Le ciel lui/nous tombe sur la tête

Définition :

Quand on est victime d’un gros souci, d’un problème important. Quand on a beaucoup de gros problèmes. Quand on reçoit un nouvelle inattendue et très surprenante.

Source

Origine :

Il s’agit d’une croyance religieuse : convaincus que la voûte céleste est soutenue par des colonnes, les Gaulois pensent que celle-ci s’effondrera la fin du monde venue. Car ces peuples sont très religieux. Ils vénèrent de nombreuses divinités, comme Taranis, le dieu du Ciel ou Teutatès, le dieu de la Guerre. Comme chaque peuple peut avoir ses propres divinités, le panthéon des dieux gaulois est immense.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « The sky is falling on her/him/it/us »

Equivalent : « The sky is falling around my ears » ou « The sky is falling ».

Il n’y a pas le feu au lac !

Il n'y a pas le feu au lac Les Dédexpressions

Définition :

On n’est pas pressés.
Il n’y a aucune urgence.
Ça peut attendre.

Origine :

L’expression d’origine, qui date du XXe siècle, est tout simplement « il n’y a pas le feu » ou, en raccourci, « y’a pas l’feu ».
Son message est très clair : s’il n’y a pas le feu, il n’y a aucune raison de se presser (sous-entendu : pour aller l’éteindre).

Si quelques facétieux ont jugé utile de rajouter « au lac », c’est par moquerie de la proverbiale lenteur de nos amis Suisses qui sont supposés avoir du mal à se dépêcher : « y’a l’feu ou bien ? Bon alors si y’a pas l’feu, on n’a vraiment pas besoin de s’presser » (à prononcer avec l’accent traînant et chantant suisse, bien sûr).

Pourquoi « au lac » ? Eh bien simplement parce que le Léman est un des symboles de la Suisse et que l’ajout de l’absurdité d’un lac qui prendrait feu ne fait que rajouter un cran dans la moquerie. Mais on trouve aussi « dans les montres » ou même « au robinet ».

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « There’s no fire on the lake! »

Equivalent : « Where’s the fire? » (Etats-Unis) or « There’s no panic » (Angleterre)

Souffler le chaud et le froid

Définition :

Dire tout et son contraire.

Origine :

Cette expression apparaîtrait pour la première fois dans l’une des fables d’Ésope, un écrivain phrygien du VIIe siècle avant Jésus-Christ. Elle est réutilisée des siècles plus tard par Jean de la Fontaine en 1668 dans Le Satyre et le Passant. Son sens est resté le même jusqu’à nos jours.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To blow the hot and the cold »

Equivalent : « To blow/blowing hot and cold »

Le monde est petit

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Définition :

Se dit quand on croise par hasard quelqu’un que l’on connaît.

Origine :

Cette expression très usuelle dans le langage français fait référence au fait que l’on peut rencontrer une connaissance par hasard, dans un lieu souvent inattendu. Elle s’emploie depuis la fin du XIXe siècle.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « The world is small »

Equivalent : « It is a small world »

Découvrir le pot aux roses / le poteau rose

Découvrir le pot aux roses

Définition :

Secret, mystère, réalité bien cachée.

Origine :

Cette expression remonte au XIIIe siècle.
Employée avec le verbe ‘découvrir’, elle est utilisée avec la même signification que découvrir le pot au XIVe et découvrir le pot pourri au XVe.

Mais si son utilisation ancienne est avérée, son origine est très discutée.

Pour certains, cela viendrait du pot contenant le rose dont les femmes se fardaient. Sa découverte levait le voile sur la ‘tromperie’ que représentait leur teint si agréable.

La plus probable des explications viendrait d’un mélange entre le couvercle du pot, récipient banal, qui une fois soulevé permettait d’en découvrir le contenu, et du complément aux roses pouvant évoquer une préparation rare voire secrète.
Sans oublier l’ajout éventuel de la valeur érotique de rose pour désigner la virginité, l’hymen.

Enfin, M. Rat imagine (sans aucune preuve pouvant l’étayer) que l’expression viendrait du vase de roses que laissaient les belles au bord de leur fenêtre afin que leur galant puisse y déposer un mot doux, sa découverte révélant leur relation.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To discover the roses pot »

Equivalent : « To let the cat out of the bag »

Toucher du bois

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Définition :

Conjurer le mauvais sort.

Origine :

La signification de cette expression est explicite : il ne s’agit là que d’un geste superstitieux, souvent accompagné de la parole « je touche du bois ! », tout aussi efficace que de « croiser les doigts » ou de se signer, selon les convictions ou les habitudes de chacun.
Ce geste est supposé empêcher que des bâtons viennent se mettre dans les roues des projets de celui qui y participe ou lui permettre d’exaucer ses voeux de santé, de gain au Loto…

Apparemment, cette superstition remonte à très loin, puisque les les Perses et les Egyptiens la pratiquaient déjà.
Pour les premiers, ce serait parce qu’ils pratiquaient le ‘mazdéisme’, religion dans laquelle le fait de toucher du bois permettait de se mettre sous la puissance protectrice d’Atar, le génie du feu.
Pour les seconds, ce serait parce qu’il pensaient que le bois diffusait une forme de magnétisme bénéfique.

Au Moyen Âge, les chrétiens disaient que l’habitude de toucher du bois venait de ce que le Christ avait été sacrifié sur une croix en bois : toucher du bois était donc une forme de supplication ou de prière qui permettait de se protéger de l’adversité.

Traduction en anglais :
Littérale : « To touch wood »
Equivalent : « To touch wood » (Angleterre), « To knock on wood » (Etats-Unis)

Au ras des pâquerettes

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Définition :

Sans intérêt, sans envergure.
Désolant.

Origine :

On sait que la hauteur ne qualifie pas seulement une altitude élevée comme celle de l’Everest, de l’avion qui vous transporte aux Bahamas ou de l’ornithorynque pendant sa migration annuelle depuis la Sibérie vers l’ile de Pâques.
En effet, au figuré, elle qualifie aussi des choses importantes, considérées comme de qualité. On parlera ainsi de hauteur morale, de hauteur de vues ou d’un humour de haute tenue, comme celui qu’on peut parfois trouver dans ces pages, par exemple.

C’est pourquoi, par opposition, lorsqu’on cherche à qualifier quelque chose sans intérêt, de peu d’envergure, ou de désolant, comme l’humour qu’on peut aussi trouver dans ces pages (il en faut pour tous les goûts), on va utiliser des images liées à des choses petites ou modestes.
Et justement, la pâquerette en est un excellent exemple. Outre qu’il s’agit d’une fleur simple et peu prisée pour la décoration d’un intérieur, elle est petite : même aux environs de Tchernobyl, personne n’a jamais vu de pâquerette de trois mètres de haut ! La nature (ou Dieu, pour certains), a créé cette plante dicotylédone, dont certaines variétés sont appelées des marguerites, de petite taille. Ce qui fait que quelque chose ou quelqu’un qui se situerait ou passerait au-dessus d’un champ à l’altitude des pâquerettes évoluerait très près du sol, faisant ainsi naître une métaphore pouvant s’appliquer, loin des hauteurs enthousiasmantes pour l’esprit, à des actes mesquins, des idées ou ambitions étriquées, entre autres.

Mais, me direz-vous à juste titre, il y a plein de choses petites qui auraient aussi mérité de figurer dans une telle métaphore.
Certes, mais il faut savoir qu’à l’origine, on trouvait « ras terre » au XVIe siècle, remplacé par « à ras de terre » au XVIIIe. Il n’est donc pas étonnant, même si le coquelicot ou la colchique auraient aussi pu faire l’affaire, qu’on se soit tourné vers une fleur omniprésente dans les champs, à ras de terre.
Notre expression est en concurrence avec d’autres formes comme « ça vole bas », par exemple, mais comme elles, on peut s’en servir pour désigner une argumentation de piètre qualité ou un comportement méprisable, entre autres.

D’une manière moins figurée, « à ras les pâquerettes », tout comme « en radada », se dit aussi pour les aviateurs ou pilotes d’aéronefs divers qui volent à très basse altitude.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « As close as daisies »

Equivalent : « Poppycock » (balivernes)

 

Parler de la pluie et du beau temps

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Définition :

Parler de banalités.

Origine :

Expression familière qui s’emploie pour exprimer le fait que l’on parle de choses sans grand intérêt avec son interlocuteur. Lorsqu’on rencontre quelqu’un dans la rue ou lorsqu’on ne trouve pas de sujet de conversation intéressant, on se met alors à parler de la météo pour éviter les silences.

Source

Traduction en anglais : 

  • Littérale : « To talk about rain and nice weather »
  • Equivalent : « To make small talk »

 

Jeter la pierre

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Définition :

Etre le premier à accuser une personne.

Origine :

Cette expression remonte à la nuit des temps. Elle fait allusion à l’Evangile et à la « première pierre » jetée sur la femme adultère. En effet à cette époque, la religion punissait de lapidation ceux et celles qui commettaient certains pêchés (dont l’adultère). Les premières pierres étaient jetées par les témoins du crime et les suivants continuaient à lapider le fautif jusqu’à ce que mort s’en suive. Une variante est apparue au milieu du XVe siècle où l’on disait « jeter des pierres dans le jardin des voisins » pour les accuser de quelque chose.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To throw stones »

Equivalent : « To blame »