Pleurer comme une madeleine

Définition :

Pleurer abondamment.

Origine :

On se doute bien qu’une jolie petite madeleine à la peau bien bronzée et à la chair moelleuse doit être extrêmement triste à l’idée de finir sa vie en étant broyée par les dents d’un gourmand ; mais de là à servir de modèle de pleureuse, c’est quand même douteux.

Je ne vous étonnerai donc pas en vous informant que l’origine de cette expression est ailleurs.
Il suffit déjà de remplacer le ‘m’ de ‘madeleine’ par une majuscule, pour comprendre que la Madeleine qui nous intéresse ici est une femme. Reste à savoir laquelle.

Eh bien il nous faut remonter à la première moitié du premier siècle de notre ère.
Comme vous connaissez par coeur la Bible, et même s’il existe de nombreuses variantes de l’histoire de Marie la Magdaléenne (alias Marie-Madeleine ou Madeleine, du grec Magdalênê), vous savez qu’une ancienne prostituée (anonyme selon certains, Marie-Madeleine selon d’autres) envahie par le remords a tellement pleuré devant le Christ en lui confessant ses péchés, qu’elle a pu lui laver les pieds de ses pleurs, avant de les sécher avec ses cheveux.
Il n’en a pas fallu beaucoup plus pour qu’elle devienne le modèle de notre expression.

Si la première apparition de cette locution semble être chez Balzac au XIXe siècle, au XIIIe, « faire la Madeleine » voulait dire « affecter le repentir ».

Source

Traduction en anglais :

Littérale : “Cry like a madeleine”

Equivalent : “Cry a river” ou “Cry buckets” ou “Cry like a baby” ou “Burst into tears”.

Tirer sur la corde

tirer sur la corde dedexpressions audrey langevin

Définition :

Vis-à-vis d’autrui : exagérer, fatiguer, être à la limite de faire craquer.

Origine :

L’expression « tirer sur la corde » s’utilise pour signifier, vis-à-vis d’autrui « exagérer », « exploiter exagérément sa bienveillance », « le fatiguer à force de le solliciter » « être à la limite de le faire craquer ». Notons ici le sens métaphorique du terme « corde », en référence au « lien tendu », sous-entendu ici « prêt à craquer ».

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To pull the rope »

Equivalent : « To push one’s luck »

Il n’y a pas le feu au lac !

Il n'y a pas le feu au lac Les Dédexpressions

Définition :

On n’est pas pressés.
Il n’y a aucune urgence.
Ça peut attendre.

Origine :

L’expression d’origine, qui date du XXe siècle, est tout simplement « il n’y a pas le feu » ou, en raccourci, « y’a pas l’feu ».
Son message est très clair : s’il n’y a pas le feu, il n’y a aucune raison de se presser (sous-entendu : pour aller l’éteindre).

Si quelques facétieux ont jugé utile de rajouter « au lac », c’est par moquerie de la proverbiale lenteur de nos amis Suisses qui sont supposés avoir du mal à se dépêcher : « y’a l’feu ou bien ? Bon alors si y’a pas l’feu, on n’a vraiment pas besoin de s’presser » (à prononcer avec l’accent traînant et chantant suisse, bien sûr).

Pourquoi « au lac » ? Eh bien simplement parce que le Léman est un des symboles de la Suisse et que l’ajout de l’absurdité d’un lac qui prendrait feu ne fait que rajouter un cran dans la moquerie. Mais on trouve aussi « dans les montres » ou même « au robinet ».

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « There’s no fire on the lake! »

Equivalent : « Where’s the fire? » (Etats-Unis) or « There’s no panic » (Angleterre)

Souffler le chaud et le froid

Définition :

Dire tout et son contraire.

Origine :

Cette expression apparaîtrait pour la première fois dans l’une des fables d’Ésope, un écrivain phrygien du VIIe siècle avant Jésus-Christ. Elle est réutilisée des siècles plus tard par Jean de la Fontaine en 1668 dans Le Satyre et le Passant. Son sens est resté le même jusqu’à nos jours.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To blow the hot and the cold »

Equivalent : « To blow/blowing hot and cold »

Le clou du spectacle

Définition :

Le moment le plus intéressant, le plus intense.
Ce qui retient l’attention.

Origine :

Il n’y a malheureusement pas de certitude sur l’origine de cette expression qui date de 1878.

L’interprétation la plus communément admise vient de cette pointe métallique que l’on plante dans un mur, qui sert donc à y fixer quelque chose (aussi bien que, au figuré, il fixe l’attention du spectateur), un objet suspendu qui, dans le lieu où il se trouve, va attirer l’attention tout comme le clou de l’exposition va provoquer un attroupement autour de lui.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : ‘The nail of the show’

Equivalent : ‘The high point of the show’ / ‘The climax’ / ‘The sensation’ / ‘The main point of the show’.

Le monde est petit

le monde est petit les dédexpressions audrey langevin

Définition :

Se dit quand on croise par hasard quelqu’un que l’on connaît.

Origine :

Cette expression très usuelle dans le langage français fait référence au fait que l’on peut rencontrer une connaissance par hasard, dans un lieu souvent inattendu. Elle s’emploie depuis la fin du XIXe siècle.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « The world is small »

Equivalent : « It is a small world »

Se regarder en chiens de faïence

se regarder en chiens de faience les dedexpressions

Définition :

Se regarder avec hostilité, se dévisager avec méfiance.

Origine :

La faïence est une des plus ancienne techniques pour recouvrir les poteries. C’est une céramique faite à base d’argile et d’étain.
Ce mot, qui date du XVIe siècle, vient de Faenza, ville d’Italie à partir de laquelle la faïence s’est répandue en France.

À une époque où les gens se chauffaient encore au bois, il était d’usage d’orner la cheminée de babioles décoratives diverses.
Parmi ces décorations, on trouvait régulièrement des paires de chiens en faïence qui, posés l’un en face de l’autre, semblaient se regarder fixement (et pour cause !) avec animosité.

On comprend donc aisément la naissance d’une telle expression qui date de la fin du XVIIe siècle.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To look at each other as earthenware dogs »

Equivalent : « To look daggers at each other », « To stare at one another » (UK), « To glare at each other »