Se mettre sur son 31

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Se mettre sur son 31 | Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Se mettre sur son 31 »

Quand on se met sur son trente-et-un, on met ses plus beaux habits pour un évènement important. On veut faire une belle impression.

Origine de l’expression

Alors que la première partie de cette expression peut facilement s’expliquer (« mettre sur soi » = « s’habiller »), l’origine de l’expression et du chiffre « 31 » reste, pour beaucoup d’auteurs de livres et de littéraires, mystérieuse.

Différentes interprétations existent, depuis la déformation du mot ‘trentain‘ qui désignait un tissu de qualité supérieure. À l’époque, avoir un vêtement fait dans ce tissu était un luxe, et par conséquent un vêtement réservé aux jours de fête. Cependant les dates d’usage de ce mot jusqu’au 15ème siècle et d’apparition officielle de l’expression au 19ème siècle ne concordent pas.

Une autre explication mettrait en avant un numéro oublié d’un uniforme militaire de cérémonie, ou une réduction inexpliquée de trente-six comme on dit aussi se mettre sur son trente-six.

Une troisième variante viendrait de Prusse, avec le 31 du mois qui représentait pour les militaires un jour doré car ils se voyaient verser une prime pour finir le mois, le « supplément d’entretien ». Le 31 n’apparaissant que 7 fois dans l’année, il était célébré ! Alors on organisait des visites dans les casernes où les soldats devaient se présenter sous leur plus beau jour et pouvaient éventuellement trouver chaussure à leur pied.

Une ultime possibilité viendrait d’un jeu de cartes très populaire au 19ème siècle: le trente-et-un. Le fait d’atteindre le chiffre trente et un permettait de gagner et représentait alors ce qu’il y avait de plus beau.

Traduction en anglais

Littérale : « To get in one’s 31 »

Equivalent : Angleterre = « To get dressed up to the nines » (S’habiller jusqu’aux neufs), « To dress up » (Bien s’habiller), « To put on one’s Sunday best » (S’habiller de sa plus belle tenue du dimanche)

Source

L’habit ne fait pas le moine

l'habit ne fait pas le moine

Définition :

L’apparence peut être trompeuse.

Ce qui peut aussi se dire :
Il faut s’abstenir de ne juger les gens qu’à leur apparence.

Origine :

Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.

Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum‘ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe‘.

D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco.

Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « Clothes don’t make the monk »

Equivalent : « You can’t judge a book by its cover »

La nuit porte conseil

la nuit porte conseil

Définition :

Il faut se laisser une nuit avant de prendre une décision importante. Une nuit de sommeil est une rupture qui permet de prendre la distance nécessaire avec les faits avant d’agir en conséquence.

Origine :

Ce proverbe est considéré comme dérivé de la forme : « La nuit est mère de conseil », répertoriée dès le XVIème siècle.

Source

Traduction en anglais : 

Littérale : « The night brings advice »

Equivalent : « To sleep on it »

L’avocat du diable

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Définition :

Celui qui défend une personne ou une cause difficile à défendre.

Origine :

Si un avocat est chargé de défendre des accusés, il y a parfois des supposés coupables ou des causes qu’il semble très difficile de défendre tellement la culpabilité est certaine, l’atrocité des crimes choquante ou la cause amorale.
Et pourtant, tout le monde doit pouvoir être défendu, même ce satané diable, considéré par certains comme responsable de tant d’infâmes vilenies. De nos jours, et depuis le début du XIXe siècle, celui qui se fait « l’avocat du diable » est celui qui défend une cause choquante ou perdue d’avance, que ce soit par jeu (le plaisir de choquer ceux qui n’admettent pas qu’on puisse aller dans ce sens) ou, de manière plus sournoise ou rusée, pour obtenir quelque chose qui n’aurait pas été accordé sans la belle démonstration qu’impose une défense efficace.
Les arguments énoncés par un « avocat du diable » peuvent aussi lui servir à tenter de contrer une thèse pour, au final, la faire sienne si elle a résisté aux attaques ainsi formulées. Mais cette locution nous vient à la fois du milieu ecclésiastique et de celui du XVIIIe siècle.
En effet, l’ « advocatus diaboli » était un religieux qui, au cours de l’étude préalable à la canonisation d’une personne, devait rechercher tout ce qui, dans le comportement de la personne, pouvait montrer l’influence du diable, sachant que, bien entendu, tout individu destiné à devenir un saint doit au moins avoir mené une vie irréprochable (et accessoirement avoir accompli quelques miracles par-ci par-là). Si ce religieux avait donc vis-à-vis du possible futur saint un rôle d’accusateur et s’il devait retrouver tous les éléments permettant de s’opposer à la canonisation, il était bien le défenseur des éventuelles actions du diable, en opposition avec défenseur du saint ou « avocat de Dieu ». Ce rôle a été supprimé par le pape Jean-Paul II en 1983.

Source

Traduction en anglais : 

Littérale : « The devil’s lawyer »

Equivalent : « The devil’s advocate »

Tirer le diable par la queue

tirer diable par la queue

Définition :

Vivre avec des ressources insuffisantes. Avoir des difficultés à subvenir à ses besoins.

Origine :

Si c’est Dieu qui gouverne, le Diable est dans l’opposition. Et il le montre bien, glissant des peaux de bananes autant que faire se peut dans les tentatives infructueuses du Créateur pour ramener l’Homme dans le droit chemin. Ce personnage existe depuis la nuit des temps dans l’imaginaire des humains, sous une forme ou une autre. Et les histoires où un homme fait appel au Diable pour l’aider à le sortir d’un très mauvais pas sont nombreuses.

 

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « Pull the devil by its tail »

Equivalent : « To be broke » ou « To live from hand to mouth »

Loin des yeux, près du coeur

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Définition :

L’éloignement de deux personnes affaiblit l’affection qu’elles se portent mutuellement.

Origine :

Originellement, l’expression est la suivante : « Loin des yeux, loin du coeur ». Cependant, nous employons souvent « Loin des yeux, près du coeur » c’est à dire que même à distance, nous pensons toujours à la personne, nous ne l’oublions pas.

C’est un proverbe latin qui trouve son origine dans un poème de Properce (Ier s. av. J.-C.) extrait d’Élégies.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « Far from the eyes, close to the heart »

Equivalent : « Out of sight, out of mind »

Être né sous une bonne étoile

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Définition :

Avoir de la chance, du succès.

Origine :

Cette expression nous renvoie à une science ancestrale, l’astrologie, selon laquelle les astres exercent une influence sur nos vies. Ainsi être né sous une bonne ou mauvaise étoile, c’est avoir ou non de la chance.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To be born under a good star »

Equivalent : « To be born under an auspicious star »

Sainte-Nitouche

sainte nitouche

Définition :

Une femme qui joue les prudes. Une personne qui joue l’innocence, qui tente de cacher ses défauts.

Origine :

Notre sainte nitouche serait donc une femme très vertueuse, sexuellement intouchable ; ce serait une femme dont on pourrait dire « on n’y touche pas » ou, phonétiquement, « on nitouche pas ». Ironiquement, une sainte nitouche est donc une personne qui joue les vertueuses, les prudes, qui prétend ne pas vouloir « y toucher », au point qu’on pourrait la canoniser plus tard, mais qui ne trompe aucunement son monde.
Par extension, l’appellation s’applique à des personnes qui tentent de cacher leurs défauts et jouent les innocentes.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « Holy Nitouche »

Equivalent : « Pious hypocrite »

Un ange passe

ange passe

Définition :

Un long moment de silence dans une conversation très animée.

Origine :

Locution-phrase traduisant l’effet paisible et continu d’un silence, survenant après une conversation très animée. Ce silence pouvant être provoqué par une gêne, une rêverie… et ayant pour conséquence d’apaiser d’autant plus les esprits qu’il survient après une grande cacophonie.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « An angel is passing by »

Equivalent : « Angels passing »