Mon petit doigt m’a dit

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Définition :

Je l’ai appris ou entendu par une source que je ne veux pas dévoiler.
Je soupçonne que tu veux me le cacher.

Origine :

Il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre le pourquoi de cette expression ou plutôt, le pourquoi du choix du petit doigt utilisé pour indiquer qu’on ne veut pas désigner sa source ou qu’on a des soupçons.

A la fin du XIXe siècle, quelques érudits insatisfaits de la simplicité de l’origine, ont voulu croire que ‘doigt’ était une déformation de ‘dé’, raccourci de ‘Dieu’, le seul omniscient, capable de tout savoir sur tous.
Mais il semble bien qu’ils se soient mis le petit doigt dans l’oeil.

Si, en joignant le geste à la parole, vous dites à votre enfant qu’un de vos doigts vous a chuchoté à l’oreille qu’il a fait pipi dans le pot de fleur (ou toute autre bêtise faite avec témoins rapporteurs), ce n’est naturellement pas le pouce que vous allez tenter de faire entrer au début de votre conduit auditif, mais le petit doigt.
En effet, de par sa taille, ce doigt, très justement nommé l’auriculaire, est celui qui est le plus adapté pour servir de délateur imaginaire dans le creux de l’oreille.

Pour les incrédules devant tant de simplicité, voici une réplique d’Argan dans la scène VIII de l’acte II du Malade Imaginaire de Molière :
« Voilà mon petit doigt pourtant qui gronde quelque chose. (Il met son doigt à son oreille.) Attendez. Eh! ah, ah! oui? Oh, oh! voilà mon petit doigt qui me dit quelque chose que vous avez vu, et que vous ne m’avez pas dit. »
Ce qui prouve bien qu’il en est ainsi au moins depuis le XVIIe siècle.

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Passer du coq à l’âne

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Définition :

Passer d’un sujet à un autre.

Origine :

Cette expression serait un dérivé de celle datant du XIVe siècle : « saillir du coq à l’asne ». Au XIIIe siècle, le mot « asne » désignait une cane. « Saillir » quant à lui n’a pas changé de sens, il signifie toujours « s’accoupler ». Or, il semble que les coqs essaient parfois de se reproduire avec des canes. « Saillir du coq à l’asne » serait donc devenu « passer du coq à l’âne » par déformation du mot « ane » sans accent. Cette expression signifie que l’on parle d’un sujet puis d’un autre alors que ceux-ci n’ont pas de liens directs.

Source

Les Dédexpressions sur Tendance Ouest !

2017-06-21 19_42_08-En Normandie _ actualité, musique et loisirs avec Tendance Ouest

Eh bien voici l’article paru sur le journal Tendance Ouest Calvados jeudi dernier et qui présente les Dédexpressions !

Et l’enregistrement de mon passage à la radio le jour précédent sur l’émission « La Normandie qui bouge » à 7h.

Je suis évidemment ravie de ces bonnes nouvelles, et continuer à vous faire sourire est tout ce qui m’importe ! Merci pour vos nombreuses interactions qui me font rire chaque semaine, et d’être toujours plus nombreuses et nombreux à suivre ma page Les Dédexpressions ! Votre amour pour cette passion qui me colle aux baskets depuis des lustres me va droit au coeur (ou comment combiner trois expressions en une).

Alors merci, et bienvenue aux nouveaux fans ! ❤

Jeter la pierre

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Définition :

Etre le premier à accuser une personne.

Origine :

Cette expression remonte à la nuit des temps. Elle fait allusion à l’Evangile et à la « première pierre » jetée sur la femme adultère. En effet à cette époque, la religion punissait de lapidation ceux et celles qui commettaient certains pêchés (dont l’adultère). Les premières pierres étaient jetées par les témoins du crime et les suivants continuaient à lapider le fautif jusqu’à ce que mort s’en suive. Une variante est apparue au milieu du XVe siècle où l’on disait « jeter des pierres dans le jardin des voisins » pour les accuser de quelque chose.

Source

 

 

 

 

 

 

La nuit porte conseil

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Définition :

Il faut se laisser une nuit avant de prendre une décision importante. Une nuit de sommeil est une rupture qui permet de prendre la distance nécessaire avec les faits avant d’agir en conséquence.

Origine :

Ce proverbe est considéré comme dérivé de la forme : « La nuit est mère de conseil », répertoriée dès le XVIème siècle.

Source

Avoir plusieurs cordes à son arc

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Définition :

Avoir des ressources multiples pour atteindre un objectif.

Origine :

Au XIIIe siècle, on disait « avoir deux cordes à son arc ». Au fil du temps, « deux » est devenu « plusieurs ». Il s’agit d’une image renvoyant à celle d’un archer qui doit prévoir plusieurs flèches et plusieurs cordes pour son arc au cas où son matériel se casserait ou viendrait à lui manquer. C’est cette image qui donne tout son sens à l’expression, à savoir qu’il peut y avoir plusieurs façons d’atteindre un seul et même but.

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Ne pas être sorti de l’auberge

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Définition :

Ne pas en avoir fini avec les difficultés ou les ennuis.

Origine :

Voilà une expression du XIXe siècle en apparence étrange, car il semble difficile d’associer les ennuis avec une auberge, généralement destinée à être accueillante.
Et, à part dans l’auberge de Peyrebeille, dite « L’Auberge rouge », quand on décide de sortir du lieu, rien ne nous empêche de le faire, pour peu qu’on ait payé notre dû.

Il nous faut donc nous tourner vers l’argot et plus précisément celui des voleurs pour comprendre le sens de cette expression.
En effet, dans ce monde-là, le terme « auberge » désigne la prison, ce lieu où le voleur trouve gîte et couvert, comme dans une auberge, une fois qu’il a été capturé et condamné.
Autant dire qu’une fois qu’il y est enfermé, non seulement il est loin d’en avoir fini avec les ennuis de la captivité, promiscuité et sévices divers, entre autres, mais il aura beaucoup de mal à en sortir de son propre chef.

Cette expression en a donné une complémentaire qui est « sortir de l’auberge » pour « se tirer d’un mauvais pas », donc des ennuis dus à la situation pénible dans laquelle on se trouvait.

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Mettre son grain de sel

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Définition :

S’immiscer, en général mal à propos, dans une une conversation ou une affaire.

Origine :

Expression récente du XXe siècle, elle viendrait d’une traduction du latin ‘cum grano salis’ qui signifiait « avec un grain de sel ».

Ici, le ‘grain de sel’ doit être compris comme une ‘contribuction active’ mais peu souhaitée, sans que l’origine du sens négatif ou péjoratif ne soit connu.

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Avoir la tête dans les nuages

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Définition :

Être rêveur, être distrait.

Origine :

Expression qui s’emploie pour qualifier quelqu’un qui semble être un peu déconnecté de la réalité. Par opposition, on retrouve l’expression avoir les pieds sur terre pour parler d’une personne responsable avec le sens des réalités.

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Sans queue ni tête

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Définition :

Incohérent, incompréhensible.

Origine :

Normalement, toute histoire qui tient la route comprend un début compréhensible (« Il était une fois une méchante sorcière qui préparait une mixture empoisonnée en deux coups de cuillère à crapaud… ») et une fin du même acabit (« …ils vécurent quelques années seulement en concubinage, juste le temps de faire une palanquée de mioches insupportables avant qu’il soit emporté par le tétanos et que, de désespoir, elle s’immole par le feu »).

Le début, qui généralement met en place les personnages et les lieux, c’est l’introduction ou la tête ; et la fin, c’est la conclusion ou la queue. Et avec ce qu’on trouve entre ces deux-là, l’ensemble est supposé faire quelque chose de cohérent et compréhensible.
Enlevez les deux extrémités et l’histoire perd beaucoup de sa cohérence. C’est simplement ce que veut dire l’expression.

Bien sûr, quelques habitués des supplices imposés aux diptères diront que toute histoire, même sans queue ni tête, a forcément un début et une fin ; un peu comme une saucisse dont vous coupez les deux bouts, mais à laquelle il reste toujours deux bouts quand même, que vous pouvez ensuite recouper, et ainsi de suite jusqu’à ce que vous entamiez vos doigts.
Oui, mais une saucisse sans ses deux bouts initiaux n’est plus vendable, tout comme une histoire sans sa queue ni sa tête d’origine n’est plus racontable, car plus compréhensible.

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