Se faire appeler Arthur

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Se faire appeler Arthur – Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Se faire appeler Arthur »

Se voir faire des remontrances. Se faire rouspéter. Se faire rappeler à l’ordre. Se faire gronder, réprimander. Lorsqu’on dit « Tu vas te faire appeler Arthur…! », on veut dire « Tu vas te faire engueuler ! », et « La moutarde lui monte au nez » pourrait exprimer la même chose.

Origine de l’expression

Selon des sources, cette expression trouve son origine lors de la Seconde Guerre mondiale et fait référence à l’occupation de la France pendant laquelle le couvre-feu était fixé à 20 heures. Le nom « Arthur » serait une déformation de l’allemand « acht Uhr' » (« vingt heures ! ») que les patrouilles ennemies criaient aux retardataires éventuels. « Se faire appeler Arthur », c’est se voir faire des remontrances, se faire disputer.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To be called Arthur »

Equivalent : « To be given the rough side of someone’s tongue », « To pull up one’s socks », « To pull up your socks »

La goutte d’eau qui fait déborder le vase

La goutte d’eau qui fait déborder le vase – Les Dédexpressions

Définition de l’expression “La goutte d’eau qui fait déborder le vase”

Lorsque l’on est amené à dire “C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase”, on veut en fait designer le petit détail supplémentaire qui rend une situation intolérable ou insupportable et qui provoque parfois une réaction violente. On fait référence à un ras le bol, une situation qui a dépassé les bornes.

Origine de l’expression

Cette expression française est apparue vers le 19ème siècle. Il s’agit d’une métaphore où le contenu d’un réservoir presque plein déborde à cause d’une goutte d’eau, une goutte de trop. On comprend l’allusion faite à la parole de trop qui pourrait engendrer une colère, similaire à une cocotte-minute en surchauffe. On connaît ces récipients remplis légèrement remplis au delà de leur bord, l‘effet bombé et arrondi du liquide accroché au bord du récipient, avec le trop-plein prêt à s’écouler à l’extérieur dès le moindre choc ou si on y rajoute une goutte.
L’expression fait le parallèle entre la tension ou l’énervement qui monte (le vase qui se remplit jusqu’à être bien plein) et la casse, la fêlure ou encore le pétage de câble qui suit (le vase qui finit par déborder dès que la petite goutte de trop y a été versée).

Source

Traduction en anglais

Littérale : “The drop of water that overflows the vase”

Equivalent : “The straw that breaks the camel’s back” (La paille qui brise le dos du chameau)

S’envoyer en l’air

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S’envoyer en l’air – Les Dédexpressions

Définition de l’expression « S’envoyer en l’air »

Faire l’amour. Avoir un rapport sexuel.

Prendre du plaisir. Jouir.

Origine de l’expression

Cette expression familière voit le jour vers le milieu du 20ème siècle. Ici, le plaisir ressenti lors du rapport physique prend la forme d’une métaphore liée à une ascension vers les cieux, ascension qui serait également source d’extase.

On pourrait penser que cette expression vient de l’impression de s’envoler, d’élévation dans les airs, en comparaison de la sensation ressentie lors d’un orgasme. Ce sentiment se rapproche du septième ciel, ou en langage plus familier, du fait de grimper au rideau.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To have it off », « To go up in the air »

Equivalent : « To get laid », « To get off », « To hook up »

Avoir la main verte

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Avoir la main verte – Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Avoir la main verte »

Savoir entretenir les plantes, être en harmonie avec elles. Avoir un certain talent pour s’occuper de son jardin ou d’espaces verts.

Origine de l’expression

Selon le site Expressio, l’orgine de cette expression trouverait son sens dans la définition de la main, qui est un organe extrêmement utile.

C’est grâce à notre main, cet outil infiniment ingénieux que l’on réussit à entreprendre des travaux variés comme faire du crochet, placer des tuiles ou bien retourner une crêpe.
L’apparition de la locution « avoir la main » pour désigner quelqu’un qui est habile dans un domaine particulier ou dans le maniement de quelque chose, est donc assez logique, la ‘main’ se confondant alors avec la capacité à bien l’utiliser.
Egalement, et à juste titre, on dit « se faire la main » pour acquérir le savoir-faire nécessaire avant de devenir expert dans un domaine.Et quand le domaine nécessite de l’habileté et un rapport aux plantes qui sont en majeure partie vertes au printemps et en été, il était normal qu’une personne habile dans le jardinage et l’entretien de ce qui pousse en terre soit désignée par un « elle/il a la main verte ».

Cela veut dire avoir un don particulier pour faire grandir des plantes, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde. Parler aux plantes est tout un art (ce qui parfois peut paraître un tantinet fleur bleue), mais maîtriser l’arrosage aussi !

Traduction en anglais

Littérale : « To have a green hand »

Equivalent : « To have green fingers » (« Avoir les doigts verts ») ou « To have a green thumb » (« Avoir le pouce vert »)

Lâcher une caisse

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Lâcher une caisse – Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Lâcher une caisse »

Expression familière qui signifie péter, avoir des flatulences. Avoir des gaz, lâcher une perle.

Origine

Malheureusement, l’origine de ce dicton est inconnue. En revanche, elle se traduit à travers le monde et de différentes manières !

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To drop a box »

Equivalent : « To blow off », « To break wind »

Avoir la peur au ventre

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Définition de l’expression « Avoir la peur au ventre »

Avoir peur ou très peur. Etre angoissé(e).

Ressentir une peur violente et qui dure.

Avoir l’estomac noué.

Origine de l’expression

L’expression « Avoir la peur au ventre » réfère à la sensation inconfortable de mal d’estomac que l’on peut ressentir lorsque l’on a peur de quelque chose. Ce dicton renvoie à une forte appréhension, puisque celle-ci se ressent même physiquement. La peur au ventre se révèle etre une grande peur, similaire à « avoir les boules » mais en plus fort.

Selon plusieurs sources, pour retracer les origines de cette expression française, il faudrait d’abord en expliquer les termes selon la langue de l’époque et dans ce cas définir la symbolique du ventre pour exprimer l’idée de peur.

Dans la partie « avoir la peur au ventre », le ventre correspond aux valeurs du cœur et à un support physiologique des émotions ou manifestations sentimentales, affectives et de ce fait le ventre ou l’estomac pourrait être plus perturbé dans son fonctionnement que le cœur.

Scientifiquement, les intestins jouent un rôle important dans la régulation de la peur. En effet, selon le site France-Diplomatie, les bactéries présentes dans le tube digestif (le microbiote intestinal) sont essentielles à la régulation des réactions du corps face à la peur et modifient le fonctionnement du cerveau.

La peur est une réponse naturelle et normale, un mécanisme de défense, qui permet à un individu de gérer une menace imminente dans son environnement.

Traduction en anglais

Littérale : « To have fear in your stomach »

Equivalent : « To have fear in your heart », « To have your guts churning »

Payer rubis sur l’ongle

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Payer rubis sur l’ongle (ou « Rubis sur ongle ») – Les Dedexpressions

Définition de l’expression « Payer rubis sur l’ongle » ou « Rubis sur l’ongle »

Payer comptant et totalement.

Origine

Cette expression viendrait du 17ème siècle. A cette époque, cette expression s’employait de cette façon : « faire rubis sur l’ongle ». Selon plusieurs sources, lors de beuveries en l’honneur d’une personne absente, il était d’usage de garder au fond du verre une goutte, de la verser sur l’ongle du pouce, puis de la lécher pour marquer l’affection porté à la personne. Et si le verre était rempli de vin, une toute petite goutte pouvait passer pour un rubis.

C’est devenu une métaphore pour dire « payer jusqu’au dernier sou ». « Payer rubis sur l’ongle » ou « Rubis sur ongle » signifie payer ses dettes au centime près pour que les bons comptes fassent les bons amis.

Quant à la partie « rubis », le liquide ayant été progressivement oublié, c’est le deuxième sens qui a d’abord été maintenu avant qu’on n’associe plus l’expression qu’à un paiement comptant et en totalité.

Au contraire de l’expression « Jeter l’argent par les fenêtres« , celle-ci tient dans le fait de s’engager à payer ou à rembourser l’argent que l’on doit en intégralité.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To pay ruby on nail »

Equivalent : « To pay on the nail », « To pay cash on the barrelhead »

Pédaler dans la semoule

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Pédaler dans la semoule | Les Dédexpressions

Définition de « pédaler dans la semoule »

Pédaler dans la semoule signifie de ne pas progresser, s’embourber, d’être dépassé par les événements. Faire du sur place. Se sentir impuissant(e) face aux événements.

Origine de « pédaler dans la semoule »

Selon quelques sources, l’expression “Pédaler dans la semoule” proviendrait d’une métaphore. Cette dernière mettrait en lumière l’agitation pédestre difficile, voire impossible, tant les graines de semoule sont fines et glissantes.

Autre supposition, selon certaines interprétations, cette expression, viendrait du milieu cycliste. A noter, l’expression varie dans certaines régions françaises, ou “pédaler dans la semoule » devient « pédaler dans la choucroute », ou « pédaler dans le yaourt » !

L’origine de cette expression n’est pas certaine mais globalement, elle s’emploie dans différents contextes. L’impression de ne pas avancer, de patauger, de se sentir perdu(e) et de faire du sur place peut parfois nous prendre à la gorge.

A la maison comme au travail, il arrive que ces situations incompréhensibles et qu’on aimerait pourtant voir s’améliorer nous dépassent. Des situations qui peuvent nous faire perdre nos moyens, malgré les efforts mis en place. Ce n’est pas tant qu’on n’arrive pas à faire face aux choses, c’est plutôt que l’on s’est laissé submerger par une liste de choses à faire, des objectifs inatteignables, un mode de vie trop intensif, et que le corps n’assimile pas aussi vite que la tête.

Il peut arriver que l’on aille trop vite dans une prise de décision, qu’on s’enflamme, en quelques sortes. Et donc qu’il soit difficile de réussir à prendre du recul dans ces moments de doute, de questionnements, où prendre une décision s’avère complexe. Lorsqu’on pédale dans la semoule, on perd le fil de ses pensées, et un rien peut nous faire perdre nos moyens.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « Pedaling in semolina »

Equivalent : « To get nowhere fast » (N’aller nulle part et vite)

Avoir des oursins dans les poches

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Avoir des oursins dans les poches | Les Dédexpressions

Définition de « Avoir des oursins dans les poches »

Être avare. Être radin(e). Ne pas vouloir dépenser de l’argent, ou très peu.

Origine de l’expression

Le mot ‘oursin’, qui date du milieu du 16ème siècle, serait une déformation de ‘ourson’, le petit de l’animal bien connu ; mais selon d’autres versions, il serait issu de l’appellation en occitan « orsin de mar ».

Cet échinoderme qu’on appelle aussi « hérisson de mer » ou « châtaigne de mer », est entouré d’une multitude de piquants qu’il vaut mieux éviter de se planter dans les doigts. 

On peut alors s’imaginer qu’une personne qui aurait des oursins dans sa poche ou dans son porte-monnaie, éviterait intelligemment (ou stratégiquement) d’y fourrer la main pour en retirer de l’argent. Quelle bonne excuse !

Et cet empêchement constant d’accéder à ses billets, ne pourrait que la faire passer pour avare à celui qui ne serait pas informé de la présence de ces petits animaux.

Nous connaissons toutes et tous des radins ou radines dans notre entourage, des personnes qui refusent de diviser l’addition au restaurant, par exemple, ou qui comptent au centime près lorsqu’ils font les courses. Ca peut prendre du temps ! Ou bien ce rendez-vous galant au bar où l’on pensait se faire inviter, mais en réalité on doit payer son propre verre. 

Avoir des oursins dans les poches peut avoir des bons côtés, mais aussi des moins bons ! Il s’agit de trouver le bon équilibre pour ne pas non plus se priver à longueur de temps.

Et vous ? Avez-vous tendance à avoir des oursins dans les poches ou à jeter l’argent par les fenêtres ? Commentez au bas de cet article 🙂

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To have urchins in the pockets »

Equivalent : « To have long / deep pockets and short arms »

Donc, en anglais, ça donnerait…

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Les Dédexpressions

 

Ne pas savoir sur quel pied danser

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Ne pas savoir sur quel pied danser | Les Dédexpressions

Voici la définition de l’expression « Ne pas savoir sur quel pied danser » par Les Dedexpressions.

Définition :

Hésiter. Ne pas savoir quoi faire.

Origine :

Lorsqu’on dit « Je ne sais pas sur quel pied danser », c’est qu’on hésite, on ne sait pas quoi faire ni comment réagir, on est embarrassé vis-à-vis de quelqu’un. De même, on ne sait pas quel comportement adopter, on est, en quelques sortes, décontenancé. Cette expression est liée à une situation de difficulté, de choix compliqué.

Selon différentes sources, cette expression aurait vu le jour vers la fin du 15ème siècle. A l’époque, on l’employait de cette façon « Ne pas savoir de quel pied danser », pour évoluer vers « Ne pas savoir sur quel pied danser », la formule utilisée de nos jours.

En danse, l’ordre des pas est aussi important que de partir du bon pied de départ dans l’enchaînement. Le fait qu’on ne sache pas sur « quel pied danser », reflète qu’on est perdu, qu’on éprouve un sentiment de doute.

Des expressions similaires existent pour exprimer la même chose, telles que « Ne pas savoir où donner de la tête », « Avoir les deux pieds dans le même sabot », ou bien « Ne pas savoir à quel saint se vouer ». Sans oublier l’expression familière (et légèrement vulgaire) « Avoir le cul entre deux chaises », qui met l’accent sur le sentiment de dilemme, d’hésitation.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « Not to know on which foot to dance »

Equivalent : « Not to know where to stand »