Payer rubis sur l’ongle

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Payer rubis sur l’ongle (ou « Rubis sur ongle ») – Les Dedexpressions

Définition de l’expression « Payer rubis sur l’ongle » ou « Rubis sur l’ongle »

Payer comptant et totalement.

Origine

Cette expression viendrait du 17ème siècle. A cette époque, cette expression s’employait de cette façon : « faire rubis sur l’ongle ». Selon plusieurs sources, lors de beuveries en l’honneur d’une personne absente, il était d’usage de garder au fond du verre une goutte, de la verser sur l’ongle du pouce, puis de la lécher pour marquer l’affection porté à la personne. Et si le verre était rempli de vin, une toute petite goutte pouvait passer pour un rubis.

C’est devenu une métaphore pour dire « payer jusqu’au dernier sou ». « Payer rubis sur l’ongle » ou « Rubis sur ongle » signifie payer ses dettes au centime près pour que les bons comptes fassent les bons amis.

Quant à la partie « rubis », le liquide ayant été progressivement oublié, c’est le deuxième sens qui a d’abord été maintenu avant qu’on n’associe plus l’expression qu’à un paiement comptant et en totalité.

Au contraire de l’expression « Jeter l’argent par les fenêtres« , celle-ci tient dans le fait de s’engager à payer ou à rembourser l’argent que l’on doit en intégralité.

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To pay ruby on nail »

Equivalent : « To pay on the nail », « To pay cash on the barrelhead »

Avoir des oursins dans les poches

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Avoir des oursins dans les poches | Les Dédexpressions

Définition de « Avoir des oursins dans les poches »

Être avare. Être radin(e). Ne pas vouloir dépenser de l’argent, ou très peu.

Origine de l’expression

Le mot ‘oursin’, qui date du milieu du 16ème siècle, serait une déformation de ‘ourson’, le petit de l’animal bien connu ; mais selon d’autres versions, il serait issu de l’appellation en occitan « orsin de mar ».

Cet échinoderme qu’on appelle aussi « hérisson de mer » ou « châtaigne de mer », est entouré d’une multitude de piquants qu’il vaut mieux éviter de se planter dans les doigts. 

On peut alors s’imaginer qu’une personne qui aurait des oursins dans sa poche ou dans son porte-monnaie, éviterait intelligemment (ou stratégiquement) d’y fourrer la main pour en retirer de l’argent. Quelle bonne excuse !

Et cet empêchement constant d’accéder à ses billets, ne pourrait que la faire passer pour avare à celui qui ne serait pas informé de la présence de ces petits animaux.

Nous connaissons toutes et tous des radins ou radines dans notre entourage, des personnes qui refusent de diviser l’addition au restaurant, par exemple, ou qui comptent au centime près lorsqu’ils font les courses. Ca peut prendre du temps ! Ou bien ce rendez-vous galant au bar où l’on pensait se faire inviter, mais en réalité on doit payer son propre verre. 

Avoir des oursins dans les poches peut avoir des bons côtés, mais aussi des moins bons ! Il s’agit de trouver le bon équilibre pour ne pas non plus se priver à longueur de temps.

Et vous ? Avez-vous tendance à avoir des oursins dans les poches ou à jeter l’argent par les fenêtres ? Commentez au bas de cet article 🙂

Source

Traduction en anglais

Littérale : « To have urchins in the pockets »

Equivalent : « To have long / deep pockets and short arms »

Donc, en anglais, ça donnerait…

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Les Dédexpressions

 

Trois francs six sous

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Définition :

Expression familière, se dit de quelque chose qui ne vaut pas grand chose.

Une toute petite somme d’argent.

Source

Origine : 

Rapidement trois francs six sous s’est mis à ne représenter que très peu d’argent. A la fin du 19ème siècle, cette somme représentait une journée de travail d’un ouvrier dans une usine de production ou à la mine. Douze heures de dur labeur pour gagner une si petite somme permettant certes d’acheter à manger mais guère plus.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « Three francs six sub »

Equivalent : « Cheap »

Être né avec une cuillère d’argent dans la bouche

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Définition : 

Être né riche / dans une famille riche.
Ne pas avoir de soucis pécuniaires à se faire pour son avenir, dès la naissance.

Origine : 

Cette expression, dont la date d’apparition en France n’est pas précise, est une traduction littérale de la version anglaise « born with a silver spoon in his mouth » dont la première attestation en Angleterre se trouverait dans une traduction de Don Quichotte de Cervantès parue en 1712.
Aux États-Unis, elle apparaît en 1780 dans un des volumes de l' »Adams Family Correspondence ».

Si les cuillères ont d’abord été en bois, elles ont ensuite été principalement fabriquées en étain. Mais, dans les familles riches, il était de tradition que le parrain offre à son filleul une cuillère en argent au moment de son baptême, ce métal étant bien sûr une matière beaucoup plus noble et chère que l’étain.
Cet objet était donc un symbole prouvant à la fois que le bébé était né dans une famille très aisée et qu’il n’aurait donc probablement pas de soucis financiers dans le futur.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To be born with a silver spoon in the mouth. »

Equivalent : « To be born with a silver spoon in the mouth. »

 

 

 

Vouloir le beurre, l’argent du beurre (et l’cul d’la crémière)

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Définition :

Tout vouloir, sans contrepartie. Vouloir gagner sur tous les plans.

Origine :

L’usage de cette expression de la fin du XIXe siècle.
Le bon sens paysan veut qu’on ne puisse pas, honnêtement, vendre le beurre qu’on vient de fabriquer, en garder l’argent, mais garder aussi le beurre, histoire de pouvoir le revendre encore et encore.

Vouloir toujours tout garder à soi, vouloir tout gagner sans rien laisser aux autres, c’est vouloir le beurre et l’argent du beurre.

Source

‘Le cul de la crémière’, c’est le bonus et ça relève du langage familier, bien sûr.

Traduction en anglais :

Littérale : « To want the butter and the butter’s money too. » (and the milk lady’s ass)

Equivalent : « To have one’s bread and eat it » ou « Have your cake and eat it, too » ou « To want to have your cake and eat it »

Jeter l’argent par les fenêtres

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Définition :

Être extrêmement dépensier.

Origine :

Au Moyen-Âge, en l’absence de tout-à-l’égout, les fenêtres voyaient passer toutes sortes de choses, et il ne faisait pas bon passer dessous à ce moment là ; on pouvait en effet se faire décorer de liquides souillés ou d’immondices diverses. On y jetait aussi parfois des pièces de monnaie pour récompenser le troubadour de passage (ou le faire partir vite, s’il chantait comme Assurancetourix). Mais l’image que véhicule cette expression se comprend très aisément : celui qui jetterait son argent par les fenêtres de son logement gaspillerait aussi stupidement sa fortune qu’en la dépensant à acheter des quantités de choses sans intérêt ou inutiles.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To throw money out the window »

Equivalent : « To throw money down the drain » ou « To pour money down a rat hole »