Passer comme une lettre à la Poste

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Définition et origine de l’expression « Passer comme une lettre à la Poste »

On utilise cette expression lorsqu’on veut dire que quelque chose passe très facilement, sans incident. Une situation qui serait très simple, limpide, sans obstacle.

Cette expression date du 19ème siècle et à l’époque, elle s’employait surtout à propos des aliments qu’on ingurgite et digère facilement et rapidement. Concrètement, elle fait l’analogie entre la bouche et la boîte postale qui ‘avale’ la lettre.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To go through like a letter at the post office »

Equivalent : « Smooth as silk » (Fluide comme de la soie)

La goutte d’eau qui fait déborder le vase

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Définition de l’expression “La goutte d’eau qui fait déborder le vase”

Lorsque l’on est amené à dire “C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase”, on veut en fait designer le petit détail supplémentaire qui rend une situation intolérable ou insupportable et qui provoque parfois une réaction violente. On fait référence à un ras le bol, une situation qui a dépassé les bornes.

Origine de l’expression

Cette expression française est apparue vers le 19ème siècle. Il s’agit d’une métaphore où le contenu d’un réservoir presque plein déborde à cause d’une goutte d’eau, une goutte de trop. On comprend l’allusion faite à la parole de trop qui pourrait engendrer une colère, similaire à une cocotte-minute en surchauffe. On connaît ces récipients remplis légèrement remplis au delà de leur bord, l‘effet bombé et arrondi du liquide accroché au bord du récipient, avec le trop-plein prêt à s’écouler à l’extérieur dès le moindre choc ou si on y rajoute une goutte.
L’expression fait le parallèle entre la tension ou l’énervement qui monte (le vase qui se remplit jusqu’à être bien plein) et la casse, la fêlure ou encore le pétage de câble qui suit (le vase qui finit par déborder dès que la petite goutte de trop y a été versée).

Source

Traduction en anglais

Littérale : “The drop of water that overflows the vase”

Equivalent : “The straw that breaks the camel’s back” (La paille qui brise le dos du chameau)

La croix et la bannière

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La croix et la bannière – Les Dédexpressions

Définition de l’expression « La croix et la bannière »

De grandes complications ou difficultés.

Origine de l’expression

Cette expression s’emploie également ainsi : « C’est la croix et la bannière ».

Cette expression, sous une forme un peu différente, est attestée dès le XVe siècle, issue de l’italien. A cette époque, la religion était omniprésente, dans toutes les activités et à tous les niveaux de la société. La croix, représentant celle du Christ, était donc obligatoirement brandie en tête de toutes les processions, qu’il s’agisse des religieuses accompagnant des reliques diverses ou organisées pour des évènements particuliers, ou bien de celles destinées à accompagner l’arrivée d’un notable dans la ville.

Dans ces différentes processions, on portait aussi des étendards ou des bannières diverses, que ce soit celle de la Vierge, de la paroisse, d’une confrérie, du notable en déplacement ou de celui le recevant. Mais l’organisation de ces processions n’était pas facile, paraît-il. Les formalités, les règles à suivre, le respect de l’importance des participants, qu’elle soit honorifique ou hiérarchique, transformait parfois leur préparation en de véritables casse-têtes.
Ce qui explique le sens de « grandes complications ».

En 1690, Furetière indique que « il faut la croix et la bannière pour inviter quelqu’un » signifiait « il faut aller le chercher avec des formes telles qu’il ne puisse se dérober ».
Dans ce sens, on retrouve l’apparat, la procession organisée pour accueillir au mieux un visiteur éminent en déplacement qui, ainsi accueilli avec faste, ne pouvait décemment pas s’esquiver. Notre forme actuelle « c’est la croix et la bannière pour… » est attestée en 1822.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « The cross and the banner »

Equivalent : « A whole production » / « It’s a tall order »

Trouver la perle rare

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Trouver la perle rare – Les Dédexpressions

Les Dédexpressions présentent la définition, l’origine et la traduction en anglais de l’expression « Trouver la perle rare ».

Définition de l’expression « Trouver la perle rare »

Personne ou objet très rare, difficile à trouver.

Origine de l’expression

Si cette expression désigne une personne, il s’agit de celle dotée de compétences ou d’un physique hors normes, exceptionnel, que l’on a toujours recherchés. En revanche, s’il s’agit d’un objet, c’est le plus beau, le plus exceptionnel de tous ceux que l’on a souhaité posséder.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To find a rare pearl »

Equivalent : « To find a real gem »

Tirer sur la corde

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Tirer sur la corde – Les Dédexpressions

Définition et origine de l’expression « Tirer sur la corde »

Vis-à-vis d’autrui, « tirer sur la corde » signifie exagérer, fatiguer, être à la limite de faire craquer. Être au bord du burn out. Cela peut se dérouler dans différents contextes : au travail, à la maison, avec ses enfants. 

L’expression s’utilise pour signifier, vis-à-vis d’autrui « exagérer », « exploiter exagérément sa bienveillance », « le fatiguer à force de le solliciter » « être à la limite de le faire craquer ». Notons ici le sens métaphorique du terme « corde », en référence au « lien tendu », sous-entendu ici « prêt à craquer ».

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To pull the rope »

Equivalent : « To push one’s luck »

Le clou du spectacle

Définition :

Le moment le plus intéressant, le plus intense.
Ce qui retient l’attention.

Origine :

Il n’y a malheureusement pas de certitude sur l’origine de cette expression qui date de 1878.

L’interprétation la plus communément admise vient de cette pointe métallique que l’on plante dans un mur, qui sert donc à y fixer quelque chose (aussi bien que, au figuré, il fixe l’attention du spectateur), un objet suspendu qui, dans le lieu où il se trouve, va attirer l’attention tout comme le clou de l’exposition va provoquer un attroupement autour de lui.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : ‘The nail of the show’

Equivalent : ‘The high point of the show’ / ‘The climax’ / ‘The sensation’ / ‘The main point of the show’.

Un moulin à paroles

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Expression « Un moulin à paroles »

Définition :

Une personne très bavarde.

Origine :

Il y a le moulin qui est nommé d’après ce qu’on y moud, comme le moulin à blé, le moulin à café ou le moulin à poivre ; mais il y a aussi celui que l’on nomme d’après ce qu’il produit comme le moulin à huile, par exemple.
Et notre moulin à paroles fait incontestablement partie de la deuxième catégorie, la personne bavarde produisant, par son bavardage incessant, une quantité intarissable de paroles.
Mais qu’y moud-t-on (sachant que ce ne sont pas des moutons) ?

Eh bien rien ! Le moulin à paroles produit inlassablement son bavardage, hélas, sans qu’on l’alimente de quoi que ce soit, sans même qu’il ait besoin d’être branché sur une prise de courant, ce qui rend d’autant plus difficile la localisation de l’interrupteur qu’on aimerait parfois trouver pour lui couper le sifflet.

Cette expression, avec son sens actuel, nous vient de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Le ‘moulin’ symbolise la mécanique qui tourne sans arrêt, entraînée par le vent ou l’eau.
Mais un siècle avant, elle existait déjà. En effet, elle a d’abord désigné la langue, cet organe qui s’agite constamment dans la bouche de celui qui ne sait pas se taire.
C’est par métonymie, que celui dont le moulin à paroles fonctionne sans discontinuer est devenu lui-même un moulin à paroles.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « A chatty windmill »

Equivalent : « A chatter box » / « To have verbal diarrhea » (Angleterre) or « A motormouth » (États-Unis)

Ce n’est pas ma tasse de thé

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Définition :

Ça ne me plaît pas, ça ne me convient pas.
Ce n’est pas mon activité préférée.

Origine :

Cette expression assez récente en France est la traduction littérale de la même expression en anglais (« it’s not my cup of tea »).

L’origine de cette expression anglaise semble perdue ; on ne sait plus pourquoi « cup of tea » s’est mis à désigner une chose, un sujet ou une personne.
Ce qu’on sait, c’est que la forme négative est apparue vers 1920, bien après la forme positive (« he is / it’s my cup of tea ») attestée à la fin du XIXe siècle pour désigner des choses ou des personnes qui plaisaient à la personne employant l’expression.

Source

Traduction en anglais :

Littérale et équivalente : « It’s not my cup of tea »

Découvrir le pot aux roses / le poteau rose

Découvrir le pot aux roses

Définition :

Secret, mystère, réalité bien cachée.

Origine :

Cette expression remonte au XIIIe siècle.
Employée avec le verbe ‘découvrir’, elle est utilisée avec la même signification que découvrir le pot au XIVe et découvrir le pot pourri au XVe.

Mais si son utilisation ancienne est avérée, son origine est très discutée.

Pour certains, cela viendrait du pot contenant le rose dont les femmes se fardaient. Sa découverte levait le voile sur la ‘tromperie’ que représentait leur teint si agréable.

La plus probable des explications viendrait d’un mélange entre le couvercle du pot, récipient banal, qui une fois soulevé permettait d’en découvrir le contenu, et du complément aux roses pouvant évoquer une préparation rare voire secrète.
Sans oublier l’ajout éventuel de la valeur érotique de rose pour désigner la virginité, l’hymen.

Enfin, M. Rat imagine (sans aucune preuve pouvant l’étayer) que l’expression viendrait du vase de roses que laissaient les belles au bord de leur fenêtre afin que leur galant puisse y déposer un mot doux, sa découverte révélant leur relation.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To discover the roses pot »

Equivalent : « To let the cat out of the bag »

Avoir la dalle

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Définition : 

Avoir très faim.

Origine :

Ce n’est qu’à partir du XVIe siècle que le mot ‘dalle’ prend le sens qu’on lui connaît aujourd’hui, à savoir une table ou une plaque de pierre.

Mais auparavant, au XIVe siècle, il avait de sens de rigole, gouttière, évier, auge ou bassin, emprunté à l’ancien normand ‘daela’. Et c’est à partir de cette acception qu’au XVe siècle, le mot, en version argotique, a désigné le gosier, cette ‘rigole’ par laquelle passent les boissons et les aliments, sens qui a donné aussi les expressions « se rincer la dalle » ou « avoir la dalle en pente » (qu’il ne faut pas confondre avec notre avoir la dalle)

Avoir la dalle date de 1960, semble-t-il (chez Auguste Le Breton). C’est une atténuation de crever la dallequi est un mélange bizarre de « crever de faim » avec cette fameuse ‘dalle’ sur laquelle glissent les aliments.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To have the slab »

Equivalent : « To die of hunger », « To starve to death » (UK) – « To be hungry enough to eat a horse » (US)