Lâcher la grappe

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Définition :

Laisser quelqu’un tranquille.

Origine :

Cette expression vient de l’argot. Au XIIe siècle, la grappe était un crochet, en ancien français. L’expression désigne donc quelqu’un qui est accroché aux basques et à qui l’on demande de lâcher prise.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To drop the grape »

Equivalent : « To get off somebody’s back »

En faire tout un fromage

en faire tout un fromage

Définition :

Faire toute une histoire pour pas grand-chose.
Grossir à l’extrême une difficulté.

Origine :

Cette expression date du XXe siècle.
En partant de pas grand-chose (du lait) on peut arriver à obtenir quelque chose de très élaboré, nécessitant un savoir-faire certain (le fromage).
Peut-être que quelqu’un qui a tendance à faire toute une histoire en partant de peu, pourrait être un excellent maître fromager ?

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To make it a whole cheese »

Equivalent : « To make a mountain out of a molehill » ou « To create a storm in a tea cup »

Mettre son grain de sel

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Définition :

S’immiscer, en général mal à propos, dans une une conversation ou une affaire.

Origine :

Expression récente du XXe siècle, elle viendrait d’une traduction du latin ‘cum grano salis’ qui signifiait « avec un grain de sel ».

Ici, le ‘grain de sel’ doit être compris comme une ‘contribuction active’ mais peu souhaitée, sans que l’origine du sens négatif ou péjoratif ne soit connu.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To put ones grain of salt »

Equivalent : « To stick ones oar in »

Marcher sur des oeufs

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Définition :

Ne pas être rassuré, agir avec précaution.

Origine :

Expression très imagée qui fait référence à la démarche peu sûre que l’on adopterait si l’on devait marcher sur des oeufs par peur de les casser. Expression très largement utilisée dans le langage courant et qui retranscrit parfaitement le sentiment d’insécurité que l’on ressent.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To walk on eggs »

Equivalent : « To tread on eggshells »

 

Se fendre la poire

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Définition :

Rire aux éclats.

Origine :

Peut-être vous souvenez-vous avoir vu cette fameuse caricature, faite par Charles Philipon en 1832, qui représentait la tête de Louis-Philippe avec la forme d’une poire ?
C’est probablement de cette période que date un des sens argotiques de ‘poire’ qui, dans notre cas, signifie ‘tête’ ou ‘visage’.

Or, pour peu que vous soyez un peu observateur, vous aurez remarqué que, lorsque quelqu’un rit aux éclats, son visage est très largement et néanmoins horizontalement fendu par sa bouche grande ouverte.
Il n’en a pas fallu plus pour que naisse notre expression.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To break one’s pear »

Equivalent : « To bust a gut » ou « To laugh one’s head off » ou « ROFLMAO: rolling on the floor laughing my ass off »

À l’eau de rose

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Définition :

Mièvre, fade, insipide, sentimental (en parlant généralement d’une oeuvre comme un livre ou un film).

Origine :

Qui n’a pas lu un livre de la collection Harlequin ne sait pas forcément ce qu’est un véritable roman à l’eau de rose, rempli de clichés, de situations sans réelle surprise ou de sentiments très conventionnels.

L’eau de rose, d’abord nommée « eau rose » au XVe siècle, puis « eau de rose » au XVIe, s’obtient en distillant des pétales de rose ; c’est donc un distillat de rose.

Alain Rey situe l’apparition probable de l’expression vers la fin du XIXe siècle, mais on trouve plusieurs ouvrages qui l’emploient vers le début du même siècle (en 1826 ou 1833, par exemple) ; et Claude Duneton la localise même dès la fin du XVIIIe dans une pièce d’un certain Dumoncel intitulée « L’intérieur des comités révolutionnaires ».
Cela dit, sous la forme « à l’eau rose » ou également « à l’eau rosé », elle est plus ancienne puisqu’on la trouvait déjà chez Voltaire en 1759.

En tous cas, rares sont les auteurs les plus connus du XIXe a l’avoir utilisée, peut-être parce qu’elle était considérée comme trop familière.
Quant à savoir pourquoi l’eau de rose est devenue un symbole de mièvrerie, on suppose que c’est simplement parce la couleur rose était associée à la féminité, donc indirectement aux bons sentiments, avec une connotation péjorative.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « Rose water like »

Equivalent : « Rose-colored » ou « Mushy » ou « Schmaltzy » ou « Novelettish »

Raconter des salades

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Définition :

Raconter des mensonges.

Origine :

Une salade est un assemblage d’ingrédients divers qui se marient bien entre eux pour donner un mélange facile et agréable à avaler.

Lorsqu’on veut faire avaler un mensonge, ou raconter des salades, expression du XIXe siècle, il suffit de mélanger un peu d’humour, des excuses imaginées, un peu de vrai et de faux et de l’assaisonner d’un ton convaincant pour que la chose ait des chances de passer.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To tell salads to someone »

Equivalent : « To spin a yarn » ou « To tell a tall tale » ou « To tell Texan tales »

Vouloir le beurre, l’argent du beurre (et l’cul d’la crémière)

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Définition :

Tout vouloir, sans contrepartie. Vouloir gagner sur tous les plans.

Origine :

L’usage de cette expression de la fin du XIXe siècle.
Le bon sens paysan veut qu’on ne puisse pas, honnêtement, vendre le beurre qu’on vient de fabriquer, en garder l’argent, mais garder aussi le beurre, histoire de pouvoir le revendre encore et encore.

Vouloir toujours tout garder à soi, vouloir tout gagner sans rien laisser aux autres, c’est vouloir le beurre et l’argent du beurre.

Source

‘Le cul de la crémière’, c’est le bonus et ça relève du langage familier, bien sûr.

Traduction en anglais :

Littérale : « To want the butter and the butter’s money too. » (and the milk lady’s ass)

Equivalent : « To have one’s bread and eat it » ou « Have your cake and eat it, too » ou « To want to have your cake and eat it »

Avoir du pain sur la planche

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Définition :

Avoir beaucoup de choses à faire.

Origine :

Si, de nos jours, « avoir du pain sur la planche » signifie avoir beaucoup de tâches fastidieuses à accomplir, le sens de cette expression était bien différent à la fin du XIXe siècle. Cela signifiait que l’on avait assez de réserves pour affronter l’avenir. Effectivement à cette époque les paysans préparaient de grandes quantités de pain qu’ils conservaient sur une planche de bois fixée au plafond. Par la suite, l’expression a pris le sens « d’avoir de quoi vivre sans devoir travailler ». Le sens actuel « avoir du travail en réserve » semble n’être apparu qu’au début du XXe siècle. Pourtant, une autre explication plausible a déjà été formulée quant à l’origine de cette expression. Au XIXe siècle, le tribunal distribuait les rations de pain aux accusés qui devraient s’acquitter de longues peines de travaux forcés. C’est de là que viendraient les idées de longueur et de pénibilité formulées dans cette expression.
Une autre hypothèse se base sur l’expression ait été « du pin sur la planche » et fasse référence au menuisier travaillant une planche de pin.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « To have bread on the cutting board »

Equivalent : « To be snowed under with work » ou « To have a lot on one’s plate »

Les murs ont des oreilles

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Définition :

Une conversation privée risque d’être entendue.

Origine :

Cette expression est apparue vers 1622 sous la forme « les murailles ont des oreilles ». En 1627, les « murailles » ont été remplacées par des « parois » pour en arriver à la forme actuelle vers 1690. Elle signifie qu’une conversation risque d’être entendue et de causer des ennuis à ses auteurs. Il s’agit alors de donner le sens de l’ouïe à des pierres, ce qui est tout à fait extravagant. Cependant, on utilise également cette expression dans un sens plus figuré lorsque deux personnes discutent en privé, mais avec des gens autour d’eux.

Source

Traduction en anglais :

Littérale : « Walls have ears »

Equivalent : « Walls have ears »