5 résolutions à prendre au pied de la lettre

En ce début janvier sur les chapeaux de roues, les Dédexpressions vous donnent 5 résolutions pour l’année 2018 !

1. Avoir du pain sur la planche

12279214_829383187179799_4113035294940334995_n

Définition : Avoir beaucoup de choses à faire.

Hop hop hop au travail ! 2018, c’est l’année des changements professionnels, alors autant bien s’organiser. Pour cela, il suffit de vous constituer un agenda de ministre en y notant votre emploi du temps, vos dates butoires, vos activités et vos loisirs en famille. Une bonne organisation pour un meilleur départ !

2. Prendre le taureau par les cornes

prendre-taureau-par-les-cornes

Définition : Faire face à une situation.

Après l’overdose des chocolats de Noël , quoi de mieux qu’un peu de sport ? Si le froid ou la pollution urbaine ne vous motive pas à mettre le nez dehors, un abonnement en salle de fitness fera l’affaire. De toute facon, la pratique de n’importe quelle activité physique vous mettra de bonne humeur ! Le plus important, c’est la détermination et la motivation !

3. Se fendre la poire

se-fendre-la-poire

Définition : Rire aux éclats.

Savez-vous que le rire a des bienfaits incroyables sur la santé ? Outre la dopamine, hormone du plaisir, il atténue les douleurs, améliore la circulation sanguine et booste le système immunitaire. Alors, allez-y, échangez, souriez, riez ! Tout change lorsqu’on commence à voir la vie du bon coté.

4. (ne pas) Jeter l’argent par les fenêtres

jeter l'argent par les fenetres modifie

Définition : Être extrêmement dépensier.

Afin d’éviter le moral dans les chaussettes, il est important de maîtriser ses dépenses en se constituant un budget. En se fixant un buget par poste de dépenses et par semaine, on est moins enclin à jeter l’argent par les fenêtres.

5. La nuit porte conseil

la nuit porte conseil

Définition : Il faut se laisser une nuit avant de prendre une décision importante.

Si vous devez prendre une décision importante, ne mettez pas la charrue avant les boeufs. Listez les avantages et les inconvénients si cela peut vous aider à faire le bon choix, mais ne décidez rien à la hâte ou sous le coup de la fatigue. Le temps d’une nuit peut être utile à y voir plus clair le lendemain.

Les Dédexpressions vous souhaitent une belle année 2018 !

Parler de la pluie et du beau temps

parler de la pluie et du beau temps

Définition :

Parler de banalités.

Origine :

Expression familière qui s’emploie pour exprimer le fait que l’on parle de choses sans grand intérêt avec son interlocuteur. Lorsqu’on rencontre quelqu’un dans la rue ou lorsqu’on ne trouve pas de sujet de conversation intéressant, on se met alors à parler de la météo pour éviter les silences.

Source

Traduction en anglais : 

Littérale : « To talk about rain and nice weather »

Equivalent : « To make small talk »

 

La moutarde lui monte au nez

moutarde qui monte au nez

Définition :

L’impatience l’envahit.
La colère le gagne.

Origine :

Ceux qui ont tenté l’expérience d’avaler une cuillère à soupe de moutarde forte ont une petite idée de l’image contenue dans cette expression.
Pour les autres, même si c’est plutôt l’heure du petit déjeuner, faites d’abord l’essai avant de continuer à lire.

Bien. Si vous lisez ceci, c’est que vous arrivez à nouveau à peu près à respirer. Séchez vos larmes, reprenez lentement votre souffle, on n’est pas pressés !
Alors maintenant que vous savez tous l’effet que ça fait, vous avez pu constater que ça vous a très fortement irrité les muqueuses nasales, en plus de quelques autres effets secondaires pas piqués des hannetons.

Donc, vous avez maintenant compris pourquoi le ‘nez’ est présent dans l’expression.

Pour le verbe ‘monter’, il va de soi que ce n’est pas la moutarde qui, de ses petits bras musclés, se hisse dans votre cavité nasale. Il s’agit simplement d’un usage classique dans le langage lors de manifestations physiques involontaires lorsque des mouvements d’humeurs corporelles marquent un changement de comportement : « le sang lui monte au visage » pour manifester la honte ou la colère, ou bien « les larmes lui montent aux yeux » pour indiquer une émotion particulière.

Ne reste plus qu’à expliquer la colère ou l’impatience, parce que s’il est vrai que le gobage de moutarde est un jeu stupide, il n’a pas pour autant de raisons de provoquer de tels sentiments.
En réalité, c’est un jeu sur le mot ‘irritation’, celle physique provoquée par la moutarde et celle psychologique liée à une impatience ou de la colère, qui justifie la naissance de notre expression.

Dans sa forme actuelle, elle date du XVIIe siècle, mais un siècle plus tôt, elle existait déjà sous la forme « la moutarde lui entre au nez ».

Source

Traduction en anglais : « I’m beginning to see red! » -> Traduction littérale : Je commence à voir rouge !

Avoir les deux pieds dans le même sabot

avoir les deux pieds dans le meme sabot

Définition :

Être embarrassé, incapable d’agir.
Être passif, sans initiative.

Origine :

Faites une tentative très simple : prenez une chaussure du double de votre taille normale en largeur -cherchez bien, ça peut se trouver, surtout si vous chaussez petit-, mettez-y vos deux pieds ensemble, puis tentez d’attraper votre chat.
De trois choses l’une : soit vous n’avez pas de chat et vous ne risquez pas grand chose, soit vous avez à portée de main quelque chose où vous raccrocher avant de prendre une gamelle, soit vous vous étalez superbement par terre.

Car, au cas vous ne l’auriez pas déjà compris avant même de tenter l’expérience, vous êtes fait pour avancer en déplaçant vos pieds l’un après l’autre, pas les deux en même temps.
Vos pieds accolés ensemble vous embarrassent sérieusement, vous rendent inaptes à une action mobile, sauf, peut-être, à un de ces jeux hautement intellectuels comme la course en sac, par exemple.

Il n’en a pas fallu beaucoup plus pour qu’un type qui se croyait perspicace imagine un jour cette expression avec le premier sens indiqué.

Bizarrement, on ne trouve des traces écrites de l’utilisation de cette expression qu’au XXe siècle, alors que l’usage des sabots était déjà en large perte de vitesse. C’est pourquoi certains lexicographes supposent qu’elle est tout de même antérieure.

Le deuxième sens proposé est une simple extension du premier, celui qui est incapable d’agir pouvant aussi, quand on ne connaît pas la cause de son inaction, être pris pour quelqu’un de passif ou manquant d’initiative.

Souvent employée sous une forme négative (« ce bonhomme-là, monsieur, il est loin d’avoir les deux pieds dans le même sabot »), l’expression désigne alors une personne énergique, dynamique.

Source

Traduction en anglais : « To be lacking in get up and go ». – To be lacking of initiative.

Pisser dans un violon

22281853_1378639205587525_7914265597497301742_n

Définition :

Ne servir à rien.
Faire quelque chose de complètement inutile, inefficace.

Origine :

Cette expression s’emploie très souvent dans des formes comme c’est comme si on pissait dans un violon ou bien autant pisser dans un violon ! pour indiquer l’inutilité totale de l’action ainsi qualifiée.

Pisser, mot qui vient du bas latin pissiare (pour « uriner »), n’est considéré comme vulgaire que depuis le XIXe siècle.
Auparavant, son usage était aussi naturel que la fonction elle-même, le mot uriner étant réservé au milieu médical.
De nos jours, dans le langage courant, on ne dit ni uriner, vu comme trop pédant (« Marie-Chantal, j’arrive dans deux minutes, je m’en vais d’abord uriner quelque peu »), ni pisser, trop vulgaire, mais plutôt faire pipi considéré comme acceptable et venu du monde des enfants.

Il est certain que, si on veut produire une agréable mélodie, pisser dans un violon ne servira vraiment pas à grand chose, même en visant les cordes et en y baladant le jet.
Mais pourquoi une telle association ? Pourquoi un violon au lieu d’un banjo, d’une pelle à tarte ou d’une passoire ?
Telle quelle, l’expression date de la fin du XIXe siècle, et rien ne l’explique vraiment.

Mais Alain Rey suppose que le verbe pisser n’est apparu, par plaisanterie, qu’en remplacement d’un verbe comme souffler ou siffler.
La locution d’origine aurait alors été souffler dans un violon (dont on trouve effectivement une utilisation dans un numéro de l’Apiculteurde 1901), action dont l’inutilité est flagrante lorsqu’on sait que souffler dans une flûte ou une trompette permet effectivement de produire de la musique, mais qu’avec un violon, le résultat devient tout de suite nettement moins probant.

Source

Traduction en anglais : « To piss in the wind ». – To do something that is futile and counterproductive; to waste one’s time doing something.

Courir sur le haricot

22154523_1372751056176340_4799457002348000734_n

Définition :

Importuner, exaspérer.

Origine :

Si on en croit l’histoire de « Jack et le haricot magique », il suffit de disposer d’un haricot géant pour pouvoir courir dessus.
Mais comme un tel légume ne court pas les bocaux de conserve, il est peu probable que l’explication vienne de là, d’autant plus que je ne vois pas bien le lien entre ce haricot-là et l’exaspération.

En fait, notre locution est un mélange bizarre de choses de diverses origines, mélange datant de la fin du XIXe siècle.

D’un côté, nous avons le verbe ‘courir’ (quelqu’un) qui, dans cet emploi populaire et transitif, signifie déjà tout seul ‘importuner’ dès le XVIe siècle.
D’un autre, nous avons le verbe ‘haricoter’ qui, au début du XIXe, signifie soit « être mesquin en affaires », soit « marchander sur des riens » (ce qui exaspère, forcément), ou bien encore « importuner ».
Enfin, on trouve le ‘haricot’ argotique qui signifie ‘orteil’. Et il est normal que quelqu’un qui se fait courir sur l’orteil se considère comme quelque peu importuné et sente l’éxaspération monter en lui, non ?

Source

Traduction en anglais : « To get on someone’s nerves. » – To annoy someone a lot.

Être à côté de ses pompes

21766371_1367035756747870_4640239474464439490_n

Définition :

Être rêveur.

Origine : 

Cette expression exprime un décalage par rapport à la réalité. Elle signifie qu’une personne n’est pas concentrée, qu’elle est pensive. Les « pompes », qui sont des chaussures, connotent la marche, autrement dit la direction. « Marcher à côté de ses pompes » signifie donc que l’on fait les choses sans vraiment être concentré, en n’y réfléchissant pas.

Source

L’habit ne fait pas le moine

l'habit ne fait pas le moine

Définition :

L’apparence peut être trompeuse.

Ce qui peut aussi se dire :
Il faut s’abstenir de ne juger les gens qu’à leur apparence.

Origine :

Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.

Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum‘ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe‘.

D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco.

Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

Source

Lâcher la grappe

21314445_1349457728505673_3628065557316746486_n

Définition :

Laisser quelqu’un tranquille.

Origine :

Cette expression vient de l’argot. Au XIIe siècle, la grappe était un crochet, en ancien français. L’expression désigne donc quelqu’un qui est accroché aux basques et à qui l’on demande de lâcher prise.

Source