde. Parler aux plantes est tout un art (ce qui parfois peut paraître un tantinet fleur bleue), mais maîtriser l’arrosage aussi !

Traduction en anglais

Littérale : « To have a green hand »

Equivalent : « To have green fingers » (« Avoir les doigts verts ») ou « To have a green thumb » (« Avoir le pouce vert »)

Avoir la peur au ventre

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Avoir la peur au ventre – Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Avoir la peur au ventre »

Avoir peur ou très peur. Etre angoissé(e).

Ressentir une peur violente et qui dure.

Avoir l’estomac noué.

Origine de l’expression

L’expression « Avoir la peur au ventre » réfère à la sensation inconfortable de mal d’estomac que l’on peut ressentir lorsque l’on a peur de quelque chose. Ce dicton renvoie à une forte appréhension, puisque celle-ci se ressent même physiquement. La peur au ventre se révèle etre une grande peur, similaire à « avoir les boules » mais en plus fort.

Selon plusieurs sources, pour retracer les origines de cette expression française, il faudrait d’abord en expliquer les termes selon la langue de l’époque et dans ce cas définir la symbolique du ventre pour exprimer l’idée de peur.

Dans la partie « avoir la peur au ventre », le ventre correspond aux valeurs du cœur et à un support physiologique des émotions ou manifestations sentimentales, affectives et de ce fait le ventre ou l’estomac pourrait être plus perturbé dans son fonctionnement que le cœur.

Scientifiquement, les intestins jouent un rôle important dans la régulation de la peur. En effet, selon le site France-Diplomatie, les bactéries présentes dans le tube digestif (le microbiote intestinal) sont essentielles à la régulation des réactions du corps face à la peur et modifient le fonctionnement du cerveau.

La peur est une réponse naturelle et normale, un mécanisme de défense, qui permet à un individu de gérer une menace imminente dans son environnement.

Traduction en anglais

Littérale : « To have fear in your stomach »

Equivalent : « To have fear in your heart », « To have your guts churning »

Ne pas savoir sur quel pied danser

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Ne pas savoir sur quel pied danser – Les Dédexpressions

Voici la définition de l’expression « Ne pas savoir sur quel pied danser » par Les Dedexpressions.

Définition de l’expression « Ne pas savoir sur quel pied danser »

Hésiter. Ne pas savoir quoi faire.

Origine de l’expression

Lorsqu’on dit « Je ne sais pas sur quel pied danser », c’est qu’on hésite, on ne sait pas quoi faire ni comment réagir, on est embarrassé vis-à-vis de quelqu’un. De même, on ne sait pas quel comportement adopter, on est, en quelques sortes, décontenancé. Cette expression est liée à une situation de difficulté, de choix compliqué.

Selon différentes sources, cette expression aurait vu le jour vers la fin du 15ème siècle. A l’époque, on l’employait de cette façon « Ne pas savoir de quel pied danser », pour évoluer vers « Ne pas savoir sur quel pied danser », la formule utilisée de nos jours.

En danse, l’ordre des pas est aussi important que de partir du bon pied de départ dans l’enchaînement. Le fait qu’on ne sache pas sur « quel pied danser », reflète qu’on est perdu, qu’on éprouve un sentiment de doute.

Des expressions similaires existent pour exprimer la même chose, telles que « Ne pas savoir où donner de la tête », « Avoir les deux pieds dans le même sabot », ou bien « Ne pas savoir à quel saint se vouer ». Sans oublier l’expression familière (et légèrement vulgaire) « Avoir le cul entre deux chaises », qui met l’accent sur le sentiment de dilemme, d’hésitation.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « Not to know on which foot to dance »

Equivalent : « Not to know where to stand »

Se sentir pousser des ailes (Donner des ailes)

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Se sentir pousser des ailes ou Donner des ailes – Les Dédexpressions

Je vous invite à découvrir l’explication de l’expression « Se sentir pousser des ailes » ou « Donner des ailes » vue par Les Dédexpressions.

Définition de l’expression « Se sentir pousser des ailes » ou « Donner des ailes »

L’expression familière « Se sentir pousser des ailes » ou autrement dit  » Donner des ailes  » signifie être surmotivé(e) par une situation.

Prendre son autonomie. Avoir une soudaine envie d’entreprendre, avoir l’impression que tout va nous réussir.

Origine de l’expression

L’aile représente dans l’imaginaire, certains êtres surnaturels, comme Pégase, dotés de cet organe qui permet de voler. « Donner des ailes », c’est fournir la capacité à se surpasser, à être transcendé par une situation pour laquelle on se bat.

Source 1

Source 2

Traduction en anglais

Littérale : « To grow wings »

Equivalent : « To feel ten feet tall » / « To feel exhilarated »

Souffler le chaud et le froid

Définition :

Dire tout et son contraire.

Origine :

Cette expression apparaîtrait pour la première fois dans l’une des fables d’Ésope, un écrivain phrygien du VIIe siècle avant Jésus-Christ. Elle est réutilisée des siècles plus tard par Jean de la Fontaine en 1668 dans Le Satyre et le Passant. Son sens est resté le même jusqu’à nos jours.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To blow the hot and the cold »

Equivalent : « To blow/blowing hot and cold »

Se lever du pied gauche

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Définition :

Être de mauvaise humeur (dès le réveil).
Mal commencer une journée.

Origine :

Tout homme normal est droitier, c’est bien connu. Il est donc très maladroit (ou très gauche) de ses membres gauches.
Par conséquent, tout homme normal se lève de son lit en commençant par poser son pied droit par terre ; c’est d’une totale évidence, n’est-ce pas ?

Si, par malheur, il vient à poser d’abord son pied gauche à celui du lit, c’est que, par métaphore, la journée démarre très mal, ce qui, on le conçoit bien, peut mettre de fort mauvaise humeur.

Même si c’est un tantinet capillotracté, il ne faut pas chercher plus loin l’origine de cette expression.

Cela dit, on ne peut oublier quand même que ‘gauche’ se disait avant ‘senestre’, mot qui a la même origine que ‘sinistre’. Alors on ne peut s’empêcher de faire un lien, même s’il est ténu.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To wake-up from the left foot »

Equivalent : « To get out of the wrong side of the bed » or « To be off color »

Avoir les jambes en coton

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Définition :

Se sentir faible, ne plus avoir de force dans les jambes.

Origine :

Expression française du milieu du XIXème créée par Stendhal dans la Charteuse de parme. C’est tout simplement le signe d’un malaise, un état de fatigue passagère entraînant une baisse d’énergie et des jambes en coton ne peuvent soutenir quelqu’un.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To have legs made of cotton »

Equivalent : « To feel groggy »

Avoir des atomes crochus (avec quelqu’un)

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Définition : 

Avoir des affinités avec quelqu’un, une complicité, des points communs.

Origine :

Cette expression vient de traités de physique réalisés par des atomistes grecs de l’antiquité tels que Démocrite et Epicure entre 460 ans et 270 ans av. J-C. Ces scientifiques y déclaraient : « Enfin, les corps que nous voyons, durs et massifs, doivent leur cohésion à des atomes plus crochus, plus intimement liés et entrelacés en ramifications complexes ».

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To have hooked atoms »

Equivalent : « To hit it off with somebody »