Se plier en quatre (ou « se mettre en quatre »)

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Se plier en quatre (ou « se mettre en quatre ») | Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Se plier en quatre »

Quand on « se plie en quatre » ou on « se met en quatre », on fait tout son possible, on se dévoue au maximum, on se donne beaucoup de mal à faire quelque chose.

Origine de l’expression

Datant du 17ème siècle, cette expression s’employait différemment autrefois. En effet, on disait ‘se mettre en quatre quartiers’ (à rapprocher de ‘se décarcasser’) ou bien ‘se couper en quatre’, dont l’image est plus explicite.

Cette expression se dit en général pour rendre service à quelqu’un ou abattre une lourde tâche. Quatre personnes étant bien plus efficaces et productives qu’une seule.
Si chaque personne soucieuse d’aider son prochain avait une formule magique pour faire apparaître trois clones, elle se mettrait aisément en quatre.

De plus, dans « se plier en quatre », on s’imagine assez facilement tenter de plier son corps en quatre morceaux, ce qui évoque rapidement la difficulté et les efforts nécessaires pour aboutir à quelque chose. En somme, on utilise surtout cette expression pour signifier un effort fait vis-à-vis d’une personne.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To bend oneself in four »

Equivalent :

Angleterre

« To do or die » (Faire ou mourir)

« To go the whole hog » (Aller jusqu’au bout du cochon)

Etats-Unis

« To bend over backwards » (Se pencher par en arrière)

« To break one’s butt » (Se casser les fesses)

« To go for broke » (Aller jusqu’à la casse)

Ne pas avoir la lumière à tous les étages

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Ne pas avoir la lumière à tous les étages | Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Ne pas avoir la lumière à tous les étages »

Cette expression veut dire que quelqu’un n’est pas très intelligent, n’est pas réfléchi, en d’autres termes est simple d’esprit, idiot, voire fou.

Origine de l’expression

Outre le fait que « les étages » s’identifient naturellement au cerveau et à la matière grise, les origines de cette expression ne sont pas certaines et plusieurs hypothèses sont plausibles.

On pourrait d’abord rapprocher cette expression de « Ne pas être une lumière », datant du 17ème siècle en référence aux frères Lumière qui, eux, étaient incontestablement des lumières pour avoir inventé le cinéma.

Une personne perçue « intelligente » est normalement et souvent capable de briller en société, et si elle « brille », c’est par métaphore qu’elle produit de la lumière. Si elle est intelligente, c’est grâce à la lumière produite qu’elle peut « éclairer » les autres sur de nombreux points (un peu comme Les Dédexpressions vous éclairent sur la signification des expressions françaises !).

Alors, dans cette première hypothèse, le terme « lumière » désignerait l’intelligence, et les verbes « briller » et « éclairer » d’usage à l’époque du 17ème seraient tous deux liés aux personnes avisées ou intelligentes.
On parlait à l’époque des ‘lumières’ de quelqu’un pour désigner ses hautes capacités intellectuelles.

Une autre explication probable pour « ne pas avoir la lumière à tous les étages » viendrait de la banalisation de la lumière produite par l’électricité dont le mécanisme a été rendu simple et basique pour la population, au même titre que le gaz.

« Ne pas avoir la lumière à tous les étages » est alors une métaphore descriptive de la simplicité et s’emploie pour désigner quelqu’un qui n’est pas à la page pour ce qui est du réseau électrique, et donc se répercute sur la matière grise.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To not have light on every floor »

Equivalent : il existe de multiples façons d’employer cette expression au Royaume-Uni, aux Etats-Unis ou en Australie. En voici quelques unes…

Royaume-Uni

« He/she is not the sharpest knife in the drawer » (Il/elle n’est pas le couteau le plus aiguisé du tiroir)

« He/she won’t set the Thames on fire » (Il/elle ne mettra pas le feu à la Tamise)

« He/she is as smart as a whip » (Il/elle est aussi intelligente qu’un fouet)

« His/her elevator doesn’t go all the way up » (Son ascenseur ne va pas jusqu’en haut)

« The lights are on, but nobody’s home » (Les lumières sont allumées mais y a personne à la maison)

Australie

« He/she has a kangaroo loose in the top paddock » (Il/elle a un kangourou détaché dans l’enclos)

Etats-Unis

« He/she is not the brightest light on the Christmas tree » (Il/elle n’est pas la lumière la plus brillante du sapin de Noël)

« He/she is not the sharpest tool in the shed » (Il/elle n’est pas l’outil le plus aiguisé de l’atelier)

 

Se mettre sur son 31

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Se mettre sur son 31 | Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Se mettre sur son 31 »

Quand on se met sur son trente-et-un, on met ses plus beaux habits pour un évènement important. On veut faire une belle impression.

Origine de l’expression

Alors que la première partie de cette expression peut facilement s’expliquer (« mettre sur soi » = « s’habiller »), l’origine de l’expression et du chiffre « 31 » reste, pour beaucoup d’auteurs de livres et de littéraires, mystérieuse.

Différentes interprétations existent, depuis la déformation du mot ‘trentain‘ qui désignait un tissu de qualité supérieure. À l’époque, avoir un vêtement fait dans ce tissu était un luxe, et par conséquent un vêtement réservé aux jours de fête. Cependant les dates d’usage de ce mot jusqu’au 15ème siècle et d’apparition officielle de l’expression au 19ème siècle ne concordent pas.

Une autre explication mettrait en avant un numéro oublié d’un uniforme militaire de cérémonie, ou une réduction inexpliquée de trente-six comme on dit aussi se mettre sur son trente-six.

Une troisième variante viendrait de Prusse, avec le 31 du mois qui représentait pour les militaires un jour doré car ils se voyaient verser une prime pour finir le mois, le « supplément d’entretien ». Le 31 n’apparaissant que 7 fois dans l’année, il était célébré ! Alors on organisait des visites dans les casernes où les soldats devaient se présenter sous leur plus beau jour et pouvaient éventuellement trouver chaussure à leur pied.

Une ultime possibilité viendrait d’un jeu de cartes très populaire au 19ème siècle: le trente-et-un. Le fait d’atteindre le chiffre trente et un permettait de gagner et représentait alors ce qu’il y avait de plus beau.

Traduction en anglais

Littérale : « To get in one’s 31 »

Equivalent : Angleterre = « To get dressed up to the nines » (S’habiller jusqu’aux neufs), « To dress up » (Bien s’habiller), « To put on one’s Sunday best » (S’habiller de sa plus belle tenue du dimanche)

Source

Vider son sac

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Définition de l’expression « Vider son sac »

Cette expression signifie qu’on dit tout ce qu’on pense, tout ce qu’on a sur le cœur, quitte à blesser son entourage.

Origine de l’expression

Pour forcer un peu le stéréotype, lorsqu’une femme retourne son sac à main sur la table, à la recherche de quelque chose qu’elle n’a pas pu sentir au toucher, gênée qu’elle était par le tas de bric à brac quelle emporte toujours avec elle, peut-on dire qu’elle vide son sac ? Oui, mais pas dans le sens de notre expression d’aujourd’hui.

Si ce dicton apparaît au 17ème siècle, il y aurait tout de même des divergences d’opinion  sur l’origine de cette expression.

Autrefois, elle aurait signifié ‘déféquer’ (sympathique…), le sac représentant alors le ventre ou l’estomac. Cette théorie tient non seulement la route mais aussi la cuvette de WC, puisqu’on retrouve ici la notion de soulagement procuré une fois qu’on a été aux toilettes, ou d’extirpation hors de soi d’abord de selles puis de paroles, ce qui pourrait coller avec l’emploi de « vider son sac ».

En revanche, une autre théorie voudrait que cette expression vienne d’un terme de tribunal (un peu plus glamour). En effet, alors que nos documents actuels sont des papiers rangés à plat dans des chemises et classeurs que l’avocat peut à peu près aisément transporter avec lui, il fut un temps où les documents officiels étaient conservés sous forme de rouleaux.

L’avocat, pour transporter tout ce dont il avait besoin pour plaider, n’avait alors d’autre moyen que de mettre ces rouleaux dans un sac. Et, devant les juges et jurés, il vidait son sac au fur et à mesure de ses besoins, avec toute la hargne qui doit habiter l’homme de loi qui veut « défendre becs et ongles » son client.
Cette expression aurait ensuite quitté la salle du tribunal en emportant avec elle l’agressivité qu’on y retrouve aujourd’hui.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To empty one’s bag »

Equivalent : « To get it off one’s chest » (Retirer un fardeau de sa poitrine), « To speak one’s mind » (Laisser parler son esprit), « To get a load off one’s shoulders » (Enlever un fardeau de ses épaules)

Passer comme une lettre à la Poste

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Définition et origine de l’expression « Passer comme une lettre à la Poste »

On utilise cette expression lorsqu’on veut dire que quelque chose passe très facilement, sans incident. Une situation qui serait très simple, limpide, sans obstacle.

Cette expression date du 19ème siècle et à l’époque, elle s’employait surtout à propos des aliments qu’on ingurgite et digère facilement et rapidement. Concrètement, elle fait l’analogie entre la bouche et la boîte postale qui ‘avale’ la lettre.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To go through like a letter at the post office »

Equivalent : « Smooth as silk » (Fluide comme de la soie)

La goutte d’eau qui fait déborder le vase

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Définition de l’expression “La goutte d’eau qui fait déborder le vase”

Lorsque l’on est amené à dire “C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase”, on veut en fait designer le petit détail supplémentaire qui rend une situation intolérable ou insupportable et qui provoque parfois une réaction violente. On fait référence à un ras le bol, une situation qui a dépassé les bornes.

Origine de l’expression

Cette expression française est apparue vers le 19ème siècle. Il s’agit d’une métaphore où le contenu d’un réservoir presque plein déborde à cause d’une goutte d’eau, une goutte de trop. On comprend l’allusion faite à la parole de trop qui pourrait engendrer une colère, similaire à une cocotte-minute en surchauffe. On connaît ces récipients remplis légèrement remplis au delà de leur bord, l‘effet bombé et arrondi du liquide accroché au bord du récipient, avec le trop-plein prêt à s’écouler à l’extérieur dès le moindre choc ou si on y rajoute une goutte.
L’expression fait le parallèle entre la tension ou l’énervement qui monte (le vase qui se remplit jusqu’à être bien plein) et la casse, la fêlure ou encore le pétage de câble qui suit (le vase qui finit par déborder dès que la petite goutte de trop y a été versée).

Source

Traduction en anglais

Littérale : “The drop of water that overflows the vase”

Equivalent : “The straw that breaks the camel’s back” (La paille qui brise le dos du chameau)

La croix et la bannière

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La croix et la bannière – Les Dédexpressions

Définition de l’expression « La croix et la bannière »

De grandes complications ou difficultés.

Origine de l’expression

Cette expression s’emploie également ainsi : « C’est la croix et la bannière ».

Cette expression, sous une forme un peu différente, est attestée dès le XVe siècle, issue de l’italien. A cette époque, la religion était omniprésente, dans toutes les activités et à tous les niveaux de la société. La croix, représentant celle du Christ, était donc obligatoirement brandie en tête de toutes les processions, qu’il s’agisse des religieuses accompagnant des reliques diverses ou organisées pour des évènements particuliers, ou bien de celles destinées à accompagner l’arrivée d’un notable dans la ville.

Dans ces différentes processions, on portait aussi des étendards ou des bannières diverses, que ce soit celle de la Vierge, de la paroisse, d’une confrérie, du notable en déplacement ou de celui le recevant. Mais l’organisation de ces processions n’était pas facile, paraît-il. Les formalités, les règles à suivre, le respect de l’importance des participants, qu’elle soit honorifique ou hiérarchique, transformait parfois leur préparation en de véritables casse-têtes.
Ce qui explique le sens de « grandes complications ».

En 1690, Furetière indique que « il faut la croix et la bannière pour inviter quelqu’un » signifiait « il faut aller le chercher avec des formes telles qu’il ne puisse se dérober ».
Dans ce sens, on retrouve l’apparat, la procession organisée pour accueillir au mieux un visiteur éminent en déplacement qui, ainsi accueilli avec faste, ne pouvait décemment pas s’esquiver. Notre forme actuelle « c’est la croix et la bannière pour… » est attestée en 1822.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « The cross and the banner »

Equivalent : « A whole production » / « It’s a tall order »

Trouver la perle rare

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Trouver la perle rare – Les Dédexpressions

Les Dédexpressions présentent la définition, l’origine et la traduction en anglais de l’expression « Trouver la perle rare ».

Définition de l’expression « Trouver la perle rare »

Personne ou objet très rare, difficile à trouver.

Origine de l’expression

Si cette expression désigne une personne, il s’agit de celle dotée de compétences ou d’un physique hors normes, exceptionnel, que l’on a toujours recherchés. En revanche, s’il s’agit d’un objet, c’est le plus beau, le plus exceptionnel de tous ceux que l’on a souhaité posséder.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To find a rare pearl »

Equivalent : « To find a real gem »

Tirer sur la corde

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Tirer sur la corde – Les Dédexpressions

Définition et origine de l’expression « Tirer sur la corde »

Vis-à-vis d’autrui, « tirer sur la corde » signifie exagérer, fatiguer, être à la limite de faire craquer. Être au bord du burn out. Cela peut se dérouler dans différents contextes : au travail, à la maison, avec ses enfants. 

L’expression s’utilise pour signifier, vis-à-vis d’autrui « exagérer », « exploiter exagérément sa bienveillance », « le fatiguer à force de le solliciter » « être à la limite de le faire craquer ». Notons ici le sens métaphorique du terme « corde », en référence au « lien tendu », sous-entendu ici « prêt à craquer ».

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To pull the rope »

Equivalent : « To push one’s luck »

Le clou du spectacle

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Le clou du spectacle – Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Le clou du spectacle »

Le moment le plus intéressant, le plus intense.
Ce qui retient l’attention.

Origine de l’expression

Il n’y a malheureusement pas de certitude sur l’origine de cette expression qui date de 1878. L’interprétation la plus communément admise vient de cette pointe métallique que l’on plante dans un mur, qui sert donc à y fixer quelque chose (aussi bien que, au figuré, il fixe l’attention du spectateur), un objet suspendu qui, dans le lieu où il se trouve, va attirer l’attention tout comme le clou de l’exposition va provoquer un attroupement autour de lui.

Source

Traduction en anglais

Littérale : ‘The nail of the show’

Equivalent : ‘The high point of the show’ / ‘The climax’ / ‘The sensation’ / ‘The main point of the show’.