Vivre d’amour et d’eau fraîche

42507539_1771552516296190_8428804809376661504_n

Définition : 

Vivre de peu ou de rien.

Origine :

Expression un peu ironique qui fait allusion au fait que si l’on s’alimente juste d’amour et d’eau fraîche, on a alors besoin de peu pour vivre. On a tendance à utiliser cette expression pour qualifier les personnes qui perdent l’appétit au début d’une relation amoureuse.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To live of love and cold water »

Equivalent : « All you need is love. »

Trouver chaussure à son pied

31870877_1576605072457603_656133589645131776_n

Définition :

Trouver ce dont on a besoin.
Rencontrer la personne qui convient.

Origine :

Cette locution apparaît au début du XVIIe siècle, mais avec un sens bien différent puisqu’elle voulait dire « trouver quelqu’un qui résiste », le ‘à’ signifiant ‘contre’, à l’époque, et l’image étant celle d’un pied chaussé appuyant contre le sien.

Son sens actuel est une métaphore basée sur quelque chose de parfaitement compréhensible : une chaussure de taille inadaptée peut très vite devenir extrêmement désagréable et douloureuse ; pour se chausser, mieux vaut donc trouver des souliers à la fois à la bonne taille et ayant une forme adaptée aux pieds qu’ils vont chausser.
De là la généralisation au fait de trouver quelque chose dont on a besoin (et donc qui convient).

Mais on ne peut pas faire l’impasse sur le singulier (on ne dit pas « trouver chaussures [adaptées] à ses pieds ») qui n’est pas si singulier que ça quand on comprend les sous-entendus sexuels que véhicule cette expression, ‘le’ pied et ‘la’ chaussure étant bien deux choses situées sous la ceinture et destinées à rentrer l’un dans l’autre.
Il en reste d’ailleurs le sens de la rencontre de la personne qui convient.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To find a shoe for one’s foot »

Equivalent : « To find the one » ou « To find what you’re looking for »

 

 

Être né avec une cuillère d’argent dans la bouche

31292653_1568978119886965_1774920465623720453_n

Définition : 

Être né riche / dans une famille riche.
Ne pas avoir de soucis pécuniaires à se faire pour son avenir, dès la naissance.

Origine : 

Cette expression, dont la date d’apparition en France n’est pas précise, est une traduction littérale de la version anglaise « born with a silver spoon in his mouth » dont la première attestation en Angleterre se trouverait dans une traduction de Don Quichotte de Cervantès parue en 1712.
Aux États-Unis, elle apparaît en 1780 dans un des volumes de l' »Adams Family Correspondence ».

Si les cuillères ont d’abord été en bois, elles ont ensuite été principalement fabriquées en étain. Mais, dans les familles riches, il était de tradition que le parrain offre à son filleul une cuillère en argent au moment de son baptême, ce métal étant bien sûr une matière beaucoup plus noble et chère que l’étain.
Cet objet était donc un symbole prouvant à la fois que le bébé était né dans une famille très aisée et qu’il n’aurait donc probablement pas de soucis financiers dans le futur.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To be born with a silver spoon in the mouth. »

Equivalent : « To be born with a silver spoon in the mouth. »

 

 

 

Il y a du monde au balcon

27658023_1496832373768207_7482318094360771314_n

Définition : 

Langage familier servant à rendre hommage aux appas généreux d’une femme.

Origine : 

Il est à remarquer que le corps humain est fréquemment converti dans la langue des expressions françaises en une maison ou un immeuble : une personne de petite taille est basse de plafond, un fou est symbolisée par l’expression française « il n’y a plus personne au logis » et celui qui n’est pas trop futé qu’il « n’a pas la lumière dans toutes les pièces ». De ce fait, notre expression française dont l’origine remonte au XIXème siècle cherche à montrer que visibles , découverts et saillants en façade comme un balcon, ce sont des seins de femme mis en valeur par un décolleté indiscret qui sont décrits dans cette expression française. L’opulence qu’ils semblent avancer se transcrit par la métaphore d’un nombre important de personnes qui se presseraient au balcon comme au théâtre pour voir la scène.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « The balcony is crowded »

Equivalent : « She’s well endowed! »

La moutarde lui monte au nez

moutarde qui monte au nez les dedexpressions
La moutarde lui monte au nez – Les Dédexpressions

Définition de l’expression « La moutarde lui monte au nez »

L’impatience l’envahit.
La colère le gagne.

Origine de l’expression

Ceux qui ont tenté l’expérience d’avaler une cuillère à soupe de moutarde forte ont une petite idée de l’image contenue dans cette expression.
Pour les autres, même si c’est plutôt l’heure du petit déjeuner, faites d’abord l’essai avant de continuer à lire.

Bien. Si vous lisez ceci, c’est que vous arrivez à nouveau à peu près à respirer. Séchez vos larmes, reprenez lentement votre souffle, on n’est pas pressés !
Alors maintenant que vous savez tous l’effet que ça fait, vous avez pu constater que ça vous a très fortement irrité les muqueuses nasales, en plus de quelques autres effets secondaires pas piqués des hannetons.

Donc, vous avez maintenant compris pourquoi le ‘nez’ est présent dans l’expression.

Pour le verbe ‘monter’, il va de soi que ce n’est pas la moutarde qui, de ses petits bras musclés, se hisse dans votre cavité nasale. Il s’agit simplement d’un usage classique dans le langage lors de manifestations physiques involontaires lorsque des mouvements d’humeurs corporelles marquent un changement de comportement : « le sang lui monte au visage » pour manifester la honte ou la colère, ou bien « les larmes lui montent aux yeux » pour indiquer une émotion particulière.

Ne reste plus qu’à expliquer la colère ou l’impatience, parce que s’il est vrai que le gobage de moutarde est un jeu stupide, il n’a pas pour autant de raisons de provoquer de tels sentiments.
En réalité, c’est un jeu sur le mot ‘irritation’, celle physique provoquée par la moutarde et celle psychologique liée à une impatience ou de la colère, qui justifie la naissance de notre expression.

Dans sa forme actuelle, elle date du 17ème siècle, mais un siècle plus tôt, elle existait déjà sous la forme « la moutarde lui entre au nez ».

Et vous, la moutarde vous monte-t-elle souvent au nez ? Commentez au bas de cet article.

Source

Traduction en anglais : 

  • Littérale : « The mustard climbs up his nose »
  • Equivalent : « I’m beginning to see red! »

Donc, en anglais, ça donnerait…

la moutarde lui monte au nez beginning to see red les dedexpressions
Les Dédexpressions

Avoir les deux pieds dans le même sabot

avoir les deux pieds dans le meme sabot

Définition :

Être embarrassé, incapable d’agir.
Être passif, sans initiative.

Origine :

Faites une tentative très simple : prenez une chaussure du double de votre taille normale en largeur -cherchez bien, ça peut se trouver, surtout si vous chaussez petit-, mettez-y vos deux pieds ensemble, puis tentez d’attraper votre chat.
De trois choses l’une : soit vous n’avez pas de chat et vous ne risquez pas grand chose, soit vous avez à portée de main quelque chose où vous raccrocher avant de prendre une gamelle, soit vous vous étalez superbement par terre.

Car, au cas vous ne l’auriez pas déjà compris avant même de tenter l’expérience, vous êtes fait pour avancer en déplaçant vos pieds l’un après l’autre, pas les deux en même temps.
Vos pieds accolés ensemble vous embarrassent sérieusement, vous rendent inaptes à une action mobile, sauf, peut-être, à un de ces jeux hautement intellectuels comme la course en sac, par exemple.

Il n’en a pas fallu beaucoup plus pour qu’un type qui se croyait perspicace imagine un jour cette expression avec le premier sens indiqué.

Bizarrement, on ne trouve des traces écrites de l’utilisation de cette expression qu’au XXe siècle, alors que l’usage des sabots était déjà en large perte de vitesse. C’est pourquoi certains lexicographes supposent qu’elle est tout de même antérieure.

Le deuxième sens proposé est une simple extension du premier, celui qui est incapable d’agir pouvant aussi, quand on ne connaît pas la cause de son inaction, être pris pour quelqu’un de passif ou manquant d’initiative.

Souvent employée sous une forme négative (« ce bonhomme-là, monsieur, il est loin d’avoir les deux pieds dans le même sabot »), l’expression désigne alors une personne énergique, dynamique.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To have both feet in the same clog »

Equivalent : « To be lacking in get up and go »

Se dorer la pilule

se dorer la pilule

Définition :

Présenter sous une apparence trompeuse, trop favorable.
Faire accepter une chose désagréable au moyen de paroles aimables, flatteuses.

Origine :

Qu’est-ce qu’une pilule ?
C’est un assemblage de substances diverses presenté sous la forme d’une petite boule et supposé avoir un effet positif sur nombre de maux. Autrefois, elles étaient directement fabriquées par les apothicaires.

Mais ces pilules avaient deux gros défauts :

  • Elles avaient souvent un goût infâme ;
  • Elles avaient tendance à coller entre elles

Pour contrer ces désagréments, les pharmaciens de l’époque avaient pour habitude d’utiliser une pratique décrite au XVIIe siècle : ils enrobaient ces choses d’une couche de sucre ou, pour certains, d’une fine pellicule d’argent, voire d’or.
Il va de soi que, avec ce dernier type de revêtement, le prix du médicament montait alors en flèche. Mais dans tous les cas, la pilule était alors autrement moins dure à avaler.

C’est ainsi que « dorer la pilule » est devenu une manière de présenter sous un jour favorable une chose peu agréable.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To gild the pill »

Equivalent : « To gild the pill »

Mon petit doigt m’a dit

19260370_1293901927394587_3324256916090434228_n

Définition :

Je l’ai appris ou entendu par une source que je ne veux pas dévoiler.
Je soupçonne que tu veux me le cacher.

Origine :

Il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre le pourquoi de cette expression ou plutôt, le pourquoi du choix du petit doigt utilisé pour indiquer qu’on ne veut pas désigner sa source ou qu’on a des soupçons.

A la fin du XIXe siècle, quelques érudits insatisfaits de la simplicité de l’origine, ont voulu croire que ‘doigt’ était une déformation de ‘dé’, raccourci de ‘Dieu’, le seul omniscient, capable de tout savoir sur tous.
Mais il semble bien qu’ils se soient mis le petit doigt dans l’oeil.

Si, en joignant le geste à la parole, vous dites à votre enfant qu’un de vos doigts vous a chuchoté à l’oreille qu’il a fait pipi dans le pot de fleur (ou toute autre bêtise faite avec témoins rapporteurs), ce n’est naturellement pas le pouce que vous allez tenter de faire entrer au début de votre conduit auditif, mais le petit doigt.
En effet, de par sa taille, ce doigt, très justement nommé l’auriculaire, est celui qui est le plus adapté pour servir de délateur imaginaire dans le creux de l’oreille.

Pour les incrédules devant tant de simplicité, voici une réplique d’Argan dans la scène VIII de l’acte II du Malade Imaginaire de Molière :
« Voilà mon petit doigt pourtant qui gronde quelque chose. (Il met son doigt à son oreille.) Attendez. Eh! ah, ah! oui? Oh, oh! voilà mon petit doigt qui me dit quelque chose que vous avez vu, et que vous ne m’avez pas dit. »
Ce qui prouve bien qu’il en est ainsi au moins depuis le XVIIe siècle.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « My little finger told me »

Equivalent : « A little bird told me »

Avoir la tête dans les nuages

18449486_1242886045829509_7339605258708299981_o

Définition :

Être rêveur, être distrait.

Origine :

Expression qui s’emploie pour qualifier quelqu’un qui semble être un peu déconnecté de la réalité. Par opposition, on retrouve l’expression avoir les pieds sur terre pour parler d’une personne responsable avec le sens des réalités.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To have one’s head in the clouds »

Equivalent : « To have one’s head in the clouds » ou « To be in the clouds »