Trouver chaussure à son pied

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Définition :

Trouver ce dont on a besoin.
Rencontrer la personne qui convient.

Origine :

Cette locution apparaît au début du XVIIe siècle, mais avec un sens bien différent puisqu’elle voulait dire « trouver quelqu’un qui résiste », le ‘à’ signifiant ‘contre’, à l’époque, et l’image étant celle d’un pied chaussé appuyant contre le sien.

Son sens actuel est une métaphore basée sur quelque chose de parfaitement compréhensible : une chaussure de taille inadaptée peut très vite devenir extrêmement désagréable et douloureuse ; pour se chausser, mieux vaut donc trouver des souliers à la fois à la bonne taille et ayant une forme adaptée aux pieds qu’ils vont chausser.
De là la généralisation au fait de trouver quelque chose dont on a besoin (et donc qui convient).

Mais on ne peut pas faire l’impasse sur le singulier (on ne dit pas « trouver chaussures [adaptées] à ses pieds ») qui n’est pas si singulier que ça quand on comprend les sous-entendus sexuels que véhicule cette expression, ‘le’ pied et ‘la’ chaussure étant bien deux choses situées sous la ceinture et destinées à rentrer l’un dans l’autre.
Il en reste d’ailleurs le sens de la rencontre de la personne qui convient.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To find a shoe for one’s foot »

Equivalent : « To find the one » ou « To find what you’re looking for »

 

 

Être né avec une cuillère d’argent dans la bouche

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Définition : 

Être né riche / dans une famille riche.
Ne pas avoir de soucis pécuniaires à se faire pour son avenir, dès la naissance.

Origine : 

Cette expression, dont la date d’apparition en France n’est pas précise, est une traduction littérale de la version anglaise « born with a silver spoon in his mouth » dont la première attestation en Angleterre se trouverait dans une traduction de Don Quichotte de Cervantès parue en 1712.
Aux États-Unis, elle apparaît en 1780 dans un des volumes de l' »Adams Family Correspondence ».

Si les cuillères ont d’abord été en bois, elles ont ensuite été principalement fabriquées en étain. Mais, dans les familles riches, il était de tradition que le parrain offre à son filleul une cuillère en argent au moment de son baptême, ce métal étant bien sûr une matière beaucoup plus noble et chère que l’étain.
Cet objet était donc un symbole prouvant à la fois que le bébé était né dans une famille très aisée et qu’il n’aurait donc probablement pas de soucis financiers dans le futur.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To be born with a silver spoon in the mouth. »

Equivalent : « To be born with a silver spoon in the mouth. »

 

 

 

Péter un câble

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Définition :

(Version familière de « Péter un plomb »). S’énerver de manière subite.

Origine :

Lorsque les plombs surchauffent, suite à une trop forte intensité électrique, ils « pètent », et tombent en panne. L’expression illustre ainsi un énervement soudain, d’une intensité telle que la réaction est inattendue et disproportionnée.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To break a cable » or « To break a lead »

Equivalent : « To go off the rails »

Aller se faire cuire un oeuf

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Définition :

Inciter quelqu’un à laisser tranquille.

Origine :

La cuisine était auparavant le domaine réservé de l’épouse. Le mari avait tendance à critiquer ; en pareil cas, l’épouse l’incitait à se faire cuire un oeuf, lui rappelant ainsi qu’il ne savait pas cuisiner. L’épouse obtenait donc la paix.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To go and cook oneself an egg. »

Equivalent : « Go to hell. »

Nous n’avons pas gardé les cochons ensemble !

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Définition :

Votre familiarité est inacceptable !

Origine :

Vous êtes la baronne de Latronche-Enbié et le simple boulanger chez lequel vous allez pour une fois vous fournir en pain, suite à l’absence momentanée de votre majordome, s’adresse à vous en disant « Alors ma belle dame, comment on la veut sa baguette ? Blanche ou bien cuite ? Plutôt molle ou bien dure ? ». Une telle familiarité fort déplacée de la part d’un tel gueux ne peut que vous choquer. Et, inévitablement, vous allez lui répondre : « Mais monsieur, nous n’avons pas gardé les cochons ensemble ! ».

En effet, vu de la part de personnes de la haute société qui n’acceptent pas la mixité sociale, élever des cochons ne peut qu’être le fait de personnages grossiers et de très basse classe, individus avec lesquels il est inimaginable qu’elles aient pu frayer un jour.
Une telle formule permet de remettre l’impudent personnage à sa place en lui rappelant qu’il n’est pas du même monde et en lui faisant comprendre que, si sa présence sur terre est tolérée, c’est bien uniquement parce qu’il faut des personnes comme lui pour s’occuper des viles tâches. Sans quoi…

Bon… Sans forcément pousser le bouchon aussi loin dans le mépris, l’expression est effectivement utilisée pour couper court aux familiarités considérées comme déplacées que pourrait se permettre un individu quelconque.

À la place des cochons, on peut aussi parfois trouver les oies, les dindons ou les vaches, autant d’animaux considérés comme stupides ou sales, donc susceptibles d’être dédaignés.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « We haven’t grown the pigs up together! »

Equivalent : « You have a nerve to take liberties at that »

 

Un de ces quatre

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Définition :

Un de ces jours, bientôt.

Origine :

‘Quatre’ est un nombre souvent utilisé dans les expressions, sans qu’on en connaisse vraiment la raison.
Certains évoquent le fait que l’homme normalement constitué à quatre membres, ou bien qu’il y a quatre saisons ou quatre points cardinaux.
Mais, en usage dans de nombreuses locutions, ce chiffre est en fait très imprécis. Il peut s’agir qu’une quantité faible (« ça vaut quatre sous », « c’est à quatre pas ») ou plus importante (« lui dire ses quatre vérités », « se mettre en quatre », « couper les cheveux en quatre »). Elle peut aussi évoquer des choses autres (« entre quatre planches », alors qu’il en faut au minimum six pour faire un cercueil, « tiré à quatre épingles », « aux quatre coins du monde »…). Ici, l’expression est un raccourci (une ellipse, diront certains) de « un de ces quatre matins », au sens de « un des quelques matins qui vont venir ». Elle désigne bien une quantité faible et une durée courte, mais qui reste indéterminée, ce qui explique son imprécision et son équivalence avec « bientôt ».

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To one of these four »

Equivalent : « See ya’ round! » (US) ou « See you! » (UK)

 

Il y a du monde au balcon

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Définition : 

Langage familier servant à rendre hommage aux appas généreux d’une femme.

Origine : 

Il est à remarquer que le corps humain est fréquemment converti dans la langue des expressions françaises en une maison ou un immeuble : une personne de petite taille est basse de plafond, un fou est symbolisée par l’expression française « il n’y a plus personne au logis » et celui qui n’est pas trop futé qu’il « n’a pas la lumière dans toutes les pièces ». De ce fait, notre expression française dont l’origine remonte au XIXème siècle cherche à montrer que visibles , découverts et saillants en façade comme un balcon, ce sont des seins de femme mis en valeur par un décolleté indiscret qui sont décrits dans cette expression française. L’opulence qu’ils semblent avancer se transcrit par la métaphore d’un nombre important de personnes qui se presseraient au balcon comme au théâtre pour voir la scène.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « The balcony is crowded »

Equivalent : « She’s well endowed! »

7 expressions pour illustrer la Saint-Valentin

Nous y sommes, c’est le jour J. A vous les rendez-vous amoureux avec votre moitié, les tête-à-tête romantiques au restaurant ou le dîner aux chandelles à la maison. Sans oublier ceux qui datent pour la première fois ! Et pour les célibataires, ne vous en faites pas, l’année prochaine sera plus prometteuse.

Voici 7 expressions, vues par les Dédexpressions, qui résumeront peut-être le déroulement de votre soirée Saint-Valentin :

1. Avoir le feu au cul

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Définition : Avoir des besoins sexuels intenses.

Pour en savoir plus, lisez la description de la Dédexpression « Avoir le feu au cul ».

2. Poser un lapin

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Définition : Ne pas se rendre à un rendez-vous.

Pour en savoir plus, lisez la description de la Dédexpression « Poser un lapin ».

3. Se prendre un râteau

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Définition : Subir un échec. Plus précisément, pour un dragueur ou une dragueuse, se faire éconduire.

Pour en savoir plus, lisez la description de la Dédexpression « Se prendre un râteau ».

4. Prendre son pied

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Définition : Avoir du plaisir.

Pour en savoir plus, lisez la description de la Dédexpression « Prendre son pied ».

5. Grimper au rideau

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Définition : S’alarmer, atteindre l’orgasme.

Pour en savoir plus, lisez la description de la Dédexpression « Grimper au rideau ».

6. Tailler une pipe

 

Définition : Pratiquer une fellation.

Pour en savoir plus, lisez la description de la Dédexpression « Tailler une pipe ».

7. Tenir la chandelle

Définition : Etre seul au milieu d’un couple.

Pour en savoir plus, lisez la description de la Dédexpression « Tenir la chandelle ».

Les Dédexpressions souhaitent aux Valentins et aux Valentines une belle soirée ce 14 février !

Arrondir les angles

Arrondir les angles

Définition :

Tenter de tempérer une opposition violente entre deux personnes.

Origine :

Arrondir les angles est une opposition métaphorique de l’angle et de la rondeur. L’aspect pointu de l’angle représente une dispute, un désaccord entre des personnes. A l’inverse, la rondeur symbolise la douceur et la diplomatie. Celui qui tente d’ »arrondir les angles » est donc celui qui tente d’amener un peu de calme dans une discussion houleuse.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To round the angles »

Equivalent : « To smooth things over »

Soupe au lait

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Définition : 

Qui change rapidement de caractère, qui s’emporte brutalement.

Origine :

Expression issue au XIXe siècle de la locution « monter comme une soupe au lait ».
Il suffit d’avoir expérimenté une seule fois le comportement du lait (ou de la soupe au lait) lorsqu’il se met brutalement à bouillir pour comprendre cette association avec une personne dont l’humeur change très brutalement, aussi vite que le lait redescend dès qu’on le sort du feu.

Source

Traduction en anglais : 

  • Littérale : « Milk soup »
  • Equivalent : « To have a thin skin » (Avoir la peau mince)