Avoir les jambes en coton

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Définition :

Se sentir faible, ne plus avoir de force dans les jambes.

Origine :

Expression française du milieu du XIXème créée par Stendhal dans la Charteuse de parme. C’est tout simplement le signe d’un malaise, un état de fatigue passagère entraînant une baisse d’énergie et des jambes en coton ne peuvent soutenir quelqu’un.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To have legs made of cotton »

Equivalent : « To feel groggy »

Avoir la dalle

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Définition : 

Avoir très faim.

Origine :

Ce n’est qu’à partir du XVIe siècle que le mot ‘dalle’ prend le sens qu’on lui connaît aujourd’hui, à savoir une table ou une plaque de pierre.

Mais auparavant, au XIVe siècle, il avait de sens de rigole, gouttière, évier, auge ou bassin, emprunté à l’ancien normand ‘daela’. Et c’est à partir de cette acception qu’au XVe siècle, le mot, en version argotique, a désigné le gosier, cette ‘rigole’ par laquelle passent les boissons et les aliments, sens qui a donné aussi les expressions « se rincer la dalle » ou « avoir la dalle en pente » (qu’il ne faut pas confondre avec notre avoir la dalle)

Avoir la dalle date de 1960, semble-t-il (chez Auguste Le Breton). C’est une atténuation de crever la dallequi est un mélange bizarre de « crever de faim » avec cette fameuse ‘dalle’ sur laquelle glissent les aliments.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To have the slab »

Equivalent : « To die of hunger », « To starve to death » (UK) – « To be hungry enough to eat a horse » (US)

Habiller pour l’hiver (ou « Être habillé(e) pour l’hiver »)

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Définition :

Dire du mal (de quelqu’un).

Origine :

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est intéressant de se pencher un peu sur l’étymologie du verbe ‘habiller’, car elle est assez bizarre.
En effet, vers 1200, ‘abiller’ (construit avec le mot ‘bille’ et le préfixe ‘a-‘) veut dire « préparer une bille de bois » ou « ébrancher et écorcer »
Et alors qu’une hache sert justement à tailler le bois, le ‘h’ a été ajouté au XVe siècle (scie, scie !) et c’est ensuite l’influence du mot ‘habit’, et dans une moindre mesure de ‘habile’, qui a fait complètement glisser le sens du verbe vers celui d’aujourd’hui.

Cela dit, dire du mal de quelqu’un, c’est aussi lui « tailler un costard » mais également « lui mettre (diverses choses) sur le dos ».
Ici, c’est la médisance ou la calomnie qui, au figuré, recouvre, enveloppe ou ‘habille’ la pauvre cible (généralement absente).

Sachant que l’expression « habiller (quelqu’un) » existe avec le même sens depuis le milieu du XVIIIe siècle, on peut se demander pourquoi « pour l’hiver ».
La réponse est très simple : pendant cette saison, il faut des vêtements plus épais pour ne pas avoir froid ; c’est pourquoi on imagine que les médisants se font un plaisir de rajouter des couches de calomnie, assurant que l’heureux ‘bénéficiaire’ n’aura absolument aucun problème de refroidissement.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To dress someone up for Winter » or « To be dressed-up for Winter »

Equivalent : « To roast someone » or « To talk about someone behind their back »

Toucher du bois

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Définition :

Conjurer le mauvais sort.

Origine :

La signification de cette expression est explicite : il ne s’agit là que d’un geste superstitieux, souvent accompagné de la parole « je touche du bois ! », tout aussi efficace que de « croiser les doigts » ou de se signer, selon les convictions ou les habitudes de chacun.
Ce geste est supposé empêcher que des bâtons viennent se mettre dans les roues des projets de celui qui y participe ou lui permettre d’exaucer ses voeux de santé, de gain au Loto…

Apparemment, cette superstition remonte à très loin, puisque les les Perses et les Egyptiens la pratiquaient déjà.
Pour les premiers, ce serait parce qu’ils pratiquaient le ‘mazdéisme’, religion dans laquelle le fait de toucher du bois permettait de se mettre sous la puissance protectrice d’Atar, le génie du feu.
Pour les seconds, ce serait parce qu’il pensaient que le bois diffusait une forme de magnétisme bénéfique.

Au Moyen Âge, les chrétiens disaient que l’habitude de toucher du bois venait de ce que le Christ avait été sacrifié sur une croix en bois : toucher du bois était donc une forme de supplication ou de prière qui permettait de se protéger de l’adversité.

Traduction en anglais :
Littérale : « To touch wood »
Equivalent : « To touch wood » (Angleterre), « To knock on wood » (Etats-Unis)

Avoir des atomes crochus (avec quelqu’un)

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Définition : 

Avoir des affinités avec quelqu’un, une complicité, des points communs.

Origine :

Cette expression vient de traités de physique réalisés par des atomistes grecs de l’antiquité tels que Démocrite et Epicure entre 460 ans et 270 ans av. J-C. Ces scientifiques y déclaraient : « Enfin, les corps que nous voyons, durs et massifs, doivent leur cohésion à des atomes plus crochus, plus intimement liés et entrelacés en ramifications complexes ».

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To have hooked atoms »

Equivalent : « To hit it off with somebody »

Vivre d’amour et d’eau fraîche

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Définition : 

Vivre de peu ou de rien.

Origine :

Expression un peu ironique qui fait allusion au fait que si l’on s’alimente juste d’amour et d’eau fraîche, on a alors besoin de peu pour vivre. On a tendance à utiliser cette expression pour qualifier les personnes qui perdent l’appétit au début d’une relation amoureuse.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To live of love and cold water »

Equivalent : « All you need is love. »

Avoir un cœur d’artichaut

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Définition :

Tomber facilement et souvent amoureux.

Origine :

Le coeur désigne ici le centre du végétal, le fond d’artichaut duquel se détachent de nombreuses feuilles, une pour chaque personne présente, tout comme quelqu’un qui a un coeur d’artichaut donne un peu d’amour à chaque personne qui lui semble digne d’intérêt.

Cette expression qui date de la fin du XIXe siècle vient de la forme proverbiale « coeur d’artichaut, une feuille pour tout le monde ».

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To have a heart made of artichoke »

Equivalent : « To be fickle » (être inconstant, changeant)

Trois francs six sous

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Définition :

Expression familière, se dit de quelque chose qui ne vaut pas grand chose.

Une toute petite somme d’argent.

Source

Origine : 

Rapidement trois francs six sous s’est mis à ne représenter que très peu d’argent. A la fin du 19ème siècle, cette somme représentait une journée de travail d’un ouvrier dans une usine de production ou à la mine. Douze heures de dur labeur pour gagner une si petite somme permettant certes d’acheter à manger mais guère plus.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « Three francs six sub »

Equivalent : « Cheap »