Appuyer sur le champignon

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Appuyer sur le champignon | Les Dédexpressions

Définition :

Accélérer.

Origine :

Dans notre monde moderne, on pourrait croire que notre expression vient de ces jeux télévisés, comme le célèbre « Questions pour un champion ».

En effet, les candidats ont devant eux un gros champignon plastique. Sur ce dernier, ils doivent appuyer rapidement (d’où l’idée de vitesse) pour déclencher un signal dès qu’ils pensent avoir la bonne réponse.

Si cette expression argotique est utilisée dans le monde automobile, c’est parce qu’elle en provient directement depuis le 20ème siècle.

Aujourd’hui, les pédales de nos véhicules motorisés (accélérateur, frein, embrayage) sont généralement des plaques plus ou moins recourbées.

En revanche, autrefois, lorsque les premiers véhicules automobiles sont apparus, c’était différent. La pédale d’accélérateur était constituée d’une tige métallique droite surmontée d’une demi-boule, l’ensemble ressemblant beaucoup à un champignon.

Alors celui qui voulait monter à l’ébouriffante vitesse de 80 kilomètres par heure, devait impérativement appuyer à fond sur le champignon de son bolide pour y arriver.

Et lorsque le ‘champignon’ était complètement enfoncé, en butée proche du plancher du véhicule, on conduisait le champignon au plancher.

Cette expression s’emploie aussi maintenant hors du monde des véhicules motorisés, lorsqu’il est question d’accélérer quelque chose, de « passer à la vitesse supérieure ».

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To push on the mushroom »

Equivalent : « To step on the gas », « To put the metal on the pedal », « To put the pedal to the metal », « To step on it »

Quiz : les Dédexpressions se mettent au vert pour l’environnement

En période de réchauffement climatique et de recherches de solutions plus favorables à l’environnement.

Les Dédexpressions vous proposent de répondre à un quiz rigolo. Voici une série d’expressions françaises liées à la nature à deviner.

Peut-être obtiendrez-vous un sans-faute ? A vous de jouer, et bonne chance !

Le ciel lui/nous tombe sur la tête

Définition :

Quand on est victime d’un gros souci, d’un problème important. Quand on a beaucoup de gros problèmes. Quand on reçoit un nouvelle inattendue et très surprenante.

Source

Origine :

Il s’agit d’une croyance religieuse : convaincus que la voûte céleste est soutenue par des colonnes, les Gaulois pensent que celle-ci s’effondrera la fin du monde venue. Car ces peuples sont très religieux. Ils vénèrent de nombreuses divinités, comme Taranis, le dieu du Ciel ou Teutatès, le dieu de la Guerre. Comme chaque peuple peut avoir ses propres divinités, le panthéon des dieux gaulois est immense.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « The sky is falling on her/him/it/us »

Equivalent : « The sky is falling around my ears » ou « The sky is falling ».

Ramener sa fraise

Définition :

Se manifester hors de propos.
Agir de manière importune.
Avoir une attitude prétentieuse.
Arriver (en parlant d’une personne).

Origine :

Je ne peux pas croire que quelqu’un, après avoir cueilli une magnifique fraise bien rouge et pulpeuse, la ramène (au propriétaire du fraisier) au lieu de la manger ! Ça me semble tellement incongru que c’est tout de suite sur une piste complètement différente de celle de cet excellent fruit que je vais vous emmener.
Qui m’aime me suive, et sans ramener sa fraise !

Cette expression argotique date du début du XXe siècle.
À l’origine, elle voulait dire ‘rouspéter’ ou bien ‘ronchonner’, sans que l’origine en soit bien claire. Puis son sens a évolué.

Dans tous les cas, la fraise qui nous intéresse ici n’est qu’une des très nombreuses dénominations de la tête avec cafetière, tronche, caboche, caisson, trombine… ou bien, pour rester dans les fruits, poire, pomme, cerise, citron…
C’est pourquoi, on comprend aisément le dernier sens proposé indiquant que lorsqu’une personne amène ou ramène sa fraise, c’est qu’elle arrive ou revient.

Par extension, celui qui intervient de manière inopportune dans une discussion, par exemple, y arrive et y ramène donc aussi sa fraise.
Si on y rajoute une connotation ironique (il ramène sa fraise, mais il n’y connaît rien et il ferait mieux de se taire), on rejoint l’attitude prétentieuse.

Une ellipse de cette expression est tout simplement « la ramener » : lorsque, dans un dialogue à la Michel Audiard, un truand dit à un autre de ne surtout pas « la ramener », c’est qu’il a intérêt à garder son clapet bien fermé et ne pas venir troubler la situation.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To bring one’s strawberry »

Equivalent : « To put one’s two cents in »

 

Pleurer comme une madeleine

Définition :

Pleurer abondamment.

Origine :

On se doute bien qu’une jolie petite madeleine à la peau bien bronzée et à la chair moelleuse doit être extrêmement triste à l’idée de finir sa vie en étant broyée par les dents d’un gourmand ; mais de là à servir de modèle de pleureuse, c’est quand même douteux.

Je ne vous étonnerai donc pas en vous informant que l’origine de cette expression est ailleurs.
Il suffit déjà de remplacer le ‘m’ de ‘madeleine’ par une majuscule, pour comprendre que la Madeleine qui nous intéresse ici est une femme. Reste à savoir laquelle.

Eh bien il nous faut remonter à la première moitié du premier siècle de notre ère.
Comme vous connaissez par coeur la Bible, et même s’il existe de nombreuses variantes de l’histoire de Marie la Magdaléenne (alias Marie-Madeleine ou Madeleine, du grec Magdalênê), vous savez qu’une ancienne prostituée (anonyme selon certains, Marie-Madeleine selon d’autres) envahie par le remords a tellement pleuré devant le Christ en lui confessant ses péchés, qu’elle a pu lui laver les pieds de ses pleurs, avant de les sécher avec ses cheveux.
Il n’en a pas fallu beaucoup plus pour qu’elle devienne le modèle de notre expression.

Si la première apparition de cette locution semble être chez Balzac au XIXe siècle, au XIIIe, « faire la Madeleine » voulait dire « affecter le repentir ».

Source

Traduction en anglais :

Littérale : “Cry like a madeleine”

Equivalent : “Cry a river” ou “Cry buckets” ou “Cry like a baby” ou “Burst into tears”.

Tirer sur la corde

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Définition :

Vis-à-vis d’autrui : exagérer, fatiguer, être à la limite de faire craquer.

Origine :

L’expression « tirer sur la corde » s’utilise pour signifier, vis-à-vis d’autrui « exagérer », « exploiter exagérément sa bienveillance », « le fatiguer à force de le solliciter » « être à la limite de le faire craquer ». Notons ici le sens métaphorique du terme « corde », en référence au « lien tendu », sous-entendu ici « prêt à craquer ».

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To pull the rope »

Equivalent : « To push one’s luck »

Il n’y a pas le feu au lac !

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Définition :

On n’est pas pressés.
Il n’y a aucune urgence.
Ça peut attendre.

Origine :

L’expression d’origine, qui date du XXe siècle, est tout simplement « il n’y a pas le feu » ou, en raccourci, « y’a pas l’feu ».
Son message est très clair : s’il n’y a pas le feu, il n’y a aucune raison de se presser (sous-entendu : pour aller l’éteindre).

Si quelques facétieux ont jugé utile de rajouter « au lac », c’est par moquerie de la proverbiale lenteur de nos amis Suisses qui sont supposés avoir du mal à se dépêcher : « y’a l’feu ou bien ? Bon alors si y’a pas l’feu, on n’a vraiment pas besoin de s’presser » (à prononcer avec l’accent traînant et chantant suisse, bien sûr).

Pourquoi « au lac » ? Eh bien simplement parce que le Léman est un des symboles de la Suisse et que l’ajout de l’absurdité d’un lac qui prendrait feu ne fait que rajouter un cran dans la moquerie. Mais on trouve aussi « dans les montres » ou même « au robinet ».

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « There’s no fire on the lake! »

Equivalent : « Where’s the fire? » (Etats-Unis) or « There’s no panic » (Angleterre)

Souffler le chaud et le froid

Définition :

Dire tout et son contraire.

Origine :

Cette expression apparaîtrait pour la première fois dans l’une des fables d’Ésope, un écrivain phrygien du VIIe siècle avant Jésus-Christ. Elle est réutilisée des siècles plus tard par Jean de la Fontaine en 1668 dans Le Satyre et le Passant. Son sens est resté le même jusqu’à nos jours.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To blow the hot and the cold »

Equivalent : « To blow/blowing hot and cold »