Un moulin à paroles

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Un moulin a paroles – Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Un moulin à paroles »

Une personne très bavarde.

Origine de l’expression

Il y a le moulin qui est nommé d’après ce qu’on y moud, comme le moulin à blé, le moulin à café ou le moulin à poivre ; mais il y a aussi celui que l’on nomme d’après ce qu’il produit comme le moulin à huile, par exemple.
Et notre moulin à paroles fait incontestablement partie de la deuxième catégorie, la personne bavarde produisant, par son bavardage incessant, une quantité intarissable de paroles.

Mais qu’y moud-t-on ? Le moulin à paroles produit inlassablement son bavardage, hélas, sans qu’on l’alimente de quoi que ce soit, sans même qu’il ait besoin d’être branché sur une prise de courant, ce qui rend d’autant plus difficile la localisation de l’interrupteur qu’on aimerait parfois trouver pour lui couper le sifflet.

Cette expression, avec son sens actuel, nous vient de la deuxième moitié du 18ème siècle. Le ‘moulin’ symbolise la mécanique qui tourne sans arrêt, entraînée par le vent ou l’eau. Mais un siècle avant, elle existait déjà. En effet, elle a d’abord désigné la langue, cet organe qui s’agite constamment dans la bouche de celui qui ne sait pas se taire.
C’est par métonymie que celui dont le moulin à paroles fonctionne sans discontinuer en est devenu un lui-même.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « A chatty windmill »

Equivalent : « A chatter box » / « To have verbal diarrhea » (Angleterre) or « A motormouth » (États-Unis)

Ce n’est pas ma tasse de thé

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Ce n’est pas ma tasse de thé | Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Ce n’est pas ma tasse de thé »

Cette expression signifie que quelque chose ne nous plaît pas, ne nous convient pas. Ce n’est pas notre activité préférée.

Origine de l’expression

Que vous soyez plutôt thé ou café, cette expression « Ce n’est pas ma tasse de thé » est relativement récente en France. Elle est la traduction littérale de la même expression en anglais (« it’s not my cup of tea »).

Si l’origine de cette expression anglaise semble perdue (bien que le Royaume-Uni soit l’empire du thé avec le célèbre afternoon tea), il semblerait qu’on ne sache pas pourquoi « cup of tea » s’est mis à désigner une chose, un sujet ou une personne.

En revanche, sa forme négative est apparue vers 1920, bien après la forme positive (« he is / it’s my cup of tea ») attestée à la fin du 19ème siècle pour désigner des choses ou des personnes qui plaisaient à la personne employant l’expression.

Source

Traduction en anglais

Littérale et équivalente : « It’s not my cup of tea »

Découvrir le pot aux roses / le poteau rose

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Découvrir le pot aux roses / le poteau rose | Les Dédexpressions

Définition de l’expression « Découvrir le pot aux roses / le poteau rose »

Découvrir un secret, un mystère, une réalité bien cachée.

Origine de l’expression

Cette expression date 13ème siècle et par le verbe ‘découvrir’, elle est utilisée avec la même signification que découvrir le pot au 14ème et découvrir le pot pourri au 15ème. Si son utilisation ancienne est avérée, son origine est toujours incertaine.

Selon certaines sources, cela viendrait du pot contenant le rose dont les femmes se fardaient. Sa découverte levait le voile sur la tromperie que représentait leur teint si agréable.

La plus probable des explications viendrait d’un mélange entre le couvercle du pot, récipient banal, qui une fois soulevé permettait d’en découvrir le contenu, et du complément aux roses pouvant évoquer une préparation rare voire secrète. Sans oublier l’ajout éventuel de la valeur érotique de rose pour désigner la virginité.

Enfin, l’expression pourrait venir du vase de roses que laissaient les belles au bord de leur fenêtre afin que leur galant puisse y déposer un mot doux, sa découverte révélant leur relation.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To discover the roses pot »

Equivalent : « To let the cat out of the bag »

Avoir la dalle

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Définition : 

Avoir très faim.

Origine :

Ce n’est qu’à partir du XVIe siècle que le mot ‘dalle’ prend le sens qu’on lui connaît aujourd’hui, à savoir une table ou une plaque de pierre.

Mais auparavant, au XIVe siècle, il avait de sens de rigole, gouttière, évier, auge ou bassin, emprunté à l’ancien normand ‘daela’. Et c’est à partir de cette acception qu’au XVe siècle, le mot, en version argotique, a désigné le gosier, cette ‘rigole’ par laquelle passent les boissons et les aliments, sens qui a donné aussi les expressions « se rincer la dalle » ou « avoir la dalle en pente » (qu’il ne faut pas confondre avec notre avoir la dalle)

Avoir la dalle date de 1960, semble-t-il (chez Auguste Le Breton). C’est une atténuation de crever la dallequi est un mélange bizarre de « crever de faim » avec cette fameuse ‘dalle’ sur laquelle glissent les aliments.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To have the slab »

Equivalent : « To die of hunger », « To starve to death » (UK) – « To be hungry enough to eat a horse » (US)

Habiller pour l’hiver (ou « Être habillé(e) pour l’hiver »)

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Définition de l’expression « Habiller pour l’hiver » ou « Être habillé(e) pour l’hiver »

Dire du mal (de quelqu’un).

Origine de l’expression

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est intéressant de se pencher un peu sur l’étymologie du verbe ‘habiller’, car elle est assez bizarre.
En effet, vers 1200, ‘abiller’ (construit avec le mot ‘bille’ et le préfixe ‘a-‘) veut dire « préparer une bille de bois » ou « ébrancher et écorcer »
Et alors qu’une hache sert justement à tailler le bois, le ‘h’ a été ajouté au 15ème siècle (scie, scie !) et c’est ensuite l’influence du mot ‘habit’, et dans une moindre mesure de ‘habile’, qui a fait complètement glisser le sens du verbe vers celui d’aujourd’hui.

Cela dit, dire du mal de quelqu’un, c’est aussi lui « tailler un costard » mais également « lui mettre (diverses choses) sur le dos ».
Ici, c’est la médisance ou la calomnie qui, au figuré, recouvre, enveloppe ou ‘habille’ la pauvre cible (généralement absente).

Sachant que l’expression « habiller (quelqu’un) » existe avec le même sens depuis le milieu du 18ème siècle, on peut se demander pourquoi « pour l’hiver ».
La réponse est très simple : pendant cette saison, il faut des vêtements plus épais pour ne pas avoir froid ; c’est pourquoi on imagine que les médisants se font un plaisir de rajouter des couches de calomnie, assurant que l’heureux ‘bénéficiaire’ n’aura absolument aucun problème de refroidissement.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To dress someone up for Winter » ou « To be dressed-up for Winter »

Equivalent : « To roast someone » ou « To talk about someone behind their back »

Et en anglais, ça donne quoi ?

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Les Dédexpressions

Toucher du bois

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Définition :

Conjurer le mauvais sort.

Origine :

La signification de cette expression est explicite : il ne s’agit là que d’un geste superstitieux, souvent accompagné de la parole « je touche du bois ! », tout aussi efficace que de « croiser les doigts » ou de se signer, selon les convictions ou les habitudes de chacun.
Ce geste est supposé empêcher que des bâtons viennent se mettre dans les roues des projets de celui qui y participe ou lui permettre d’exaucer ses voeux de santé, de gain au Loto…

Apparemment, cette superstition remonte à très loin, puisque les les Perses et les Egyptiens la pratiquaient déjà.
Pour les premiers, ce serait parce qu’ils pratiquaient le ‘mazdéisme’, religion dans laquelle le fait de toucher du bois permettait de se mettre sous la puissance protectrice d’Atar, le génie du feu.
Pour les seconds, ce serait parce qu’il pensaient que le bois diffusait une forme de magnétisme bénéfique.

Au Moyen Âge, les chrétiens disaient que l’habitude de toucher du bois venait de ce que le Christ avait été sacrifié sur une croix en bois : toucher du bois était donc une forme de supplication ou de prière qui permettait de se protéger de l’adversité.

Traduction en anglais :
Littérale : « To touch wood »
Equivalent : « To touch wood » (Angleterre), « To knock on wood » (Etats-Unis)

Chapeau bas !

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Définition :

Quelle remarquable performance !

Origine :

Cette expression tire son origine dans nos coutumes de politesses, qui invitent les hommes à se découvrir le chef en certaines occasions. Face à une performance notable, en guise de respect, on était ainsi prié de faire chapeau bas.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : “Hats low”

Equivalent : “Hats off”

 

 

Trouver chaussure à son pied

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Définition :

Trouver ce dont on a besoin.
Rencontrer la personne qui convient.

Origine :

Cette locution apparaît au début du XVIIe siècle, mais avec un sens bien différent puisqu’elle voulait dire « trouver quelqu’un qui résiste », le ‘à’ signifiant ‘contre’, à l’époque, et l’image étant celle d’un pied chaussé appuyant contre le sien.

Son sens actuel est une métaphore basée sur quelque chose de parfaitement compréhensible : une chaussure de taille inadaptée peut très vite devenir extrêmement désagréable et douloureuse ; pour se chausser, mieux vaut donc trouver des souliers à la fois à la bonne taille et ayant une forme adaptée aux pieds qu’ils vont chausser.
De là la généralisation au fait de trouver quelque chose dont on a besoin (et donc qui convient).

Mais on ne peut pas faire l’impasse sur le singulier (on ne dit pas « trouver chaussures [adaptées] à ses pieds ») qui n’est pas si singulier que ça quand on comprend les sous-entendus sexuels que véhicule cette expression, ‘le’ pied et ‘la’ chaussure étant bien deux choses situées sous la ceinture et destinées à rentrer l’un dans l’autre.
Il en reste d’ailleurs le sens de la rencontre de la personne qui convient.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To find a shoe for one’s foot »

Equivalent : « To find the one » ou « To find what you’re looking for »

 

 

Être né avec une cuillère d’argent dans la bouche

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Définition : 

Être né riche / dans une famille riche.
Ne pas avoir de soucis pécuniaires à se faire pour son avenir, dès la naissance.

Origine : 

Cette expression, dont la date d’apparition en France n’est pas précise, est une traduction littérale de la version anglaise « born with a silver spoon in his mouth » dont la première attestation en Angleterre se trouverait dans une traduction de Don Quichotte de Cervantès parue en 1712.
Aux États-Unis, elle apparaît en 1780 dans un des volumes de l' »Adams Family Correspondence ».

Si les cuillères ont d’abord été en bois, elles ont ensuite été principalement fabriquées en étain. Mais, dans les familles riches, il était de tradition que le parrain offre à son filleul une cuillère en argent au moment de son baptême, ce métal étant bien sûr une matière beaucoup plus noble et chère que l’étain.
Cet objet était donc un symbole prouvant à la fois que le bébé était né dans une famille très aisée et qu’il n’aurait donc probablement pas de soucis financiers dans le futur.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To be born with a silver spoon in the mouth. »

Equivalent : « To be born with a silver spoon in the mouth. »