Souffler le chaud et le froid

Définition :

Dire tout et son contraire.

Origine :

Cette expression apparaîtrait pour la première fois dans l’une des fables d’Ésope, un écrivain phrygien du VIIe siècle avant Jésus-Christ. Elle est réutilisée des siècles plus tard par Jean de la Fontaine en 1668 dans Le Satyre et le Passant. Son sens est resté le même jusqu’à nos jours.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To blow the hot and the cold »

Equivalent : « To blow/blowing hot and cold »

Le clou du spectacle

Définition :

Le moment le plus intéressant, le plus intense.
Ce qui retient l’attention.

Origine :

Il n’y a malheureusement pas de certitude sur l’origine de cette expression qui date de 1878.

L’interprétation la plus communément admise vient de cette pointe métallique que l’on plante dans un mur, qui sert donc à y fixer quelque chose (aussi bien que, au figuré, il fixe l’attention du spectateur), un objet suspendu qui, dans le lieu où il se trouve, va attirer l’attention tout comme le clou de l’exposition va provoquer un attroupement autour de lui.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : ‘The nail of the show’

Equivalent : ‘The high point of the show’ / ‘The climax’ / ‘The sensation’ / ‘The main point of the show’.

Le monde est petit

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Définition :

Se dit quand on croise par hasard quelqu’un que l’on connaît.

Origine :

Cette expression très usuelle dans le langage français fait référence au fait que l’on peut rencontrer une connaissance par hasard, dans un lieu souvent inattendu. Elle s’emploie depuis la fin du XIXe siècle.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « The world is small »

Equivalent : « It is a small world »

Se regarder en chiens de faïence

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Définition :

Se regarder avec hostilité, se dévisager avec méfiance.

Origine :

La faïence est une des plus ancienne techniques pour recouvrir les poteries. C’est une céramique faite à base d’argile et d’étain.
Ce mot, qui date du XVIe siècle, vient de Faenza, ville d’Italie à partir de laquelle la faïence s’est répandue en France.

À une époque où les gens se chauffaient encore au bois, il était d’usage d’orner la cheminée de babioles décoratives diverses.
Parmi ces décorations, on trouvait régulièrement des paires de chiens en faïence qui, posés l’un en face de l’autre, semblaient se regarder fixement (et pour cause !) avec animosité.

On comprend donc aisément la naissance d’une telle expression qui date de la fin du XVIIe siècle.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To look at each other as earthenware dogs »

Equivalent : « To look daggers at each other », « To stare at one another » (UK), « To glare at each other »

 

 

Les Dédexpressions sur Planet.fr !

Un grand MERCI à l’équipe du site planet.fr pour avoir publié début décembre un très beau diaporama sur Les Dédexpressions !

Expressions à l’honneur :

Se lever du pied gauche

Tailler une pipe

Avoir le feu au cul

Voir midi à sa porte

Tirer les vers du nez

Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué

Aller se faire cuire un oeuf

Avoir la dalle

Et merci à tous pour vos messages de félicitations et encouragements permanents ! Vous êtes en or ❤ !

Un moulin à paroles

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Expression « Un moulin à paroles »

Définition :

Une personne très bavarde.

Origine :

Il y a le moulin qui est nommé d’après ce qu’on y moud, comme le moulin à blé, le moulin à café ou le moulin à poivre ; mais il y a aussi celui que l’on nomme d’après ce qu’il produit comme le moulin à huile, par exemple.
Et notre moulin à paroles fait incontestablement partie de la deuxième catégorie, la personne bavarde produisant, par son bavardage incessant, une quantité intarissable de paroles.
Mais qu’y moud-t-on (sachant que ce ne sont pas des moutons) ?

Eh bien rien ! Le moulin à paroles produit inlassablement son bavardage, hélas, sans qu’on l’alimente de quoi que ce soit, sans même qu’il ait besoin d’être branché sur une prise de courant, ce qui rend d’autant plus difficile la localisation de l’interrupteur qu’on aimerait parfois trouver pour lui couper le sifflet.

Cette expression, avec son sens actuel, nous vient de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Le ‘moulin’ symbolise la mécanique qui tourne sans arrêt, entraînée par le vent ou l’eau.
Mais un siècle avant, elle existait déjà. En effet, elle a d’abord désigné la langue, cet organe qui s’agite constamment dans la bouche de celui qui ne sait pas se taire.
C’est par métonymie, que celui dont le moulin à paroles fonctionne sans discontinuer est devenu lui-même un moulin à paroles.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « A chatty windmill »

Equivalent : « A chatter box » / « To have verbal diarrhea » (Angleterre) or « A motormouth » (États-Unis)

Ce n’est pas ma tasse de thé

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Définition :

Ça ne me plaît pas, ça ne me convient pas.
Ce n’est pas mon activité préférée.

Origine :

Cette expression assez récente en France est la traduction littérale de la même expression en anglais (« it’s not my cup of tea »).

L’origine de cette expression anglaise semble perdue ; on ne sait plus pourquoi « cup of tea » s’est mis à désigner une chose, un sujet ou une personne.
Ce qu’on sait, c’est que la forme négative est apparue vers 1920, bien après la forme positive (« he is / it’s my cup of tea ») attestée à la fin du XIXe siècle pour désigner des choses ou des personnes qui plaisaient à la personne employant l’expression.

Source

Traduction en anglais :

Littérale et équivalente : « It’s not my cup of tea »

Fêtes de fin d’année : 7 expressions pour illustrer Noël et le Nouvel An

Nous y sommes, c’est la semaine des retrouvailles en famille et entre amis, pour des heures de rires, de bonne bouffe et l’occasion de gâter ses proches. Voici quelques Dédexpressions pour mettre en lumière les fêtes de fin d’année avec humour !

Et au passage, Les Dédexpressions vous souhaitent une très belle année 2019.

1. Sur les chapeaux de roues

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Cet après-midi, ménage, recettes et préparatifs s’enchaînent à la maison, pour accueillir les uns les autres et partager un repas festif ensemble. Ça déménage !

Découvrir l’expression « Sur les chapeaux de roues »

2. Être habillé pour l’hiver

44223978_1810926885692086_2159272074802102272_nA prendre au sens propre, bien sûr ! On reste au chaud cet hiver, non loin de la cheminée, et on n’oublie pas ses gants en sortant.

Découvrez l’expression « Habiller pour l’hiver » / « Être habillé pour l’hiver ».

3. Avoir les boules

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… de Noël ! Sapin, guirlandes, bougies, chemin de table… On profite des siens dans un décor enchanteur et cosy, parce que c’est surtout ça, la magie de Noël.

Découvrez l’expression « Avoir les boules »

4. Avoir les yeux plus gros que le ventre

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On le sait tous, « manger » est le moteur des fêtes de fin d’année, alors on se fait plaisir tout en faisant attention aux excès. De toute façon, on se met à la diète dès janvier, n’est-ce pas ?

Découvrez l’expression « Avoir les yeux plus gros que le ventre »

5. Loin des yeux, près du cœur

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Tout le monde n’a pas la chance de pouvoir passer les fêtes en famille, alors pourquoi ne pas célébrer Noël 2.0 ? On saisit l’occasion pour Skyper ses proches résidant à l’autre bout de la planète et les rendre verts de jalousie à la vue d’un bon repas de Noël à la française.

Découvrez l’expression « Loin des yeux, près du cœur » / « Loin des yeux, loin du cœur »

6. Avoir la gueule de bois

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Niveau célébrations, Noël et le jour de l’An, ça promet ! Dites bonjour à une bonne gueule de bois le lendemain. Très important : on dit fermement “Non” à son ami qui se croit capable de conduire en état d’ébriété. En échange, on lui propose gentiment son canapé, et/ou on désigne un Sam par anticipation !

Découvrir l’expression « Avoir la gueule de bois »

7. Avoir la tête dans le cul

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Aux lendemains difficiles de Noël et du Jour de l’An, on prévoit évidemment le paracetamol en plus de la journée pyjama, au risque d’avoir la tête dans le cul et pour se réveiller tranquillement et démarrer la nouvelle année.

Découvrez l’expression « Avoir la tête dans le cul »