Avoir la tête dans les nuages

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Définition :

Être rêveur, être distrait.

Origine :

Expression qui s’emploie pour qualifier quelqu’un qui semble être un peu déconnecté de la réalité. Par opposition, on retrouve l’expression avoir les pieds sur terre pour parler d’une personne responsable avec le sens des réalités.

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Sans queue ni tête

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Définition :

Incohérent, incompréhensible.

Origine :

Normalement, toute histoire qui tient la route comprend un début compréhensible (« Il était une fois une méchante sorcière qui préparait une mixture empoisonnée en deux coups de cuillère à crapaud… ») et une fin du même acabit (« …ils vécurent quelques années seulement en concubinage, juste le temps de faire une palanquée de mioches insupportables avant qu’il soit emporté par le tétanos et que, de désespoir, elle s’immole par le feu »).

Le début, qui généralement met en place les personnages et les lieux, c’est l’introduction ou la tête ; et la fin, c’est la conclusion ou la queue. Et avec ce qu’on trouve entre ces deux-là, l’ensemble est supposé faire quelque chose de cohérent et compréhensible.
Enlevez les deux extrémités et l’histoire perd beaucoup de sa cohérence. C’est simplement ce que veut dire l’expression.

Bien sûr, quelques habitués des supplices imposés aux diptères diront que toute histoire, même sans queue ni tête, a forcément un début et une fin ; un peu comme une saucisse dont vous coupez les deux bouts, mais à laquelle il reste toujours deux bouts quand même, que vous pouvez ensuite recouper, et ainsi de suite jusqu’à ce que vous entamiez vos doigts.
Oui, mais une saucisse sans ses deux bouts initiaux n’est plus vendable, tout comme une histoire sans sa queue ni sa tête d’origine n’est plus racontable, car plus compréhensible.

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Six pieds sous terre

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Définition :

Décédé.

Origine :

Cette expression date du XVIe siècle. En effet, c’est environ à cette époque que des règles strictes commencent à voir le jour quant à l’enterrement et au cimetière. Il est alors décidé que, pour éviter que les chiens ne viennent déranger les cercueils, ceux-ci devaient être enterrés à une profondeur réglementaire de 1m80 soit six pieds.

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Marcher sur des oeufs

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Définition :

Ne pas être rassuré, agir avec précaution.

Origine :

Expression très imagée qui fait référence à la démarche peu sûre que l’on adopterait si l’on devait marcher sur des oeufs par peur de les casser. Expression très largement utilisée dans le langage courant et qui retranscrit parfaitement le sentiment d’insécurité que l’on ressent.

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Avoir les boules

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Définition :

Être très énervé. En avoir assez. Avoir peur.

Origine :

Quand on est un joueur de pétanque, il est indispensable d’avoir sa paire de boules avec soi, sous peine de ne pas pouvoir les lancer.
Pour les eunuques, la pratique de ce jeu est nettement plus difficile…

Cette expression a une petite soeur, presque aussi employée « avoir les glandes ».
A l’origine, ces boules ou ces glandes désignaient sans conteste les coucougnettes ou, dans un langage plus châtié, les gonades mâles ou testicules. Mais la gestuelle qui accompagne parfois l’expression, les deux mains tenant des boules imaginaires et placées sous la gorge, laisse un doute sur les boules dont il s’agit (des ganglions ? des amygdales hypertrophiées ?), à moins que la colère soit telle qu’elles soient vraiment très remontées, bien loin du scrotum.

Son origine n’est pas réellement connue, mais elle est très récente.
Elle semble avoir été popularisée dans les cours des écoles à la fin du XXe siècle où sa concision et sa force ont rendu son adoption rapide.

Duneton indique qu’elle était déjà employée par les détenus de la prison de Fresnes dès 1965 où elle signifiait « avoir le cafard ». Mais là encore, la genèse de cette expression n’est pas connue.

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Avoir du toupet

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Définition :

Avoir de l’audace.

Origine :

Au XVIe siècle, on trouvait en Italie des « bravi », sortes de tueurs à gages, auxquels les grands seigneurs faisaient parfois appel pour se débarasser de leurs concurrents. Les bravi étaient rarement condamnés puisque protégés par les commanditaires des meurtres. Pour autant, ils ne souhaitaient pas être reconnus. C’est pourquoi ils se cachaient à l’aide d’un « toupet », sorte de grosse tresse de cheveux, qu’ils rabattaient sur leur visage au moment d’agir. Ils utilisaient également parfois des bas et se laissaient pousser la moustache. Aujourd’hui, on dit d’une personne qu’elle « a du toupet » lorsqu’elle fait preuve d’une grande audace, en référence aux bravi d’Italie qui tuaient de sang froid pour de l’argent.

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Chier des bulles

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Définition :

Autrement dit : « Ca va chier des bulles ! » (familier, vulgaire) pour signifier : ça va barder, il va y avoir du grabuge, ça va être difficile.

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Origine :

Considérant l’expression « Ca va barder », en voici les origines :

‘Barder’ est un verbe argotique qui nous vient du milieu militaire depuis la fin du XIXe siècle où il signifiait « être astreint à un travail pénible ».
Il ne semble pas y avoir d’explication claire sur l’évolution de ce sens vers celui d’aujourd’hui. Pas plus qu’il n’y a de certitude sur l’origine de ce verbe dans son acception initiale.

Il est régulièrement rattaché au mot ‘bard’ qui désignait soit une sorte de civière, soit un chariot bas, les deux destinés à transporter des charges. ‘Barder’ voulait alors dire ‘charger’ avec une connotation de pénibilité (qu’on retrouve dans le verbe argotique militaire).

Mais certains évoquent aussi la ‘barde’ qui était autrefois une armure faite de lames de fer, qui existait aussi bien pour le cavalier que pour le cheval. Or, porter cette lourde armure était quelque chose de pénible.

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Au pied de la lettre

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Définition :

Dans le sens strict des mots.
En n’en faisant aucune interprétation.
Scrupuleusement (prendre quelque chose, exécuter un ordre…).

Origine :

Cette expression existe depuis le XVIe siècle.
Pied y a le sens de ‘mesure’ (à la mesure de la lettre).

Elle viendrait d’une allusion à la Bible dans un passage de laquelle (la deuxième lettre aux Corinthiens – 3,6) la lettre, l’interprétation littérale des mots, est clairement opposée à l’esprit, le véritable message ou l’intention dissimulé sous les mots.

Certains ont lié l’origine au pied (au bas) d’une lettre ou d’un courrier.
Mais apparemment, rien ne permet de valider cette hypothèse.

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Mettre (ou Avoir) la puce à l’oreille

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Définition :

Eveiller l’attention, la méfiance, les soupcons (avoir l’attention éveillée, se douter de quelque chose ou se méfier de quelqu’un).

Origine :

Cette expression a changé de sens au cours des siècles.
Elle est attestée pour la première fois au XIIIe, sous la forme mettre la puche en l’oreille, à une époque où les petits parasites pullulaient, quel que soit le niveau social de leur hôte, et où les tourments qu’ils provoquaient occupaient les esprits et les mains (pour des séances de grattage où il n’y avait rien à gagner).
Bizarrement, elle signifiait alors « provoquer ou avoir un désir amoureux », sens que Jean de la Fontaine utilisait encore dans ses ‘Contes’ :

« Fille qui pense à son amant absent
Toute la nuit, dit-on, à la puce à l’oreille »

Au XVIIe siècle, l’expression se transforme, le ‘à’ remplace le ‘en’ et, surtout, le sens devient « être inquiet, agité », comme pour quelqu’un qui aurait senti une puce venir se loger dans son conduit auditif et qui en craindrait les conséquences ‘démangeatoires’.

Parallèlement, dès le XIVe siècle, on évoquait déjà les oreilles qui sifflaient ou démangeaient lorsque quelqu’un était supposé parler de vous.

C’est probablement l’association de ces bizarres démangeaisons (‘méfiez-vous, quelqu’un dit du mal de vous !’) et de l’inquiétude de quelqu’un ayant la puce à l’oreille qui a donné le sens moderne de cette expression.

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