Mettre (avoir) la puce à l’oreille

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Définition :

Eveiller l’attention, la méfiance, les soupcons (avoir l’attention éveillée, se douter de quelque chose ou se méfier de quelqu’un).

Origine :

Cette expression a changé de sens au cours des siècles.
Elle est attestée pour la première fois au XIIIe, sous la forme mettre la puche en l’oreille, à une époque où les petits parasites pullulaient, quel que soit le niveau social de leur hôte, et où les tourments qu’ils provoquaient occupaient les esprits et les mains (pour des séances de grattage où il n’y avait rien à gagner).
Bizarrement, elle signifiait alors « provoquer ou avoir un désir amoureux », sens que Jean de la Fontaine utilisait encore dans ses ‘Contes’ :

« Fille qui pense à son amant absent
Toute la nuit, dit-on, à la puce à l’oreille »

Au XVIIe siècle, l’expression se transforme, le ‘à’ remplace le ‘en’ et, surtout, le sens devient « être inquiet, agité », comme pour quelqu’un qui aurait senti une puce venir se loger dans son conduit auditif et qui en craindrait les conséquences ‘démangeatoires’.

Parallèlement, dès le XIVe siècle, on évoquait déjà les oreilles qui sifflaient ou démangeaient lorsque quelqu’un était supposé parler de vous.

C’est probablement l’association de ces bizarres démangeaisons (‘méfiez-vous, quelqu’un dit du mal de vous !’) et de l’inquiétude de quelqu’un ayant la puce à l’oreille qui a donné le sens moderne de cette expression.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To put (or have) a flea to one’s ear »

Equivalent : « To put a bug (or a flea) in someone’s ear »

Les murs ont des oreilles

murs ont oreilles

Définition :

Une conversation privée risque d’être entendue.

Origine :

Cette expression est apparue vers 1622 sous la forme « les murailles ont des oreilles ». En 1627, les « murailles » ont été remplacées par des « parois » pour en arriver à la forme actuelle vers 1690. Elle signifie qu’une conversation risque d’être entendue et de causer des ennuis à ses auteurs. Il s’agit alors de donner le sens de l’ouïe à des pierres, ce qui est tout à fait extravagant. Cependant, on utilise également cette expression dans un sens plus figuré lorsque deux personnes discutent en privé, mais avec des gens autour d’eux.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « Walls have ears »

Equivalent : « Walls have ears »