Reprendre du poil de la bête

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Reprendre du poil de la bête | Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Reprendre du poil de la bête »

Cette expression signifie qu’on va mieux après avoir été malade. Elle veut aussi dire qu’on reprend l’avantage sur l’adversaire après avoir été en situation de faiblesse.

Origine de l’expression

« Reprendre du poil de la bête » aurait un sens restreint, puisqu’à l’origine elle voudrait dire ‘chercher le remède dans ce qui a causé le mal’ ou ‘chasser le mal par le mal’. Elle viendrait alors de la croyance répandue que les poils de la bête qui venait de mordre permettaient de guérir la plaie.

Actuellement, des centaines de milliers de personnes à travers le monde sont contaminées par la pandémie d’une maladie à coronavirus (COVID-19), et une partie de cette population est hospitalisée pour faire face à ce virus dangereux.

Ceci est un clin d’oeil d’encouragement à tous les vaillants qui s’en sortent et en guérissent. Nous leur souhaitons de reprendre du poil de la bête et de retourner auprès de leurs proches au plus vite. Courage aux professionnels de la santé qui enchaînent les services et ne travaillent pas toujours dans les meilleures conditions.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To pick up some hair from the beast »

Equivalent : « To eat a hair of the dog that bit you », « To perk up », « To snap out of it » (Angleterre) / « Back in the pink », « Hair of the dog » (Etats-Unis)

Parler français comme une vache espagnole

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Définition de l’expression « Parler français comme une vache espagnole »

Cette expression signifie que quelqu’un parle très mal le français.

Origine de l’expression

Ici, vous l’aurez compris, Pamela est une vache espagnole qui tente de s’exprimer en français dans un vocabulaire approximatif. Mais elle est bilingue français-espagnol, alors un peu d’indulgence ! 😉

Revenons sur l’expression…

Ce n’est pas vache de dire qu’il existe plusieurs hypothèses sur l’origine de cette expression et qui daterait 1640. La plus classique, sans certitude, viendrait d’une altération de ‘Basque’ (« parler français comme un Basque espagnol »), car ‘vasces’ ou ‘vasque’, au 17ème siècle, désignait un Gascon ou un Basque. Et il va de soi qu’un Basque du côté espagnol de la frontière ne parle pas tout le temps bien le français.

Une autre hypothèse viendrait d’une altération du mot ‘basse’ qui désignait une servante, une bonne. On pourrait alors croire qu’à l’époque, ces dames étaient plutôt espagnoles que portugaises et que leur maîtrise de notre langue n’était pas parfaite. Mais ce ‘basse’-là était tellement peu employé qu’il n’a pas laissé de traces sauf dans des formes régionales comme ‘bassoteuse’ pour désigner une « femme de ménage » (il faut se replacer dans le contexte peu favorable aux femmes de l’époque, malheureusement).
Pourtant, la plus probable des origines viendrait d’une combinaison de choses péjoratives propres à ces temps-là.

« Comme une vache » était en général, et est toujours, un terme familier et vulgaire à connotation fortement négative. Et, à la date d’apparition de l’expression, ‘espagnol’ était également un qualificatif désagréable ; on disait en effet « payer à l’espagnole » pour quelqu’un qui ‘payait’ en donnant des coups ou on désignait une « fanfaronnade » d' »espagnolade ». Alors, en combinant ces deux termes, on trouve dans l’expression « il est sorcier comme une vache espagnole » (signifiant « c’est un incapable »), aurait été un moyen de qualifier très négativement la manière de parler un mauvais français.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To speak French like a Spanish cow »

Equivalent : « To murder French language » (Angleterre) – « To butcher French », « To murder French » (Etats-Unis)

Semaine de la Langue Francaise Au fil de l'eau Les Dedexpressions

Quiz: Semaine de la Langue Française au fil de l’eau

Dans le cadre de la Semaine de La Langue Française du 14 au 22 mars, Les Dédexpressions vous proposent une série d’expressions à deviner sur le thème de l’eau.

Pourquoi un quiz sur le thème de l’eau ?

La Semaine de la Langue Française et de la Francophonie a pour but, chaque année, de promouvoir les richesses de la culture francophone à l’international au travers d’événements culturels riches et variés et pour vous évader au coeur des mots et de leurs nombreuses spécificités.

Organisés par le Ministère de la Culture et autres institutions, de nombreux ateliers sont en général mis en place sous forme de récits, chorégraphies, carnets de voyages, vidéos animées, jeux d’évasion numérique, œuvre textile, jeu de plateau, etc.

L’un d’entre eux, le Concours Scolaire des Dix Mots a pour but de mettre à l’honneur dix mots en lien avec le thème « au fil de l’eau » ont été mis à sous des formes très variées. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de dédier ce quiz aux expressions en lien avec l’eau.

Et comme le contexte du coronavirus chamboule tout et cette année au niveau des rassemblements et que la plupart d’entre vous êtes confinés à la maison, je vous propose le quiz (ci-dessous ou ici) à faire en ligne, et qui j’espère vous donnera le sourire. 🙂

Obtiendrez-vous un sans-faute ? A vos devinettes !

Vider son sac

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Définition de l’expression « Vider son sac »

Cette expression signifie qu’on dit tout ce qu’on pense, tout ce qu’on a sur le cœur, quitte à blesser son entourage.

Origine de l’expression

Pour forcer un peu le stéréotype, lorsqu’une femme retourne son sac à main sur la table, à la recherche de quelque chose qu’elle n’a pas pu sentir au toucher, gênée qu’elle était par le tas de bric à brac quelle emporte toujours avec elle, peut-on dire qu’elle vide son sac ? Oui, mais pas dans le sens de notre expression d’aujourd’hui.

Si ce dicton apparaît au 17ème siècle, il y aurait tout de même des divergences d’opinion  sur l’origine de cette expression.

Autrefois, elle aurait signifié ‘déféquer’ (sympathique…), le sac représentant alors le ventre ou l’estomac. Cette théorie tient non seulement la route mais aussi la cuvette de WC, puisqu’on retrouve ici la notion de soulagement procuré une fois qu’on a été aux toilettes, ou d’extirpation hors de soi d’abord de selles puis de paroles, ce qui pourrait coller avec l’emploi de « vider son sac ».

En revanche, une autre théorie voudrait que cette expression vienne d’un terme de tribunal (un peu plus glamour). En effet, alors que nos documents actuels sont des papiers rangés à plat dans des chemises et classeurs que l’avocat peut à peu près aisément transporter avec lui, il fut un temps où les documents officiels étaient conservés sous forme de rouleaux.

L’avocat, pour transporter tout ce dont il avait besoin pour plaider, n’avait alors d’autre moyen que de mettre ces rouleaux dans un sac. Et, devant les juges et jurés, il vidait son sac au fur et à mesure de ses besoins, avec toute la hargne qui doit habiter l’homme de loi qui veut « défendre becs et ongles » son client.
Cette expression aurait ensuite quitté la salle du tribunal en emportant avec elle l’agressivité qu’on y retrouve aujourd’hui.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To empty one’s bag »

Equivalent : « To get it off one’s chest » (Retirer un fardeau de sa poitrine), « To speak one’s mind » (Laisser parler son esprit), « To get a load off one’s shoulders » (Enlever un fardeau de ses épaules)

Passer comme une lettre à la Poste

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Définition et origine de l’expression « Passer comme une lettre à la Poste »

On utilise cette expression lorsqu’on veut dire que quelque chose passe très facilement, sans incident. Une situation qui serait très simple, limpide, sans obstacle.

Cette expression date du 19ème siècle et à l’époque, elle s’employait surtout à propos des aliments qu’on ingurgite et digère facilement et rapidement. Concrètement, elle fait l’analogie entre la bouche et la boîte postale qui ‘avale’ la lettre.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To go through like a letter at the post office »

Equivalent : « Smooth as silk » (Fluide comme de la soie)

Les bras m’en tombent !

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Les bras m’en tombent ! – Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Les bras m’en tombent ! »

Lorsque l’on emploie cette expression, c’est qu’on est ébahi, accablé, déconcerté. Elle peut vouloir exprimer un sentiment de grande stupéfaction, de surprise, d’étonnement ou de découragement. Cela peut aussi faire référence à une grande lassitude au vu d’une situation.

Origine de l’expression

Selon diverses sources, cette expression aurait paru pour la toute première fois en 1762 dans le Dictionnaire de l’Académie Française. Elle daterait donc de la fin du 18ème siècle environ. L’origine de l’expression « les bras m’en tombent » vient d’une situation où l’on serait en train de faire quelque chose, un évènement se produit et on est soudainement tellement surpris que l’on devient incapable de réagir sur le moment. Il nous est donc impossible de continuer ce que l’on était en train de faire par le choc de la nouvelle ou de la situation.

C’est justement cette impuissance momentanée qui est symbolisée par les bras qui tombent et rendent inaptes à la moindre action. On est scotché, sans savoir comment réagir, en quelques sortes.
Une autre façon de saisir la signification de cette expression correspondrait à la personne qui est tellement abasourdie ou atteinte par ce qui lui arrive ou ce qu’elle voit, qu’elle en perd toute volonté ou possibilité d’agir. Un peu comme lorsqu’on a les jambes en coton.

On est tous en lien avec des évènements qui nous dépassent, auxquels on ne s’attendait certainement pas mais qui se mettent sur notre route. Il nous faut pourtant vivre avec mais sur le moment on ne sait pas comment les gérer. Souvent ce n’est que temporaire mais il nous faut du temps pour les digérer et reprendre nos esprits.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « My arms are falling »

Equivalent : « I’m gobsmacked » (Je suis bouche bée), « My mouth was agape » (Ma bouche pendait), « One could have knocked me down with a father » (On aurait pu m’assommer avec une plume), « To be flabbergasted » (Terrifié à en devenir mou), « I was dumbstruck » (J’étais muet), « I’m speechless » (Je suis sans voix), « I can’t believe it! » (Je ne peux pas le croire !)

Rouler une pelle (ou rouler un patin)

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Rouler une pelle – Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Rouler une pelle »

Expression familière et argot, cela signifie s’embrasser avec la langue. Plus précisément, embrasser une personne sur la bouche en se servant de sa langue. Autrement dit, faire un baiser appuyé sur la bouche.

Origine de l’expression

Cette expression tire son origine du verbe peloter qui remplace patiner au 19ème siècle et qui signifiait caresser avec insistance. L’expression d’usage à l’époque était « rouler un pélot », dérivant de « peloter » qui, par déformation, donne rouler une pelle ou un palot. Si cette expression aujourd’hui peut aussi dire, « embrasser érotiquement », au 17ème siècle, le terme était employé par les joueurs de paume, l’ancêtre du tennis. En effet, avant les matchs, les joueurs « pelotaient en attendant partie », c’est-à-dire qu’ils s’échauffaient au travers de plusieurs échanges avant d’entrer dans le vif du jeu. Des sortes de « préliminaires » qui plus tard ont fini par donner au mot son sens actuel.

D’autres façons d’exprimer cette phrase seraient : rouler un patin, galocher, rouler une galoche. Si l’on regarde l’expression « Rouler un patin » de plus près, il semblerait que ce soit une déformation du mot patte qui désignait un chiffon, mais cette définition du terme n’était déjà plus d’usage au 19ème siècle. Autre possibilité, un substantif tiré du verbe « patiner » qui signifiait, en argot « caresser » son partenaire. Le mot « patin » pourrait aussi avoir permis à l’expression de durer avec l’essor des patins à roulettes, très en vogue il y a quelques décennies. Encore une autre explication, la « galoche » désigne une chaussure en argot. De nombreuses variantes existent, « pelle » en faisant partie et étant la plus fréquemment employée mais aussi « saucisse » ou « escalope ».

Quoi qu’il en soit, à vous de juger bon de rouler une pelle ou pas, sans pour autant risquer de vous prendre un râteau !

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To roll a spade »

Equivalent : « French kiss »

Se faire appeler Arthur

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Se faire appeler Arthur – Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Se faire appeler Arthur »

Cette expression signifie se voir faire des remontrances, se faire rouspéter. Il existe d’autres façons de l’expliquer telles que se faire rappeler à l’ordre, se faire gronder, réprimander. Lorsqu’on dit « Tu vas te faire appeler Arthur…! », on veut dire « Tu vas te faire engueuler ! », et « La moutarde lui monte au nez » ou « Tu vas te faire passer un savon » pourraient exprimer la même chose ou être du même registre.

Origine de l’expression

Selon des sources, cette expression trouve son origine lors de la Seconde Guerre mondiale et fait référence à l’occupation de la France pendant laquelle le couvre-feu était fixé à 20 heures. Le nom « Arthur » serait une déformation de l’allemand « acht Uhr' » (« vingt heures ! ») que les patrouilles ennemies criaient aux retardataires éventuels. « Se faire appeler Arthur », c’est se voir faire des remontrances, se faire disputer. On peut imaginer le pauvre gamin rentrant bredouille chez lui après s’être fait sermonné par le chef de patrouille, se plaindre de s’être fait gronder, mais aussi de s’être fait appelé Arthur alors qu’il s’appelle Lucas. Vous saisissez l’image ?

Autre explication plus ou moins plausible remonte aux années 20. Selon le Dictionnaire du français non conventionnel de Cellard et Rey, cette expression serait liée à l’argot où un Arthur faisait référence à un gigolo mondain ou un proxénète, sans qu’on sache pourquoi de nos jours. Mais en général les expressions françaises ont leur lot de mystère en termes d’origines !

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To be called Arthur »

Equivalent : « To be given the rough side of someone’s tongue », « To pull up one’s socks », « To pull up your socks »

La goutte d’eau qui fait déborder le vase

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Définition de l’expression “La goutte d’eau qui fait déborder le vase”

Lorsque l’on est amené à dire “C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase”, on veut en fait designer le petit détail supplémentaire qui rend une situation intolérable ou insupportable et qui provoque parfois une réaction violente. On fait référence à un ras le bol, une situation qui a dépassé les bornes.

Origine de l’expression

Cette expression française est apparue vers le 19ème siècle. Il s’agit d’une métaphore où le contenu d’un réservoir presque plein déborde à cause d’une goutte d’eau, une goutte de trop. On comprend l’allusion faite à la parole de trop qui pourrait engendrer une colère, similaire à une cocotte-minute en surchauffe. On connaît ces récipients remplis légèrement remplis au delà de leur bord, l‘effet bombé et arrondi du liquide accroché au bord du récipient, avec le trop-plein prêt à s’écouler à l’extérieur dès le moindre choc ou si on y rajoute une goutte.
L’expression fait le parallèle entre la tension ou l’énervement qui monte (le vase qui se remplit jusqu’à être bien plein) et la casse, la fêlure ou encore le pétage de câble qui suit (le vase qui finit par déborder dès que la petite goutte de trop y a été versée).

Source

Traduction en anglais

Littérale : “The drop of water that overflows the vase”

Equivalent : “The straw that breaks the camel’s back” (La paille qui brise le dos du chameau)

S’envoyer en l’air

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S’envoyer en l’air – Les Dédexpressions

Définition de l’expression « S’envoyer en l’air »

Faire l’amour. Avoir un rapport sexuel.

Prendre du plaisir. Jouir.

Origine de l’expression

Cette expression familière voit le jour vers le milieu du 20ème siècle. Ici, le plaisir ressenti lors du rapport physique prend la forme d’une métaphore liée à une ascension vers les cieux, ascension qui serait également source d’extase.

On pourrait penser que cette expression vient de l’impression de s’envoler, d’élévation dans les airs, en comparaison de la sensation ressentie lors d’un orgasme. Ce sentiment se rapproche du septième ciel, ou en langage plus familier, du fait de grimper au rideau.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To have it off », « To go up in the air »

Equivalent : « To get laid », « To get off », « To hook up »