Se regarder en chiens de faïence

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Définition :

Se regarder avec hostilité, se dévisager avec méfiance.

Origine :

La faïence est une des plus ancienne techniques pour recouvrir les poteries. C’est une céramique faite à base d’argile et d’étain.
Ce mot, qui date du XVIe siècle, vient de Faenza, ville d’Italie à partir de laquelle la faïence s’est répandue en France.

À une époque où les gens se chauffaient encore au bois, il était d’usage d’orner la cheminée de babioles décoratives diverses.
Parmi ces décorations, on trouvait régulièrement des paires de chiens en faïence qui, posés l’un en face de l’autre, semblaient se regarder fixement (et pour cause !) avec animosité.

On comprend donc aisément la naissance d’une telle expression qui date de la fin du XVIIe siècle.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To look at each other as earthenware dogs »

Equivalent : « To look daggers at each other », « To stare at one another » (UK), « To glare at each other »

 

 

Les Dédexpressions sur Planet.fr !

Un grand MERCI à l’équipe du site planet.fr pour avoir publié début décembre un très beau diaporama sur Les Dédexpressions !

Expressions à l’honneur :

Se lever du pied gauche

Tailler une pipe

Avoir le feu au cul

Voir midi à sa porte

Tirer les vers du nez

Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué

Aller se faire cuire un oeuf

Avoir la dalle

Et merci à tous pour vos messages de félicitations et encouragements permanents ! Vous êtes en or ❤ !

Un moulin à paroles

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Expression « Un moulin à paroles »

Définition :

Une personne très bavarde.

Origine :

Il y a le moulin qui est nommé d’après ce qu’on y moud, comme le moulin à blé, le moulin à café ou le moulin à poivre ; mais il y a aussi celui que l’on nomme d’après ce qu’il produit comme le moulin à huile, par exemple.
Et notre moulin à paroles fait incontestablement partie de la deuxième catégorie, la personne bavarde produisant, par son bavardage incessant, une quantité intarissable de paroles.
Mais qu’y moud-t-on (sachant que ce ne sont pas des moutons) ?

Eh bien rien ! Le moulin à paroles produit inlassablement son bavardage, hélas, sans qu’on l’alimente de quoi que ce soit, sans même qu’il ait besoin d’être branché sur une prise de courant, ce qui rend d’autant plus difficile la localisation de l’interrupteur qu’on aimerait parfois trouver pour lui couper le sifflet.

Cette expression, avec son sens actuel, nous vient de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Le ‘moulin’ symbolise la mécanique qui tourne sans arrêt, entraînée par le vent ou l’eau.
Mais un siècle avant, elle existait déjà. En effet, elle a d’abord désigné la langue, cet organe qui s’agite constamment dans la bouche de celui qui ne sait pas se taire.
C’est par métonymie, que celui dont le moulin à paroles fonctionne sans discontinuer est devenu lui-même un moulin à paroles.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « A chatty windmill »

Equivalent : « A chatter box » / « To have verbal diarrhea » (Angleterre) or « A motormouth » (États-Unis)

Ce n’est pas ma tasse de thé

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Définition :

Ça ne me plaît pas, ça ne me convient pas.
Ce n’est pas mon activité préférée.

Origine :

Cette expression assez récente en France est la traduction littérale de la même expression en anglais (« it’s not my cup of tea »).

L’origine de cette expression anglaise semble perdue ; on ne sait plus pourquoi « cup of tea » s’est mis à désigner une chose, un sujet ou une personne.
Ce qu’on sait, c’est que la forme négative est apparue vers 1920, bien après la forme positive (« he is / it’s my cup of tea ») attestée à la fin du XIXe siècle pour désigner des choses ou des personnes qui plaisaient à la personne employant l’expression.

Source

Traduction en anglais :

Littérale et équivalente : « It’s not my cup of tea »

Fêtes de fin d’année : 7 expressions pour illustrer Noël et le Nouvel An

Nous y sommes, c’est la semaine des retrouvailles en famille et entre amis, pour des heures de rires, de bonne bouffe et l’occasion de gâter ses proches. Voici quelques Dédexpressions pour mettre en lumière les fêtes de fin d’année avec humour !

Et au passage, Les Dédexpressions vous souhaitent une très belle année 2019.

1. Sur les chapeaux de roues

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Cet après-midi, ménage, recettes et préparatifs s’enchaînent à la maison, pour accueillir les uns les autres et partager un repas festif ensemble. Ça déménage !

Découvrir l’expression « Sur les chapeaux de roues »

2. Être habillé pour l’hiver

44223978_1810926885692086_2159272074802102272_nA prendre au sens propre, bien sûr ! On reste au chaud cet hiver, non loin de la cheminée, et on n’oublie pas ses gants en sortant.

Découvrez l’expression « Habiller pour l’hiver » / « Être habillé pour l’hiver ».

3. Avoir les boules

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… de Noël ! Sapin, guirlandes, bougies, chemin de table… On profite des siens dans un décor enchanteur et cosy, parce que c’est surtout ça, la magie de Noël.

Découvrez l’expression « Avoir les boules »

4. Avoir les yeux plus gros que le ventre

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On le sait tous, « manger » est le moteur des fêtes de fin d’année, alors on se fait plaisir tout en faisant attention aux excès. De toute façon, on se met à la diète dès janvier, n’est-ce pas ?

Découvrez l’expression « Avoir les yeux plus gros que le ventre »

5. Loin des yeux, près du cœur

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Tout le monde n’a pas la chance de pouvoir passer les fêtes en famille, alors pourquoi ne pas célébrer Noël 2.0 ? On saisit l’occasion pour Skyper ses proches résidant à l’autre bout de la planète et les rendre verts de jalousie à la vue d’un bon repas de Noël à la française.

Découvrez l’expression « Loin des yeux, près du cœur » / « Loin des yeux, loin du cœur »

6. Avoir la gueule de bois

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Niveau célébrations, Noël et le jour de l’An, ça promet ! Dites bonjour à une bonne gueule de bois le lendemain. Très important : on dit fermement “Non” à son ami qui se croit capable de conduire en état d’ébriété. En échange, on lui propose gentiment son canapé, et/ou on désigne un Sam par anticipation !

Découvrir l’expression « Avoir la gueule de bois »

7. Avoir la tête dans le cul

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Aux lendemains difficiles de Noël et du Jour de l’An, on prévoit évidemment le paracetamol en plus de la journée pyjama, au risque d’avoir la tête dans le cul et pour se réveiller tranquillement et démarrer la nouvelle année.

Découvrez l’expression « Avoir la tête dans le cul »

 

Découvrir le pot aux roses / le poteau rose

Découvrir le pot aux roses

Définition :

Secret, mystère, réalité bien cachée.

Origine :

Cette expression remonte au XIIIe siècle.
Employée avec le verbe ‘découvrir’, elle est utilisée avec la même signification que découvrir le pot au XIVe et découvrir le pot pourri au XVe.

Mais si son utilisation ancienne est avérée, son origine est très discutée.

Pour certains, cela viendrait du pot contenant le rose dont les femmes se fardaient. Sa découverte levait le voile sur la ‘tromperie’ que représentait leur teint si agréable.

La plus probable des explications viendrait d’un mélange entre le couvercle du pot, récipient banal, qui une fois soulevé permettait d’en découvrir le contenu, et du complément aux roses pouvant évoquer une préparation rare voire secrète.
Sans oublier l’ajout éventuel de la valeur érotique de rose pour désigner la virginité, l’hymen.

Enfin, M. Rat imagine (sans aucune preuve pouvant l’étayer) que l’expression viendrait du vase de roses que laissaient les belles au bord de leur fenêtre afin que leur galant puisse y déposer un mot doux, sa découverte révélant leur relation.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To discover the roses pot »

Equivalent : « To let the cat out of the bag »

Se lever du pied gauche

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Définition :

Être de mauvaise humeur (dès le réveil).
Mal commencer une journée.

Origine :

Tout homme normal est droitier, c’est bien connu. Il est donc très maladroit (ou très gauche) de ses membres gauches.
Par conséquent, tout homme normal se lève de son lit en commençant par poser son pied droit par terre ; c’est d’une totale évidence, n’est-ce pas ?

Si, par malheur, il vient à poser d’abord son pied gauche à celui du lit, c’est que, par métaphore, la journée démarre très mal, ce qui, on le conçoit bien, peut mettre de fort mauvaise humeur.

Même si c’est un tantinet capillotracté, il ne faut pas chercher plus loin l’origine de cette expression.

Cela dit, on ne peut oublier quand même que ‘gauche’ se disait avant ‘senestre’, mot qui a la même origine que ‘sinistre’. Alors on ne peut s’empêcher de faire un lien, même s’il est ténu.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To wake-up from the left foot »

Equivalent : « To get out of the wrong side of the bed » or « To be off color »

Avoir les jambes en coton

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Définition :

Se sentir faible, ne plus avoir de force dans les jambes.

Origine :

Expression française du milieu du XIXème créée par Stendhal dans la Charteuse de parme. C’est tout simplement le signe d’un malaise, un état de fatigue passagère entraînant une baisse d’énergie et des jambes en coton ne peuvent soutenir quelqu’un.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To have legs made of cotton »

Equivalent : « To feel groggy »

Avoir la dalle

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Définition : 

Avoir très faim.

Origine :

Ce n’est qu’à partir du XVIe siècle que le mot ‘dalle’ prend le sens qu’on lui connaît aujourd’hui, à savoir une table ou une plaque de pierre.

Mais auparavant, au XIVe siècle, il avait de sens de rigole, gouttière, évier, auge ou bassin, emprunté à l’ancien normand ‘daela’. Et c’est à partir de cette acception qu’au XVe siècle, le mot, en version argotique, a désigné le gosier, cette ‘rigole’ par laquelle passent les boissons et les aliments, sens qui a donné aussi les expressions « se rincer la dalle » ou « avoir la dalle en pente » (qu’il ne faut pas confondre avec notre avoir la dalle)

Avoir la dalle date de 1960, semble-t-il (chez Auguste Le Breton). C’est une atténuation de crever la dallequi est un mélange bizarre de « crever de faim » avec cette fameuse ‘dalle’ sur laquelle glissent les aliments.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To have the slab »

Equivalent : « To die of hunger », « To starve to death » (UK) – « To be hungry enough to eat a horse » (US)

Habiller pour l’hiver (ou « Être habillé(e) pour l’hiver »)

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Définition :

Dire du mal (de quelqu’un).

Origine :

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est intéressant de se pencher un peu sur l’étymologie du verbe ‘habiller’, car elle est assez bizarre.
En effet, vers 1200, ‘abiller’ (construit avec le mot ‘bille’ et le préfixe ‘a-‘) veut dire « préparer une bille de bois » ou « ébrancher et écorcer »
Et alors qu’une hache sert justement à tailler le bois, le ‘h’ a été ajouté au XVe siècle (scie, scie !) et c’est ensuite l’influence du mot ‘habit’, et dans une moindre mesure de ‘habile’, qui a fait complètement glisser le sens du verbe vers celui d’aujourd’hui.

Cela dit, dire du mal de quelqu’un, c’est aussi lui « tailler un costard » mais également « lui mettre (diverses choses) sur le dos ».
Ici, c’est la médisance ou la calomnie qui, au figuré, recouvre, enveloppe ou ‘habille’ la pauvre cible (généralement absente).

Sachant que l’expression « habiller (quelqu’un) » existe avec le même sens depuis le milieu du XVIIIe siècle, on peut se demander pourquoi « pour l’hiver ».
La réponse est très simple : pendant cette saison, il faut des vêtements plus épais pour ne pas avoir froid ; c’est pourquoi on imagine que les médisants se font un plaisir de rajouter des couches de calomnie, assurant que l’heureux ‘bénéficiaire’ n’aura absolument aucun problème de refroidissement.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To dress someone up for Winter » or « To be dressed-up for Winter »

Equivalent : « To roast someone » or « To talk about someone behind their back »